La Suisse profite d’un arbitrage clément, la France perd pied.
L’engagement initial est gagné par la France et Antoine Roussel s’amène tout de suite en zone offensive, malheureusement il tombe, la Suisse part en contre-attaque et Huet sort le palet de la jambière. Nos bonhommes ont faim et s’exposent. Les Suisses Suri et Almond montent sur Huet qui gèle intelligemment le puck. 4’
Ce début de match est pour la Suisse qui met la crosse sur le palet en ce début de match. Huet doit s’employer. Ce soir nous avons CristoWall ! (7 et 8ème minute).
Hecquefeuille lance du point d’appui et Genoni doit s’employer alors que nous arrivons à mi-période.
La première pénalité du match à 12’48’’ contre Mark Streit, le capitaine suisse, pour retenir. La France n’arrive pas à installer son power play. Sur une remontée de zone, Damien Raux se heurte à Genoni, 11’30’’. Le match manque de rythme.
A mi-tiers, Damien Fleury se fait fermer la porte par Genoni sur un joli slot du cercle. La France concède une pénalité, Teddy Da Costa pour slashing (10’01’’). Le powerplay suisse s’installe dans la zone offensive et sollicite Huet à plusieurs reprises, notamment Hollenstein et Romy. Mais sur le jeu, Hollenstein est sanctionné pour charge avec la crosse. La Suisse et la France entament un quatre contre quatre. La plus grosse occasion est suisse avec un gros slap à la bleue de Grossman, Huet repousse.
Un revirement en zone neutre, suite à une chute de Stéphane Da Costa (chute qui serait à l’origine d’une blessure, Da Costa retraite au vestiaire), provoque une offensive helvète mais ils manquent eux aussi de précision, le palet passe devant le slot et personne ne le reprend (13’).
Nicolas Leleu
A peine sorti du banc de l’infamie, notre cher Hollenstein y retourne pour accrocher (13’24’’). La France a l’occasion de faire le break avec ce nouvel avantage numérique. Malheureusement, contrairement à la Suisse, la France n’arrive pas à s’installer durablement dans la zone défensive helvète. Au contraire, Josi intercepte le palet et part en contre-attaque (14’) mais Cristowall tient la maison France.
On sent les deux équipes tendues en cette fin de premier tiers et cela brasse pas mal à chaque arrêt de jeu. Alors que Sacha Treille récupère un palet, dos au but suisse en zone neutre, Heibling arrive derrière lui et, lorsque Sacha tente de contrôler le palet, il frappe sans faire exprès au nez le joueur suisse. L’arbitre appelle une pénalité contre Treille (5+20), il reste alors 4 minutes 45 à jouer dans cette période initiale. La France doit tenir jusqu’à la fin du tiers à 5 contre 4.
22 secondes plus tard, la Suisse ouvre le score par l’intermédiaire de Hollenstein, sur une assistance de Brunner et Josi, Huet paraît faible sur le but. Le camp français est en ébullition et réclame un hors-jeu. Antoine Roussel a quelques mots avec les officiels et se fait sanctionner d’un 10+20 pour comportement anti-sportif ! La France vient de perdre Antoine Roussel après Stéphane Da Costa et Sacha Treille, elle pourrait sombrer. Dave Henderson demande un temps-mort. La fin du tiers se fera en infériorité numérique pour la France. La France est solide défensivement jusqu’au bout grâce à Chakiachvili et Auvitu notamment.
Il va falloir démontrer un caractère de guerrier comme le demandait Dave Henderson suite à la défaite contre l’Allemagne.
La France perd son hockey, déstabilisée par la situation
La France doit encore écouler 14 secondes à la pénalité de Sacha Treille en début de second tiers. La France écoule la pénalité mais sur un jeu énorme à travers la brigade défensive de Josi, assisté de Fiala et Blum et c’est 0-2 à 21’22’’.
La Suisse prend le contrôle du match dans tous les secteurs du jeu. La France joue un hockey de rattrapage et se fait sanctionner par la patrouille, c’est Damien Fleury qui écope de deux minutes pour dureté (26’17’’). La Suisse installe son jeu de puissance. La Suisse maîtrise bien le territoire mais ne concrétise pas. La France s’en sort bien grâce à quelques parades d’Huet. Le tiers se poursuit et l’on sent que la France n’est pas remise des pénalités infligées dans la première période.
A 27’03, Wieser est sanctionné pour trébucher. La France arrive à installer sa supériorité numérique et Laurent Meunier envoie un énorme slap (30’). La France a pu s’installer dans la zone offensive, le puck tourne bien mais là encore cela ne se concrétise pas.
Nicolas Leleu
La pénalité à Weiser est à peine terminée que la Suisse est à nouveau sanctionnée pour avoir trop de joueurs sur la glace, 29’16’’. C’est à se demander si l’arbitre ne souhaite pas équilibrer les choses de lui-même. Le jeu est haché. La France ne profitera pas de sa supériorité puisque, 23 secondes plus tard, Hecquefeuille est pénalisé pour slashing. A nouveau, les deux équipes jouent à 4 contre 4, Fleury shoote à l’entrée des cercles de mise au jeu et… trouve le poteau de la cage helvète, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas !
Le match est décousu mais la Suisse tient son match et il faut un grand Cristobal Huet pour que la France soit encore dans le match ! 32ème / 34ème / 36ème.
En fin de tiers, suite à un revirement en zone défensive suisse, Claireaux, suite au bon travail de Raux, a une opportunité mais le cerbère suisse s’impose.
Alors que la France reprend du poil de la bête, elle se fait pénaliser pour avoir trop d’hommes sur la glace. Décidément, rien ne fonctionne ce soir ! Huet, lui, fonctionne à plein régime et est bien réglé, heureusement pour la France. Une fois encore, sur cette supériorité numérique suisse, il garde son équipe sur le bon chemin. Josi et Streit sont les maîtres d’œuvre du powerplay suisse, ils sont efficaces dans la prise de contrôle du puck et du territoire mais n’arrivent pas à concrétiser. A la fin de la deuxième période, c’est 2-0 pour la Suisse. Les Dieux du hockey sont helvètes ce soir.
L’orgueil de nos guerriers ne suffit pas.
Dans les premiers instants de ce dernier acte, la France obtient une supériorité numérique, alors qu’elle vient d’éviter le KO du 3-0, suite à une rare offensive helvète. Un moyen de se relancer ? Malheureusement cela ne donnera rien.
Sans ses têtes de pont, la France perd ses repères, mais ne lâche rien.
Nicolas Leleu
Alors qu’il reste encore près de 15 minutes au match, Laurent Meunier fait le show mais le cerbère suisse est présent. Une vraie bataille de gardiens, ce match ! Sur un cafouillage devant le but suisse, Raux reprend le retour et pousse au fond. C’est 1-1 à Pragueentre la Suisse et la France.
Il reste 11’29’’ à jouer pour revenir à égalité. Ce but redonne de l’élan aux valeureux guerriers français et, sur une remontée depuis la zone neutre, c’est Charles Bertrand qui tente sa chance mais, une nouvelle fois, le dernier rempart suisse répond bien présent (50ème).
Nos tricolores reprennent le jeu à leur compte, ils n’hésitent pas à shooter au but, notamment un bon slap de Janil à la 53’. Meunier nous fait un festival dans la défense suisse et cela passe devant le slot. La France a la mainmise sur le jeu, il reste 6 minutes pour revenir dans le match…
La France se lance à l’assaut de la zone offensive suisse mais, pour le moment, il manque la dernière passe, le petit plus qui va tout changer… Avec moins de 3 minutes à faire, la Suisse remonte rapidement mais heureusement HUET est ENCORE là ! Il reste 1’05 à faire, Huet sort ! La France tente le tout pour le tout… et rate le coche. A 59’07, en cage vide, le Suri récupère une passe lobée de Brunner, c’est 3-1 pour la Suisse…
La Suisse remporte le match sans avoir vraiment convaincu les observateurs. C'était un match important à ne pas perdre, ils ne l'ont pas perdu mais nous sommes en droit d'attendre autre chose de la Nati.
Analyse fin du match / commentaires de fin de match. La France a perdu pied et ses têtes de pont dès le début du match, elle n’est jamais rentrée dans le match et se met en grande difficulté pour le maintien qui est son objectif initial. Sur ces deux premiers jokers, elles les a tous brûlés, mardi face à l’Autriche c’est un peu le match de la peur mais Dave Henderson déclarait ce soir « Oui mais on a l’habitude de ces matchs, nos joueurs sont des guerriers et ils l’ont prouvé ce soir malgré la défaite. Ils ne lâcheront rien. Nous avons vu que les plus jeunes comme Lampérier et Raux sont prêts à tout donner dans la bataille ! » « Stéphane Da Costa est un cas au jour le jour, rien est, ce soir, acté pour Stéphane. Concernant Antoine Roussel, je n’ose imaginer qu’il soit suspendu un match mais je n’ai pas vu le rapport encore. Le jour de repos, demain, va nous permettre de nous regrouper et faire du bien au groupe ». La Suisse, elle, se rassure après son étrange défaite face à l’Autriche.
Statistiques du match : Pénalités : 63 minutes pour la France, 12 minutes pour la Suisse Tirs : (5, 7, 8) 20 pour la France ; (15 ; 13 ; 7) 35 pour la Suisse. Meilleur joueur : Cristobal Huet pour la France et Roman Josi pour la Suisse.