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Hockey sur glace - Autour du hockey
Le Hockey, par Martin Millerioux (3e partie)
 
Dernire partie et conclusion de l'essai "Le Hockey" de Martin Millerioux
 
, Hockey Hebdo Martin Millerioux le 11/05/2020 08:00

L'article que nous vous présentons ci-dessous est un essai rédigé par Martin Millerioux, ancien joueur de Grenoble, Villard-de-Lans, Morzine-Avoriaz, Lyon et Annecy et ex-entraineur d'Annecy.
Cet essai de Martin Millérioux faisant 20 pages, nous vous le proposons en plusieurs publications.
Bien que certaines parties soient destinées aux joueurs, entraineurs ou aux parents de joueurs, il est accessible à tous et est illustré de vidéos et de liens.


LE HOCKEY - Société, Motricité, Latéralité, Prophylaxie, Travail hors glace optimal ?
par Martin Millerioux  -  3e partie
1ère partie : lien

I) Sport, quel impact sur la posture?
A) Blessures chroniques chez les hockeyeurs professionnels
B) Blessures chroniques chez les jeunes hockeyeurs
1) Le bas du dos
2) Prophylaxie lombaire et sédentarité
3) Problème aux épaules
2eme partie: lien
Il) Le pattern moteur au hockey sur glace
A) La Motricité et sa définition
B) Porter des patins n’est pas anodin
C) Ma crosse, ma précieuse
1)Le lancer du poignet
2)Le slap
D) La latéralité et sa définition.
1) Conséquences mécaniques et posturales
2) Peu d’impact sur la force
III) Étude de Gail Leclerc sur la Latéralité
A) Présentation
B) Résultats sur des joueurs de 15 à 17 ans
1) membre inférieur
2) Épaule bassin tronc
3) Posture
Cet article:
IV) Conséquences et marche à suivre
A) Perspectives
B) Comment agir ?
C) Prophylaxie
1) La réactivité des pieds et la flexion plantaire
2) Le placement du bassin kinesthésie et proprioception
3) Détendre le psoas
4) Mobilité épaule bas du dos
5) Retour expérience personnelle Slack Line
Conclusion


IV) Conséquences et marche à suivre

A) Perspectives


Ne serait-il donc pas judicieux et intéressant d’intégrer cette notion de posture dès l’entrée dans la pratique sportive ? Adopter dès l’enfance les pattern de mouvements optimaux ? Pour se faire, ne faudrait-il pas tordre le cou à l’idée d’hyperspecialisation trop précoce ?
Je vous invite à vous référer à cet article sur ce sujet (format pdf). Il en ressort que pour beaucoup de candidats, il n’y au final que peu d’élus. Après quoi courrons-nous au juste ? L’image, la réussite, la valorisation de son ego ? Ou juste aspirer à vivre pleinement ce qu’on a à vivre ?
Il faut beaucoup d’énergie pour nager à contre courant.
(Bon entendeur, L’Anticonformisme Alexandre Astier).


Nous devrions nous pencher sur les dysfonctionnements du système sportif français sur les limites du sport associatif et des dérives dans le sport professionnel.
Faudrait-il réviser ses attentes ? Je n’ai pas de problème avec tous ces questionnements.
Je vais dans le paragraphe suivant poser beaucoup de questions qui semblent selon moi des pistes intéressantes à explorer et à mettre en application sur le terrain. Est-ce que cela fera sens pour vous ? Peu importe le fond ou la forme du reste, l’importance d’une démarche ne se trouve t-elle pas dans la cohérence ? Si rien n’évolue, ça nous empêchera pas de vivre, mais si le hockey vous tient à coeur, autant essayer de
s’épanouir dans cette pratique ? Le discernement, le bon sens, la communication, l’altruisme... pourraient figurer au panthéon du sport, non ? Je vous propose une
ribambelle d’interrogations, chacun est libre de mener sa propre réflexion et d’oeuvrer à sa mise en application.
Pour plonger dans le grand bain (d’acide?) une petite blague cynique, qui m’a été rapportée à Lyon par un parent... « La meilleure équipe à entraîner ne serait-elle pas une équipe d’orphelins ? »
Conditionnement quand tu nous tiens ...

B) Comment agir ?

Je déclare ouverte la Foire aux Questions, elle sortent pêle-mêle à la Julien Cazarre (la référence stp...) « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent » Albert Einstein.
On va commencer par des questions sociétales, puis sur le fonctionnement du hockey, pour lever enfin quelques interrogations sur l’entraînement des jeunes hockeyeurs.

Pourquoi la société n’accepte t-elle plus le risque ? On nous parle de confort et de sécurité à outrance, de ce fait nous sommes conditionnés à vivre dans une illusion, dans une bulle de verre, et le moindre grain de sable semble prendre des allures disproportionnées, non ? La stratégie du choc de Naomi Klein en est une parfaite
illustration

Avez vous entendu parler du projet MK Ultra ? Pensez-vous pouvoir penser par vous-même ?
Le contrôle des mots dans 1984 d’Orwell
La société du divertissement ne prend elle pas une place prépondérante ? Pourquoi notre temps de cerveau disponible est-il la cible prioritaire de toute l’industrie du divertissement, de la téléphonie et des jeux ? Réfléchissez-y... pendant qu’on joue on ne réfléchit plus... C’est devenu la course à l’abondance, à  l’instantanéité, au « tout, tout de suite » quels impacts psychologiques et sociologiques cela engendre au plus profond de chacun individu et de facto sur la société ? L’éloge de la réflexion et de la lenteur a t-elle encore une raison d’être ? Quelle importance accordons nous à la parole ? A-t-elle encore un sens , là où règne la dictature du mail... la confiance signifie t-elle toujours quelque chose ? Le nombre de fois où, quand je travaillais, on évoquait des sujets et on prenait des décisions orales, mes dirigeants terminant toujours la discussion par cette phrase assassine : « tu me fais un mail... » Je m’en remets à la responsabilité de chacun,
Sommes-nous encore responsables ? On cherche toujours des coupables,non ? Mais nous, nous-mêmes, sommes nous responsables ? Sommes nous devenus de simples consommateurs ? Le sport n’échappant pas à la règle.
De ce fait, au hockey, dans une association, nous sommes confrontés à des adhérents ou à des  consommateurs ? Comment une association, avec des bénévoles et des salariés, peut vivre sereinement en vendant un produit étiqueté sport ? Ce paradoxe peut il subsister ad vitam eternam sans épuiser les différents acteurs ? Pourquoi y’a t-il autant de turnovers chez les entraîneurs dans les clubs de hockey ? Au printemps, la valse des chaises musicales opèrent, beaucoup d’entraîneurs migrateurs se sentent pousser des ailes. Une rondelle a fait le printemps. Comment mettre en place une politique sportive en changeant de capitaine tous les ans ? Le girouette hockey club. Avons-nous encore le temps de travail efficacement sans subir la pression incessante des instances dirigeantes ? Tout le monde donne son avis sur tout maintenant, bien ou mal ? Génération X,Y,Z ça sent la fin après non? TripAdvisor, agences de notation, mets des like, des smileys et ta gueule tu la fermes quand pour voir... Pour être un « bon entraîneur » il faut avoir un permis B et plus de 21 ans ?

Pourquoi le sportif et le développement de l’enfant passe au dernier plan ?
Faut-il continuer à recruter les enfants au hockey à partir de 4 ans? (Fidélisation éreintante? beaucoup d’énergie et de moyens humains pour quels résultats au final ?)
A partir de 5 ans, oui pourquoi pas ? Mais d’une autre manière, non ?
Pourquoi ne pas revenir à ce qui se faisait il y a 20 ans? C’est à dire mutualiser les ressources avec le patinage artistique ?
Pourquoi ne mettons nous pas les entraîneurs les plus compétents à la base de la pyramide ? (Oui il faut payer, et ça rapporte pas tout de suite, je le conçois )
A raison d’une à 2 séances de patinage par semaine ?
Les séances se dérouleraient sans équipement, sans casque, sans crosse? Pour diminuer les effets de latéralité, et appréhender le risque notamment ?
En supplément, un peu de maniement avec la crosse pourra être réalisé en dehors de la glace lors de la deuxième année de la prise de licence ?
Au quotidien les enfants devraient développer leur motricité globale et fine (jeux, école, d’autres sports) ?
Je préconiserais notamment des cours de motricité globale pour les enfants : travail d’équilibre, de pieds, posture, coopération, travail émotionnel.
Les enfants ne doivent ils pas également découvrir d’autres activités qui font appel à des patrons moteurs différents? ( musique pour le rythme et la motricité fine, natation, escalade...)
De plus, la partie de la saison sur la glace ne devrait pas accéder 8 mois avant 12,13 ans (Septembre-Avril) ? et être entrecoupée de pauses hockey durant les vacances scolaires ? Ne serait-ce pas le moment idéal pour pratiquer d’autres activités sportives ? (ski, skate, surf notamment)
Travailler le maniement pendant le confinement, c’est bien, mais est-ce pertinent ? Ou révélateur du manque d’ouverture d’esprit et de l’incapacité à s’ouvrir à d’autres approches ? Ne faudrait-il pas sortir intégralement des schémas moteurs spécifiques au hockey sur glace en hors saison ?
Pourrions-nous proposer des licences multi-activités dans les associations ? (Patinage, escalade, patinage athlétisme...) Faire des licences multisports en mutualisant les ressources des clubs? L’éducation nationale pourrait-elle être un excellent moyen d’offrir une diversification d’offres si les contenus étaient plus pragmatiques et moins régis par les têtes pensantes etatiques ? Seules des structures privées d’entraînement pourraient palier à ce manque ? Pourquoi a-t-il fleuri des structures privées pour entraîner les gardiens ? Les joueurs ne pourraient ils pas en bénéficier ?
La gestion des téléphones portables et des réseaux sociaux ne devrait-elle pas être centrale dans l’éducation des enfants?
On a pu constater des effets bénéfiques avec Franck Murgier, à Annecy, dans le comportement des jeunes hockeyeurs privés de leur téléphone dans les vestiaires notamment. (coopération accrue, bienveillance, ponctualité, meilleure attention) Il faut juste surmonter les rares oppositions de certains parents. Mais n’est-ce pas à nous, les éducateurs, de poser le cadre? A nous, de valoriser les gestes forts de nos jeunes en les félicitants de conserver le palet, de faire un back check, de bloquer un lancer, de donner une bonne première passe? Pourquoi devons nous cesser d’encenser ou de porter aux nues un enfant qui comme toto a mis un coup du chapeau en U11? Nous pouvons le féliciter mais arrêtons de vouloir classer sur une échelle de réussite toutes les actions. Il faut de tout pour faire une équipe? Après je conçois que la société mette en avant les buteurs, l’individu avant le collectif. N’est ce pas un message sournois et destructeur pour la construction d’un enfant? Une image galvaudée de la réussite, qui indéniablement conduira l’enfant à la déception? Oui il faut un Messi, capable de faire gagner un match sur un exploit, mais sans Iniesta, Xavi, Puyol... aurait il gagné quelque chose?... Qu’a t-il gagné avec l’Argentine... à méditer... ça n’enlève en rien son génie footbalistique.
Quittons le gazon, pour revenir à la glace. Qui a déjà lu le règlement du hockey sur glace de la fédération ?
Pourquoi les PES ont le droit de recruter ? Pourquoi il n’y a pas d’indemnités de formation en rapport avec le nombre d’années passées en club ? Ça inciterait peut être les clubs à revoir leur politique de formation ? A partir de quel âge on considère avoir formé un hockeyeur ? Quand je vois certains clubs se pavaner en se targuant d’être les meilleurs clubs formateurs, demandez-vous d’où viennent ces joueurs ? Pourquoi vouloir tirer la couverture à vous ? Et la part de l’athlète dans sa propre réussite ? Vous faites du bon travail je le conçois mais chacun met sa pierre à l’édifice, non ?
Il en va de soi que les futurs athlètes doivent être responsables car eux seuls ont en eux la capacité de se donner les moyens pour réussir; tous les éducateurs (au risque d’en décevoir certains...) ne sont-ils pas que des exhausteurs de talent, des exaltateurs d’une denrée précieuse, au risque parfois d’en faire un ersatz?
« Ne te compare à rien ni à personne, tout être est unique ». Raoul Vaneigem La lettre à mes enfants et aux enfants du monde à venir (2012).
Je reviendrai dans un autre essai sur la reconstruction des championnats jeunes et sur le fonctionnement du hockey professionnel, allez juste quelques dernières questions avant de revenir aux bases...
Quand nous voyons ce tableau et celui-ci, nous voyons que nous luttons avec la Hongrie, l’Ukraine, la Pologne, la Slovénie chez les moins de 20 ans... Le niveau global a t il augmenté ? Avons nous progressé ? Ou les concurrents ont progressé plus vite que nous ? La Ligue Magnus est-elle viable ? Le niveau a t il augmenté intrinsèquement ? Le niveau de la Ligue Magnus est-il monté dans la hiérarchies des ligues européennes ?

Pour revenir au développement des jeunes hockeyeurs, une des idées serait de mettre à disposition, pour nos petits bricoleurs en herbe, un éventail d’outils plus variés et plus précis, afin de répondre à un problème donné d’une manière optimale.

« Dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut, mais on est toujours responsable de ce que l’on est. » Jean-Paul Sartre.

Tentons désormais d’aborder quelques pistes prophylactiques pour les jeunes hockeyeurs pour être un peu plus factuel.

C) Prophylaxie à mettre en oeuvre pour les hockeyeurs

Le corps humain est d’une richesse insoupçonnée et insoupçonnable, il serait donc réducteur de traiter une seule composante. Néanmoins, Le rythme biomecanique fondamental semble constituer un axe de travail pertinent chez les jeunes hockeyeurs.

Ainsi j’aimerais articuler mon travail autour des 4 composantes suivantes:
  • La réactivité des pieds , la flexion plantaire et la pose de pied.
  • Le placement du bassin, (kinesthésie et proprioception).
  • Détendre le psoas (et les muscles fléchisseurs de la hanche)
  • La mobilité bas du dos, des épaules et relâchement du diaphragme
1) La réactivité des pieds , la flexion plantaire et la pose de pied.

Comme nous avons pu le voir précédemment, les pieds dans les patins ne peuvent entreprendre une flexion complète du fait de la rigidité de la bottine du patin. Il est intéressant de rappeler qu’en étant bipède, les pieds sont la seule partie du corps humain à être au contact du sol lors de nos déplacements. N’est il pas judicieux de les renforcer pour optimiser notre locomotion? Pourquoi les Formule 1 ne roulent elle pas avec des
galettes ou des roues de secours?
L’idéal est de travailler, si le sol le permet, pieds nus dès le plus jeune âge. Des exercices de musculation et de renforcement des pieds sont à préconiser. Je dispose de nombreux jeux ludiques accessibles dès le plus jeune âge puis des exercices de renforcement.



On peut également coupler ces exercices avec des échelles de rythme pour travailler en plus la coordination, le rythme. Et ne pas négliger non plus tous les sauts :


Enfin, un sport extraordinaire comme la Slack Line permet également de renforcer les pieds et semble être un excellent moyen d’appréhender notre deuxième point clef...

b) Le placement du bassin (proprioception et kinesthésie)

Le patron moteur du patinage induit une anteversion du bassin chez une grande partie des hockeyeurs dès le plus jeune âge, à cause notamment d’une absence de flexion plantaire et de fléchisseurs de hanche trop puissants et trop raccourcis. Avant d’entreprendre quelque exercice de renforcement musculaire que ce soit, il semble indispensable de situer son bassin, de l’isoler et de pouvoir le contrôler afin de le placer en position adéquate. Des exercices d’anteversion et de rétroversion, des postures de yoga (chat, tigre, chien tête en bas ) paraissent être une étape essentielle pour avoir conscience de son bassin. On aura le loisir ensuite de proposer des exercices de renforcement de la ceinture pelvienne et des muscles profonds (multifidi) du dos. Puis un travail avec des charges. Au vue de mon expérience personnelle et de mon vécu, j’ai découvert un sport sollicitant les muscles profonds, la kinesthésie, la proprioception, le placement du bassin, la tenue du tronc et de la tête, il s’agit de la Slack Line.
C’est le sport postural par excellence, qui permet de travailler également l’aspect mental et émotionnel. Ce sport me fascine et il y’aurait tant à dire et à faire à ce sujet , pour ceux qui veulent approfondir le sujet il existe notamment cette étude couplant la slackline et l’hypoxie
Les arts du cirque incluant notamment le rolla bolla sont à envisager. Vous trouverez ci après un chapitre évoquant la slack Line et son intérêt pour le développement global chez un hockeyeur à tout âge.

3)Le psoas iliaque (ou ilio psoas)


Un travail d’étirement et de relâchement de ces muscles est à envisager dès le plus jeune âge. Des exercices de kiné stretching doivent être dispensés pour palier au raccourcissement de ces muscles, responsables en partie de l’anteversion du bassin et des lordoses lombaires. On l’appelle également « le muscle de l’âme » et chose qui peut être importante, c’est le seul muscle à relier les jambes et la colonne vertébrale. Et quid de ce surnom affublé « muscle poubelle »... des éléments de controverse ici

4) Mobilité du bas du dos, épaules et relâchement du diaphragme

Des exercices de mobilité articulaire ou de mobilisation intégrale optimale (MIO cf Mariano CPA) devraient permettre de contre balancer le déficit de mouvement du bas du dos chez les hockeyeurs. On devrait également appliquer ce genre de travail sur les épaules pour corriger une antériorité favorisée par le port de la crosse. Le rôle de la respiration et du relâchement du diaphragme semble également être prépondérante pour
rétablir une équilibre postural optimal. La Slack Line encore elle, permettrait de travailler sur ces différents aspects, et favoriserait le sujet à adopter une posture tendant vers le modèle d’excellence.

5) Retour d’expérience personnelle sur la Slackline

Une partie un peu moins subjective, puisqu’elle relate de ma propre expérience. Ai-je assez de recul et d’objectivité sur mon propre vécu ? Ceci étant dit je vous laisse le soin de vous faire votre propre avis. Durant ma carrière, j’ai très rarement suivi une préparation physique conventionnelle, j’ai toujours adopté une approche différente et souvent à contre courant. C’était désordonné mais dicté seulement par l’amour du sport et ma soif de curiosité avec un penchant pour les sports de montagne et de glisse (#grenoble38, maramé). Couplé à un besoin irrépressible de faire la fête, et d’agir à contre courant, cela n’a pas toujours porté ses fruits (je m’excuse auprès de mes entraîneurs, notamment Ari Salo dont je n’ai pas su saisir à l’époque l’impact qu’il aurait pu avoir sur moi...)
Néanmoins, j’ai vécu de manière sporadique à mon niveau, quelques moments de plénitude totale, j’étais dans la Zone. En 2015, notamment à Lyon durant le début de saison en Magnus, je me suis senti très bien et très à mon aise pendant quelques mois avant de reprendre mon petit bonhomme de chemin.J’explique cela par ma préparation d’été basée sur le yoga (bikram pendant 4 mois à raison de 4 séances par semaine) et
l’escalade en montagne. Un sentiment de plénitude m’envahissait, la tête et le corps en parfaite harmonie.
Pendant ce confinement 2020, je viens de vivre la même expérience avec la slackline. J’avais découvert ce sport il y 7 ans, mais je n’étais pas prêt à l’époque à rentrer dedans. Je souffre de tous les problèmes chroniques énoncés dans l’article, et en ayant conscience de ça depuis 6 mois maintenant, j’ai décidé d’entreprendre une thérapie physique et mentale. La nourriture a son importance également, je vous conseille la lecture notamment de « L’enquête Campbell ou China Study »
A l’issue de ces 2 mois de pratique intensive, j’ai éliminé tous mes problèmes posturaux et mes douleurs dorsales, j’ai redécouvert un corps harmonieux. J’ai pu ré-apprivoiser mon bassin, et écouter mon corps. Mes psoas sont relâchés, mes épaules détendues, mes pieds musclés. Ça serait réducteur d’accorder tout le crédit à cette simple pratique, mais des solutions existent, à vous de trouver celles qui vous correspondent. Le chemin parcouru dans la tête sur cette sangle de 15 m semble sans limite. On n’a pas besoin de
grand chose parfois, juste ce qui nous fait du bien...

Conclusion

« Ceux qui n’entendent pas la musique, traitent ceux qui dansent de fous»

Gardez un oeil critique sur tout, questionnez vous, ayez soif d’apprendre et n’ayez pas peur de dire « je ne sais pas ». Cette réflexion personnelle a mûri en moi, avec ses forces mais aussi ses faiblesses. Ne la prenez pas comme une recette miracle, piochez ce qui résonne en vous et laissez de côté ce qui ne vous semble pas pertinent. Vous êtes libres. Il est 9h je retourne lire « Plaidoyer pour l’altruisme » de Matthieu Ricard en écoutant IAM

Je reste ainsi ouvert à toute forme de discussion et d’échange concernant divers sujets. J’aimerais par l’intermédiaire de cet essai proposer ma vision d’appréhender le hockey et le sport en général. J’ai créé ma micro-entreprise et souhaite pouvoir intervenir auprès de différentes structures et différents publics pour partager quelques moments de vie. Cela dépasse le milieu du hockey. J’ai envie de proposer des séances de motricité globale aux enfants et mettre en relation tous les acteurs du milieu sportif. Tout n’est pas à jeter, bien
au contraire, dans le monde actuel mais je veux être acteur et force de proposition pour que chacun tire le maximum de son potentiel.

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »
 

Ressources et bibliographie

J’ai disséminé tout au long de l’article les références et les ressources qui m’ont conduit à sa rédaction.
A ma fille et à tous les gens que j’aime.


Photo hockey Autour du hockey - Autour du hockey - Le Hockey, par Martin Millerioux (3e partie)
 
 
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