La rencontre démarre par une rafale de lancers de Chamonix sur le but de Raibon en mode esseulé, avec cage ouverte et angoisse du public local. Problème, l’épisode se reproduit une minute après et Rubin met dedans, à 1’14, après une nouvelle série qui interroge sérieusement sur la défense iséroise. (0-1)
L’impression de mauvais coton grenoblois se poursuit avec un échec de Petit bien sorti de prison mais qui lance trop haut face à Fouquerel à 4’50.
Laurent Lardière
Chamonix en demie
Les Brûleurs vont alors tester le gardien adverse qui fait le travail, mais ce ne sera pas le cas de la défense grenobloise qui va encaisser un second but à 7’24.
Sur une erreur défensive assez grossière du duo Amar-Antonoff, Tremblay se joue de la défense grenobloise et compte comme dans un rêve, une séquence que l’on aimerait revoir en vidéo pour son caractère quasi surréaliste. (0-2)
Les minutes suivantes voient des Grenoblois pousser et se créer plusieurs occasions avec Lafrance et Le Blond, mais il semble clairement manquer de la vitesse et une certaine construction de jeu pour pouvoir créer du danger.
La torpeur du public prend fin avec un premier jeu de puissance pour les Grenoblois, à la suite d’une pénalité discutable sifflée contre les Chamois. Sivic, élu meilleur joueur ce soir, côté Grenoblois, peut ajuster une belle lucarne qui remet les Brûleurs sur les rails (1-2).
La fin de période voit Tardif pénalisé à 17’10, avant que Selan, une nouvelle fois insuffisant ce soir, n’envoie Chamonix en double supériorité d’1’53, sans toutefois que les Haut-Savoyards ne parviennent à tripler la mise (1-3).
Tirs 16/9 Grenoble
Coup pour coup :
La seconde période, un peu comme la première, va voir les deux équipes proposer une prestation sympathique sur le plan offensif, mais franchement insuffisante défensivement, ceci expliquant les multiples buts et cafouillages qui généralement font grincer les dents des entraîneurs. Sympathique donc pour le public, un peu moins pour l’amateur de hockey qui y verra de nombreuses lacunes.
Laurent Lardière
Le Blond et les BDL dans le doute
Le festival offensif reprend dès la reprise avec Sivic qui s’infiltre et transmet à Lafrance qui glisse le courrier dans la boite postale à 21’04. (2-2) Un jeu de puissance grenoblois va sonner le réveil du public avec un bombardement intensif à plutôt courte distance, mitraillage qui se termine par un lancer placé, celui-ci de Gervais, qui renvoie Grenoble devant à 22’53 (3-2).
A 23’14, Tardif, repris par la patrouille, retourne au banc de prison, et Chamonix égalise par Terrier à 23’32 qui, bien servi à la bleue, ouvre sa palette et trouve une superbe lucarne opposée. Un but qui questionne sur le placement grenoblois en infériorité et qui n’avait aucun défenseur à sa place sur la séquence. (3-3)
Un brassage va alors éclater, après une « insistance » grenobloise sur Fouquerel, et va envoyer Hardy et Bedin au repos pour 2+2 minutes. C’est le prélude de quelques crispations sans gravité qui n’interrompront pas le marquage de but intensif.
Chamonix, qui a compris que sa survie passe par ses accélérations et par la mitaine de Fouquerel, va alors profiter d’un changement volant mal exécuté par les Grenoblois pour déborder par Masson, bien en vue ce soir, lequel va centrer pour une reprise gagnante de Gras, joueur qui semble se bonifier comme le vin avec l’âge et qui accomplit, lors de chaque rencontre, la multitude de petits plus qui font souvent basculer les rencontres. (3-4 à 29’17) A 30’43, Charland va récupérer un palet plein axe et va tromper Fouquerel d’un joli lancer pour son premier but de la saison en Magnus après six rencontres (4-4). Un déblocage face à son ancien club que l’on espère voir se poursuivre pour le meilleur marqueur de Magnus l’année dernière avec 30 réalisations et qui est bien décevant en Isère en comparaison. Un bémol toutefois, les six assistances en six rencontres qui soulignent les qualités de passeur du bonhomme. A 31’05, Sivic bat Fouquerel d’un revers peu puissant pour redonner de l’air à Grenoble. (5-4)
On a alors droit, pour rester dans l’ambiance hautement défensive, à un but gag, avec Raibon qui voit un palet rebondir contre son corps pour venir sur son côté devant le but sur la palette d’un partenaire et terminer au fond (but accordé à Tremblay qui avait lancé sur Raibon à 34’50. (5-5)
La période se termine par une nouvelle faute de Selan, sans que le jeu de puissance chamoniard ne soit dangereux.
Tirs 15/9 Grenoble
Laurent Lardière
But grenoblois
Chamonix en veut plus :
Dès la reprise, les deux équipes se ruent en avant, et c’est Chamonix qui poursuit le festival après trois tentatives, c’est Gadoury qui pousse sous un Raibon très moyen ce soir. (5-6)
Chamonix va alors tout faire pour conserver le résultat, les joueurs de coach Gros se jetant pour bloquer les palets, luttant avec vaillance dans les bandes et revenant au banc en grimaçant avec l’impression d’avoir tout donné.
Une abnégation qui va leur permettre de gérer l’affaire, malgré une très forte pression grenobloise ponctuée de nombreux tirs qui forceront Fouquerel à de beaux arrêts.
Malgré une pénalité, à 51’45, qui va voir Grenoble manquer de peu l’égalisation à plusieurs reprises, et un temps mort pris avec, derrière, la sortie de Raibon à 58'40, Fouquerel aura le dernier mot.
Tirs 8-12 Grenoble
Une série noire très inquiétante.
Chamonix a connu un mauvais début de saison et se trouve actuellement 13ème de Magnus, mais on peut considérer que l’équipe peut viser logiquement une meilleure place, en misant sur ses qualités de vitesse. On pourra saluer un premier trio canadien qui a fait le métier ce soir, à l’image d’un Tremblay bien en forme, et de joueurs un peu sous-cotés comme Hascoet et Masson. Peut-on, ceci dit, considérer Chamonix comme un candidat au haut du classement ? Avec beaucoup de jeunes et une profondeur de banc moyenne, la réponse paraît négative, mais les amateurs de hockey auront, ce soir, apprécié la volonté du groupe et vu des Chamoniards bien gérer la dernière période, grâce à un excellent Fouquerel, en particulier. Une abnégation qui rappelle le match joué par Gap à Pôle-Sud. A l’issue de la rencontre, les quelques supporters des chamois pouvaient être fiers de leur équipe.
Grenoble connaît une série négative qui ne peut ni s’expliquer par une profusion de jeunes dans l’effectif ni par une longue liste de blessés (seul Tartari était absent ce soir). Ecartés de la Coupe de France par la lanterne rouge Gap, les troupes de Dufour sont, cette fois, victimes du 13ème du classement et ceci avec un effectif que signerait n’importe quel club de Magnus, à l’exception de Rouen. Après un excellent début de saison, qui explique l’actuel classement en Magnus (2ème), Grenoble n’y arrive plus, mais pourquoi ?
Disons-le franchement à nos lecteurs, nous n’avons pas la réponse, mais la vérité paraît plutôt se situer autour de la question suivante :
Grenoble, au début de saison, ayant montré de bien belles choses, il semble acquis que l’équipe a un potentiel. Qu’est-ce qui peut enrayer la machine ? Soit de la fatigue avec des joueurs qui ne peuvent plus suivre le rythme, soit un laisser-aller coupable de certains, soit un mélange des deux ? Grenoble ne semblant pas moins armé physiquement, on aura tendance à parler de laisser-aller de certains joueurs, avec un possible excès de confiance ou de volonté de s’économiser.
Joueur par joueur
Amar : vu à la peine à plusieurs reprises sur les échecs avant et dans les bandes, paraît souffrir du positionnement de ses partenaires et replacements. Delemps : pas vu assez pour juger. Selan : pas au niveau depuis le début de la saison, le défenseur offensif est intéressant mais le reste ne suit pas, troisième joueur le plus pénalisé et premier sans les 10’. Baylacq : totalement absent ce soir Gervais : essaye de faire le métier, qualités offensives, capable de jouer physique derrière, ce qui est assez rare cette année à Grenoble Lessard : décevant, assez terne, peu visible. Petit : plutôt efficace depuis le début de la saison mais bien peu visible ce soir et en nette baisse depuis le début de la mauvaise série, bon finisseur un peu personnel dans sa gestion des palets. Joffre : pas assez vu pour juger, de retour de blessure Sivic : très en vue ce soir, avec des qualités de finition et de passe, plutôt une bonne surprise depuis le début de la saison par rapport à ce que l’on pouvait en attendre Charland : en panne de but, se console avec des passes, est-il bien utilisé ? Une déception pour le moment mais l’impression que le joueur n’est ni sur le bon trio, ni avec le bon rôle. Bonvalot : En net progrès, peut-il concurrencer le titulaire, oui, peut-il faire mieux que lui ? actuellement, oui Pons : pas vu assez pour juger Raibon : avec des prestations très moyennes, il est bien inférieur à son niveau d’il y a deux ans. Est-il toujours clairement numéro 1 ? Antonoff : beaucoup d’énergie et de volonté avec quelques boulettes par match…attitude toujours positive Tardif : ne semble pas bien utilisé, pas toujours bien sifflé, quel est son rôle exact ? Treille : joueur d’expérience qui sait se placer, mal utilisé, devrait rendre de gros services en équipe spéciale. Le Blond : se donne à fond tous les soirs, ce qui se remarque à Grenoble cette année, un poil de finition en plus et c’est maillot bleu possible. Joueur sous-estimé Lafrance : soit noir soit blanc, plutôt gris muraille en ce moment, capable de très grosses prestations mais pas toujours régulier… Crossman : en baisse sur les dernières rencontres, a le potentiel de l’arrière-type de Magnus, attention aux erreurs défensives Bedin : très bon début de saison, baisse actuellement, un joueur en progression Perret : très bon début de saison, mérite plus de temps de glace.
avance tes arguments le senators !! toi qui sais tout !
bibifricotin a écrit
le 14/11/2013 à 22:52
Barin est en convalescence je crois et surtout c'est une grande gueule !
pas le genre a se laisser faire par des administratifs qui ne pensent qu'au fric !!
Dufour Ă l'air d'un chic type mais sans doute trop gentil pour ĂŞtre un coach efficace avec un environnement pourri !