C'est le Petit Poucet valentinois, 7è de la saison régulière, qui affronte le roi (Lyon), premier de la D2 qui l'a devancé de 13 points au classement. Ce Petit Poucet n’a pas semé beaucoup de cailloux en saison régulière, ne marquant qu'un seul but pour 5 encaissés en 2 rencontres ... Le voilà en demi-finale de ce championnat et il rêve encore …
Arbitres : B. Scolari et D. Tchekachev assistés de A. Donat-Magnin et Johan Kirschenbaum
Buts : Lyon : 03:45 Flavien Fondadouze ; 09:19 Enzo Baravaglio (ass Deni Elabiyev et Rocco Andreacchi) ; 31:01 Flavien Fondadouze ; 36:20 Lucas Chautant (ass Rocco Andreacchi et Enzo Baravaglio) Valence : ; 29:23 Dmitri Dudkin (ass Nikita Kliuev et Alexei Baskov) ; 30:04 Alexei Baskov (ass Nikita Kliuev et Dmitri Dudkin) ; 35:52 Jules Plenet (ass Otto Pitkanen et Sahrane Zinger)
Pénalités
4 minutes contre Lyon
6 minutes contre Valence
Lyon prend l'avantage logiquement mais opportunémant
Lyon prend immédiatement le contrôle du match. La première occasion dangereuse du match est lyonnaise, Clément Guennelon intercepte une mauvaise relance et don tir finit dans la mitaine de Blanc. Lyon continue à bien faire circuler le palet. Flavien Fondalouze gagne son duel dans le coin, s'approche de la cage et glisse la rondelle entre la botte de Blanc et le poteau (03’45 ; 1-0).
Les Lions continuent à monopoliser la rondelle et c'est seulement à la cinquième minute de la rencontre que Maxence Bortino, en contre, expédie le premier tir dangereux valentinois dans la botte du gardien formé à Lyon Clément Ginier.
Lyon crée de belles combinaisons en zone offensive, presse son adversaire et Fondalouze manque de doubler la mise avant un plongeon au dessus de Blanc. Le match est à sens unique, les valentinois sont dominés comme rarement ils l'ont étés. Andreacchi passe en retrait à Deni Elabiev qui lance à la cage, Enzo Baravaglio plonge à son tour pour ne pas intercepter le palet mais le détourne sans que Blanc ne puisse réagir (09’19 ; 2-0).
Il faudra attendre la moitié du tiers pour voir le deuxième tir sérieux de Valence.
Le finlandais de Lyon Varjosaari traverse la patinoire et place un tir bien détourné par Blanc. C'est un autre finlandais, Otto Pitkanen, qui riposte pour Bortino sans le slot qui est bousculé à la limite de la régularité par Ranel Vafin, Ginier s'interpose et c'est Bortino qui finit au fond des filets.
En revanche une minute plus tard, Sam Riffard prendra la première pénalité du match. La supériorité lyonnaise se terminera sans que Blanc n'ai eu à intervenir. Valence domine la deuxième période pendant 10 minutes de folie
La seconde période démarre différemment. Valence à gagné le face off, presse et pousse les lyonnais à faire 2 dégagements interdits dès les premières minutes. Elabiev lance de la bleue mais Blanc écarte le danger d'un coup de flipper de la botte.
La première pénalité lyonnaise est concédée par William Lamothe. Les unités spéciales drômoises se montrent plus entreprenantes que leurs rivales, et mettront autant de lancers sur Ginier que sur tout le premier tiers … A présent, les débats sont équilibrés sur la glace comme dans les tribunes d’ailleurs : les "Aux armes nous sommes valentinois" répondent aux harangues des gones.
A mi-tiers, Elabiev en dernier défenseur fait trébucher Baskov, le jeu continue (...). Le meilleur pointeur des défenseur des play-offs, l’expérimenté Slavomir Tomko récupère, relance fans les patins de Baskov qui contrôle passe à Kluyev qui écarte sur Dudkin libre de tout marquage qui peut dribbler Ginier sous les yeux du Kop valentinois en fusion (29’23 ; 2-1).
"Qui ne saute pas n'est pas un Lynx" chante la centaine de drômois. Sur l'engagement, Dudkin tente d'inviter, à sa manière c'est-à-dire par-dessus la balustrade, Guénnelon à retourner au banc. Ses coéquipiers ne sont pas de cet avis et remettent le lion à sa place, c'est-à-dire dans l'arène, disons sur la glace. Valence récupère le palet dans sa zone, Arnaud Lazzaroni remonte le palet, distribue sur Dudkin, pour Kluyev qui sert Aleksei Baskov qui nous place son « bazoukov « entre le jambes de Lamothe et de Ginier pour une égalisation avec la manière (30’04 ; 2-2).
La pression monte, "ici c'est Lyon" clament les Gones. Dans la minute qui suit, l'engagement en zone défensive valentinoise est gagné par Kluyev qui casse sa crosse. Le palet mal est dégagé parvient à Benjamin Robert qui part au but, décoche un tir puissant sur Blanc qui repousse, et Fondalouze, laissé seul, est tout heureux d'inscrire son 2è but de la soirée. (31'01 ; 2-3)
Sur la mise en jeu, une maladresse entre Blanc et Zinger redonne la rondelle à Ervan Andraud qui décoche un slap mais Blanc reste dans son match et repousse et maintient Valence debout. Les Lions assiègent à nouveau la cage drômoise, Andraud va une nouvelle fois lancer à la cage mais Blanc arrête encore. Au tour de Tomko puis Andreacchi de trouver le portier de Lynx sur leur route. Peu après, Zinger transmet à Pitkanen qui traverse la glace côté droit, lance sur Ginier qui repousse et Jules Plenet égalise à nouveau (35’52 ; 3-3).
Riposte lyonnaise immédiate par Baravaglio, en zone d'attaque, qui adresse une transversale à Andreacchi pour le meilleur pointeur lyonnais Chautant tout seul qui fusille Blanc à bout portant (36’20 ; 4-3)
Depuis la fin du premier tiers, l'équipe valentinoise est privée d'Alexis Pelisse touché à l'épaule. Parti se faire soigner au vestiair, le plus capé des valentinois qui compte une vingtaine de saisons en équipe première fait encore preuve d'exemplarité en remontant sur le glaçon. Il manquera de peu l'occasion d'égaliser sur une passe de Lazzaroni interceptée par Ginier. Dans les dernières minutes, Valence continue à pousser, la passe de Pitkanen à Bortino, fauché sous les yeux d'un arbitre par Andreacchi ne donnera rien. Le tiers se terminera sur un "faire trébucher" d’Elabiev sur Bortino sous les yeux de l'arbitre qui sifflera … la fin du tiers.
Les deux équipes font jeu égal
Le tiers commence par 2 minutes contre Valence qui ne donneront rien.
Les deux équipes font jeu égal même si les supporters lyonnais se voient déjà en D1. Il ne se passe pas grand-chose si ce n'est la belle échappée de Miska Varjosaari qui se présente seul devant Blanc qui fait un arrêt bouclier de grande classe.
Une interférence sans gravité de Zinger sur Fondadouze en l'absence de palet lui vaudra 2'. Blanc sera sauvé par son poteau sur un tir de Vafin. Les Lions veulent dévorer le Lynx, la bataille fait rage, mais ils n'y parviendront pas, si ce n'est un échange franco-russe "cordial mais franc" entre Baskov et M. Scolari sans conséquences ce soir. Nans Blanc réussit à rester dans sa bulle et détournera ce gros slap d’ Elabiev, puis nous sortira un triple arrêt façon billard sur William Lamothe. Cette nouvelle pénalité ne donnera rien. Valence sortira le gardien, jettera le tout pour le tout, n'obtiendra qu'une pénalité à … ' secondes de la fin
C'est un derby rhodanien est inédit à ce niveau entre ces 2 clubs distants de 100 km. Il a rassemblé près de 2900 spectateurs et s'est déroulé dans un très bon état d'esprit, sur la glace comme dans les tribunes.
Lyon est sur sa feuille de route vers la D1 : favorite de la rencontre, elle l'emporte sur sa glace grâce à un court avantage de 2 buts acquis dans les dix premières minutes du match. L'équipe de Damien Raux dispute sa deuxième demi-finale en 2 ans, année de son ascension en Division 2. Elle a su résister aux 2 égalisations valentinoises grâce à son expérience.
Valence n'a jamais joué à ce niveau d'un championnat depuis sa création. Le Lynx luttaient, encore l'an dernier, pour éviter la relégation. Ils auront offert une belle résistance prouvant, si besoin était, que l'élimination des Français Volants (2è de la poule A) en 1/8è de Toulouse (3è de la poule B) en quart n'est pas du au hasard. Sur ce match, Valence a encore élevé son niveau pour rivaliser d'égal à égal avec son adversaire pendant deux tiers. Il y a fort à penser que cette équipe en plein devenir va encore hausser son jeu dans cette compétition.