Avant de débuter cette saison marquante dans l’histoire des Ducs qui fêtent leur 30 ans, le nouveau chandail, dans une dominante rouge, a été présenté ainsi que l’ensemble de l’effectif angevin, qui compte tout de même 9 nouveaux joueurs même si certains sont des habitués du Haras (Hardy ou Gaborit), sous les yeux des Rouennais et d’anciens joueurs rouennais (Franck Pajonkowski).
Photographe : Franck Salot
Le début de match ne laisse pas de place au doute sur les intentions des deux équipes qui sont présentes pour jouer et uniquement jouer. Aucune pénalité ne sera d’ailleurs sifflée durant ce tiers, malgré un engagement bien réel !
Ce sont les Angevins qui vont se montrer les plus pressants d’entrée de jeu et il ne faut que 30 secondes pour que Fortier mette Lhenry à contribution après un jeu de passes avec Campbell.
Les Angevins, avec un pressing haut à deux joueurs, mettent en difficulté les visiteurs. Mais ce sont bien ces derniers qui ouvrent le score sur leur première action offensive. Le capitaine Marc-André Thinel délivre une passe astucieuse pour François-Pierre Guenette situé au second poteau qui lance sur le côté droit de Florian Hardy pour marquer le 1er but de la rencontre (0-1 à 2’54).
Dès lors, les Angevins se lancent à l’assaut des buts rouennais et même si l’efficacité les fuit dans un premier temps, le jeu proposé et la variété dans les attaques laissent présager le meilleur lorsque les automatismes entre les différentes lignes seront totalement rodés ! Cela n’empêche pas les Angevins de mettre en difficulté la défense rouennaise à l’image d’un bon travail de Campbell qui adresse une passe parfaite à Fortier, seul face au but, qui manque le cadre.
Les défenseurs rouennais usent de nombreux dégagements interdits, s’obligeant à des temps de présence trop important et l’inévitable arrive en fin de tiers. Sur une bonne présence physique de Jonathan Harty le long de la bande pour conserver le palet dans la zone offensive, Henderson hérite du puck et transmet à Gaborit qui inscrit un superbe but en reprenant sans contrôle le palet pour le loger dans la lucarne (1-1 à 18’44).
Le second acte semble bien différent, les Rouennais semblent pouvoir contrarier la possession du palet par les Angevins en effectuant à leur tour un pressing important et en augmentant leur engagement physique. Les plans de coach Garnier sont vite contrariés par une pénalité appelée à l’encontre de Stefanka, loin d’être convainquant lors de cette rencontre. Le premier jeu de supériorité angevin aurait dû être rapidement transformé en une double supériorité numérique après une charge inutile de Tavzelj sur Walls devant la cage, mais rien n’est sifflé.
Photographe : Franck Salot
Les Ducs font bien tourner le palet avec Busto et Harty à la bleue sans réussir à s’ouvrir le chemin pour lancer au but. Au contraire, c’est le Rouennais Fredriksson qui va s’offrir l’occasion la plus franche en contrant Jeff May à la bleue angevine pour s’offrir un contre stoppé par Hardy (26’30). Les Angevins sont à leur tour sanctionnés pour un surnombre et le jeu de supériorité rouennais semble plus efficace que le jeu angevin en tirant plus souvent au but, avant que la défense angevine impose son bagage physique pour écarter le danger, à l’image d’un Busto impérial sur cet aspect du jeu.
La rencontre est plus équilibrée durant ce second tiers et c’est sur une action confuse que les visiteurs vont reprendre l’avance au tableau d’affichage. Au moment d’un changement de ligne rouennais, le palet arrive devant la porte et afin d’éviter un surnombre qui semblait pourtant inéluctable et logique (même pénalité sifflée précédemment à l’encontre des Angevins), un Dragon renvoie le palet en direction de Hardy, le puck est détourné habilement par Loup Benoit et laisse de marbre le gardien angevin impuissant sur ce coup du sort (1-2 à 33’31).
Réaction immédiate sur l’engagement puisque Cody Campbell récupère la mise en jeu, transmet à Baluch pour un une–deux, l’ancien Gapençais se charge du reste, une accélération, un petit dribble efficace sur Akerman et la remise au centre au deuxième poteau pour Baluch qui arrive lancé pour pousser le palet dans le but vide (2-2 à 33’56).
En toute fin de tiers, alors que les deux équipes semblaient s’entendre pour terminer sur ce score de parité, Valentin Michel contre un palet à la ligne médiane sur Tavzelj, et part en un contre un face à Lhenry. Au moment d’armer son tir, il est arrêté irrégulièrement par Tavzelj revenu. Une pénalité et non pas un pénalty ( ?) est appelée alors que les Angevins semblaient proches de prendre l’avantage.
Le dernier tiers débute donc en supériorité numérique pour les Angevins qui se mettent rapidement en position et font tourner avec efficacité le palet. May va s’essayer à la bleue et c’est finalement sur un rebond laissé par Lhenry que Cody Campbell s’offre un but en reprenant le puck traînant, pour le glisser sous l’international français (3-2 à 41’05).
Photographe : Franck Salot
Les Angevins n’ont plus à courir après le score et vont même réaliser le break indispensable 6 minutes plus tard, à nouveau en unité spéciale. Cette fois-ci, c’est Tomas Baluch qui signe un doublé en déviant avec justesse le tir d’Eric Fortier devant la cage de Lhenry (4-2 à 47’52).
Le résultat semble acquis pour les Angevins dominateurs et qui parviennent à contenir la réaction rouennaise. Les partenaires de Thinel seront proches de réduire le score mais le tir de Salmivirta trouve le poteau de Hardy. Et c’est finalement en supériorité numérique que Castonguay va redonner un court espoir à ses partenaires en marquant de près après une action individuelle (4-3 à 56’32).
Il reste moins de 4 minutes aux champions de France pour revenir au score, le temps mort et la sortie de Lhenry ne permettent pas d’inverser la tendance et de trouver la solution, les Angevins remportent leur première victoire de la saison.