Toulouse a terminé la saison régulière à la 3ème place de la poule B, avec 4 points d’avance sur les Lynx, 7èmes. L’équipe du canadien Eddy Martin-Wahlen est également troisième au classement des pénalités …
Les 2 victoires valentinoises en saison régulière sont à oublier ici car le contexte de cette double, voire triple confrontation pour une place en demi finale est différent : un des 2 protagonistes sera autorisé à partir en vacances en cas de défaite.
Arbitres : Sébastien Geoffroy et Benjamin Scolari assisté d'Alexandre Donat-Magnin et Sueva Torribio-Rousselin
Buts : Valence : 11:23 Alexei Baskov (ass Arnaud Lazzaroni et Dmitri Dudkin) ; 29:57 Dmitri Dudkin (ass Alexei Baskov) ; 46:45 Jules Plenet (ass Valentin Clément et Alexis Pelisse) ; 55:06 Nikita Kliuev (ass Arnaud Lazzaroni et Alexei Baskov) Toulouse-Blagnac : ; 27:56 Zach Shankar ; 4:12 Ugo Boccassini (ass Pablo Sudor et Pierre Byé) ; 52:28 André Menard (ass Clément Blaser) ; 64:26 Pablo Sudor (ass Evan Chappa et Pierre Byé) ; 8:27 Quentin Borg (ass Valentin Audisio et Camille Mutte)
Pénalités
4 minutes contre Valence
14 minutes contre Toulouse-Blagnac
Toulouse prend de suite l'avantage
Le début de match est en faveur des Toulousains, à leur crédit la première action dangereuse du match : sur un palet perdu dans la zone défensive valentinoise, Camille Mutte décoche un tir à mi hauteur qui ricoche sur la mitaine de Nans Blanc, tout heureux de le voir détourné hors de sa cage. Quentin Borg et Valentin Audisio travaillent dans le coin pour récupérer le palet qui servent Mutte à la bleue pour un slap contrôlé en 2 temps par Blanc. Toulouse maintient le pressing sur la cage de Blanc, gagne ses duels et adresse un nouveau lancer par Gaétan Portier. Les Valentinois sont surpris et leur jeu devient fébrile.
Les Toulousains commencent à peser physiquement jusqu’à ce que Pierre Bye détourne le palet pour Pablo Sudor qui rentre en zone, gagne son duel à la bleue, pivote, tente une diagonale pour personne, une crosse valentinoise la détourne pour Ugo Boccassini laissé seul qui n'a plus qu'à placer le palet au dessus de la mitaine de Blanc qui ne le sera pas ce soir, pour l'ouverture du score (4:12 ; 0-1).
4 minutes plus tard, Valentin Audisio intercepte une remontée de palet valentinoise mal inspirée, Camille Mutte lui remet, Audisio d'échappe sur l'aile droite, tire en angle fermé sur la botte de Blanc qui renvoie sur le gant de Quentin Borg qui nous fait une jolie « feuille morte » qui finit entre le dos du gardien et la barre transversale pour un doublement du score "casquette" (8 :27 ; 0-2).
La réaction valentinoise arrive à la mi-tiers sur une première pénalité toulousaine concédée par Bocassini. Dmitrii Dudkin glisse la rondelle entre les jambes d'un défenseur adverse à Arnaud Lazzaroni qui sert Aleksei Baskov qui perfore les filets toulousains (11 :23 ; 1-2)
La réduction du score redonne des couleurs à Valence et Toulouse commence son « jeu défensif sans palet » comme cette charge avec la crosse de Bocassini sur Dudkin non sanctionnée. Le tiers se terminera sur une nouvelle supériorité numérique valentinoise suite à un « découpage » en règle et en pleine zone offensive de Maxime Foulon sur Nikita Klyuev. Valence stabilise l’écart
Valence prend tout de suite les choses en main et propose de belles phases de jeu. Les Toulousains répondent par un pressing très haut, y compris en infériorité numérique. A la sortie de la 3èmeinfériorité toulousaine, le canadien Zach Shankar, deuxième défenseur de la poule en nombre de buts marqués en saison régulière, part en contre, bénéficie d’une faute de patinage drômoise, se retrouve en 1 contre 0 et glisse le palet entre les bottes de Blanc pour un but plein d’opportunisme (27 :56 ; 1-3).
Revoilà les Belougas à 2 longueurs des Lynx mais pas pour longtemps : 2 minutes plus tard, Baskov nous refait le coup du slap, celui-là est contré par la défensive toulousaine, Dudkin récupère et fusille Xavier Bolduc (29 :57 ; 2-3)
C’est au tour de Flaury Bermond qui n’a pas apprécié le grigri de Baskov de se retrouver au frais pour 2 minutes, Bolduc fait bonne garde.
Dans une ambiance surchauffée et parfois attisée par les fautes toulousaines non sifflées, les deux équipes produisent un jeu très beau à voir et se neutralisent. Valence arrache les prolongations
La partie reprend sur le même rapport de force. Bermond fait sa 2ème faute personnelle consécutive en mettant un tacle glissé sur Sam Riffard qui filait à la cage
Valence prend confiance et installe à présent son jeu, fait le tour de la cage toulousaine quand le plus ancien titulaire des Lynx, Alexis Pelisse lance à la cage, son capitaine Valentin Clément dévie pour Jules Plenet qui égalise (46-45 ; 3-3).
On se serait cru au 6èmebut de la semaine dernière, mais ce soir, l’adversaire n’est pas le même et les Lynx reviennent à égalité pour la première fois depuis la 4ème minute. Nous entrons dans le « money time » et le public ne s’y trompe pas et font un boucan d’enfer.
Les 2 équipes savent que le match peut basculer et se répondent par dégagements interdits interposés … Toulouse continue à appliquer son « jeu défensif sans palet » et Boccassini et Foulon, les 2 premiers Toulousains pris par la patrouille, s’offrent un« sandwich au Klyuev » non sanctionné.
Quelques minutes plus tard, une action magnifique de Shankar qui efface 2 Valentinois, laisse à Clément Blaser qui sert Ménard qui expédie un missile sous la barre de Blanc (53:28, 3-4).
Peu après, sur une nouvelle pénalité toulousaine la bataille fait rage devant la cage visiteuse. L'unité spéciale valentinoise accule les Bélougas dans leurs derniers retranchements, Ménard casse sa crosse sur la jambière de Dudkin qui ne réagit pas et la ligne remet en place sur son jeu en triangle : Dudkin à gauche, sert Lazzaroni à la pointe qui passe à Baskov à droite qui va chercher Klyuev au second poteau pour la deuxième égalisation valentinoise de la soirée (55 :06, 4-4)
Dans les 2 dernières minutes de la rencontre, c'est de nouveau Foulon (qui avait pris 5+20 lors de la saison régulière), qui met, cette fois-ci Rudi Maarni au tapis à terre d’une charge coudes en avant. Rudi restera de longues secondes immobile au sol avant que les arbitres n'arrêtent le jeu. Pendant que le médecin du match s'affaire autour de Rudi le quatuor arbitral délivre son verdict : 2 minutes à Foulon pour obstruction …
Les joueurs valentinois restent concentrés sur leur match et mettent en place leur jeu de puissance. Cette supériorité numérique ne durera que 40' avant que l’arbitre qui voit Ménard se rouler par terre à la manière d’un footballeur suite à un contact avec « l'imposant » Klyuev en milieu de glace sans palet en jeu et applique illico le tarif obstruction cette fois à Klyuev !
Il ne reste plus que 45', les 2 unités spéciales se font face, Valence qui fait le jeu, en vain, place aux prolongations. Prolongations et match pour Toulouse avec beaucoup de chance
Avec 3 prolongations dont 2 gagnées côté toulousain contre 1 prolongation perdue côté valentinois, les visiteurs sont favoris dans l'exercice, d'autant que le quatuor arbitral vient d’offrir, en fin du temps réglementaire, 20 secondes de supériorité à 4 contre 3 pour Toulouse. Les Bélougas planteront une première grosse banderille une première fois par Sudor qui échoue sur un arrêt de grande classe de Blanc. Mais dans l’action, Nans perd sa crosse, le temps pour Bye de servir Ervan Chappa qui redonne à Sudor et son tir puissant détourné par le patin d'Arnaud Lazzaroni trompe Blanc et donne la victoire finale à Toulouse. (4-5)
Et si on n’était qu’au premier tiers avant la qualification ?
Un mot quand même de l’arbitrage qui a, certes, sifflé quatre fois plus de pénalités contre Toulouse que contre Valence, mais il y avait encore de quoi siffler. En revanche en fin de rencontre, l’arbitrage fait preuve d’une fébrilité qui, à défaut de porter préjudice à une équipe, aurait pu gâcher la fête.
A Toulouse, on aime la castagne disait le poète, les joueurs, qui n’en sont pas, obtiennent ce qu’ils sont venus chercher : la victoire qui les met peut-être à mi-chemin vers une qualification.
Les Lynx se sont laissé impressionner par le jeu physique de leur adversaire en début de match mais l’équipe est montée en puissance tout au long du match. Elle n’a pas à rougir du résultat face à cette solide équipe. On a vu quelques erreurs inhabituelles de plusieurs joueurs potentiellement dues à des heures d’entrainement tardives. Le club est plus que jamais mobilisé derrière son équipe fanion à commencer par le hockey mineur qui va libérer des créneaux de glace pour que l'équipe D2 ait des horaires d'entrainement plus favorables avant d’aller à Toulouse et il faut le saluer et les en remercier.
Ce match donne à tous les supporters des Lynx le droit de rêver : et si ce match n’était que le premier tiers avant la qualification ?