Le premier tiers débute et Rouen se crée déjà deux occasions avec, sur la première, un palet mal dégagé par la défense strasbourgeoise et la deuxième très bien sauvée du bout de la jambière par Hiadlovsky, actuel gardien titulaire indiscutable dans la cage strasbourgeoise. Les Alsaciens répondent dans la foulée mais Lhenry, responsable ce soir du coffre-fort normand, stoppe lui aussi très bien le premier tir des visiteurs.
| Photographe : Pascal Longuemare | | Le jeu est déjà très physique et les deux équipes essayent d’imposer leur rythme avec un début de match qui fait preuve de beaucoup d’intensité.
Les Dragons apportent de nouveau le danger sur la cage adverse, suite à plusieurs frappes dont la plus nette est amenée par Thinel.
Les Rouennais se retrouvent en supériorité par deux fois mais, malgré un nombre d’occasions important, Hiadlovsky veille et empêche les Dragons de déjà entrevoir la lumière de Bercy.
Thinel, très en verve ce soir, zigzague de nouveau dans la défense alsacienne et fait une passe en retrait bien arrêtée par le portier strasbourgeois.
Les Dragons cherchent toujours la faille et repartent en attaque par l’intermédiaire de Desrosiers qui fait une superbe remontée en déposant ses défenseurs, celui-ci la transmet à Mallette qui décale un Manavian à la finition et donne l’avantage à son équipe en cette fin de tiers (1-0 à 18’13).
Les deux camps gardent le même rythme et Strasbourg manque d’égaliser dans la foulée mais laisse de nouveau une brèche en défense pour des Rouennais qui ratent le dernier geste face à la cage alsacienne.
Les acteurs rentrent aux vestiaires sur cette courte avance des locaux qui laisse présager un deuxième tiers très disputé.
Rouen revient pour ce deuxième tiers en infériorité et les Alsaciens, installés dans le camp rouennais, en profitent pour apporter le danger sur la cage de Lhenry avec un premier slapshot bien détourné par Kuuluvainen qui ne manque de tromper la vigilance du gardien normand.
Une seconde action dangereuse se présente avec Lhenry qui plonge et laisse sa cage vide face une attaque de l’Étoile noire qui manque le coche.
| Photographe : Pascal Longuemare | | Les locaux se retrouvent une nouvelle fois en infériorité et l’attaque strasbourgeoise lance de nouvelles salves en direction de Lhenry qui est très bien rentré dans son match.
Rouen revient à égalité numérique et c’est Élomo et Rech qui poussent l’attaque normande qui ne parvient toujours pas à creuser l’écart. C’est sans compter sur Mallette qui contrôle seul le palet à gauche de la cage alsacienne, le capitaine des Dragons feinte du regard mais envoie le palet dans la lucarne de Hiadlovsky qui ne peut rien faire et voit les Dragons s’envoler (2-0 à 29’14).
Les Normands ne se relâchent pas et c’est au tour de Mulle de se retrouver seul face à la cage adverse mais bute sur le portier alsacien.
Strasbourg essaye de renverser la vapeur dans un match avec beaucoup de tension et c’est alors que l’attaquant strasbourgeois ne stoppe pas sa course suite à cette nouvelle incursion dans le camp normand. Les esprits s’échauffent et les arbitres séparent les acteurs. Les deux équipes se voient infliger trois pénalités chacune. La prison bien remplie et le calme revenu, Lhenry relance en direction de Mallette, le capitaine des Dragons fait une passe en profondeur en direction de Paré se retrouvant seul face à Hiadlovsky qui freine le palet mais ne peut l’empêcher de rentrer (3-0 à 33’12).
L’ambiance monte du côté des supporters rouennais qui entrevoient plus que jamais la finale mais tremblent sur la nouvelle contre-attaque strasbourgeoise très bien stoppée par un Lhenry impassible et robuste ce soir.
Les attaquants rouennais, en confiance, accélèrent et Desrosiers, accompagné d’Elomo bien esseulé, manque de sceller la qualification mais cette nouvelle occasion, très bien avortée par la défense alsacienne, permet à l’Étoile Noire de rester encore dans le match et d’espérer car, suite à un nouveau slapshot de Marcos après une passe de Correia, Cruchandeau récupère sur le rebond et réduit la marque au tableau d’affichage (3-1 à 38’07).
La sonnerie retentit et les deux camps se séparent sur ce deuxième tiers agrémenté de nombreux rebondissements et avec des Strasbourgeois qui ne se laissent pas abattre.
Troisième et dernier tiers, les Rouennais reviennent en infériorité sur le glaçon et laissent une nouvelle opportunité à l’Étoile Noire de réduire le score.
Les défenseurs normands, bien en place, repoussent plusieurs incursions des Strasbourgeois qui voient les deux pénalités rouennaises se consumer l’une après l’autre.
Le palet va d’un camp à l’autre et Rech, en cavalier seul, se joue de deux défenseurs alsaciens et ne manque pas de finir le travail tout seul face à la cage adverse.
| Photographe : Pascal Longuemare | | Strasbourg est de nouveau à l’attaque et contrôle le palet dans le camp des Dragons qui repoussent une nouvelle fois l’assaut alsacien. Le palet se dirige tout droit vers les cages de Hiadlovsky qui se jette dessus et voit Elomo arriver au même moment et s’arrêter de peu devant lui. Il n’en faut pas plus pour que les esprits montent de nouveau en température et que les deux joueurs ne se répondent mais c’est le Rouennais qui sera sanctionné et qui terminera le match en prison.
Les Dragons imperturbables, font une nouvelle fos tourner le palet par l'intermédiaire de Santala et Desrosiers et, pour la deuxième fois de la soirée, Manavian d'un superbe slapshot, ahuste Hiadlovsky et valide pratiquement la qualification pour son équipe (4-1 à 56'21).
En cette fin de match, les Strasbourgeois tentent encore d’attaquer mais les Dragons, sereins, récupèrent et temporisent jusqu’à la dernière minute.
Les Rouennais rejoignent donc les Ducs de Dijon et iront donc une nouvelle fois à Bercy disputer cette coupe pour tenter de la conserver une deuxième année de suite tandis que les Strasbourgeois butent une nouvelle fois sur la dernière marche et n’ont plus que le championnat pour espérer enfin glaner un titre.
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