La rencontre ne tarde pas à s’animer puisque, dès la première minute de jeu, F. Lhenry est surpris par un rebond capricieux du palet derrière son filet et voit le danger écarté par l’un de ses partenaires. B. Walls, dans la minute suivante, met une nouvelle fois à contribution le portier rouennais qui s’interpose avec brio.
De l’autre côté de la patinoire, son coéquipier en équipe de France n’est pas en reste et stoppe un raid de Desrosiers (2’). Angers pousse mais le Dragon repart à l’attaque en zone neutre avec L. Benoit, associé sur le premier trio à Thinel et Guenette. Sacré progression pour l’ancien Grenoblois qui manquait de glace du côté de l’Isère.
Malheureusement pour l’espoir français, P. Mihalik l’envoie au tapis avec une charge qui aurait mérité une pénalité de match pour une charge à la tête. L’IIHF sanctionne ce genre de geste par un 5 + 20 mn. Saignant du nez avec une grosse suspicion de fracture du nez, il rejoint les vestiaires pour se faire soigner. Les deux arbitres n’ayant, semble-t-il, curieusement rien vu de répréhensible sur l’action font reprendre le jeu après un nettoyage de la glace (3’). Le jeu reprend et c’est le Rouennais, M. Durak, qui rejoint le banc de la prison pour un faire trébucher. Angers ne tarde pas à mettre la pression devant la cage de F. Lhenry mais les Dragons réussissent à se dégager. Les Ducs, toujours en supériorité, envoient le palet en fond de glace par May. F. Lhenry sort pour intercepter le caoutchouc derrière son but et, une nouvelle fois, le rebond lui fait misère. Le palet revient juste devant son filet vide, E. Fortier récupère l’offrande de la bande et ouvre le score, 1-0 (4’27, assist May).
Photographe : Marine Romain
Furieux de ce coup du sort, les Rouennais subissent encore le pressing angevin et le cerbère quadragénaire doit sortir la mitaine devant Bellemare (8’20) avant de remercier son poteau sur un lancer de Belanger (8’29). Rouen contre-attaque par Thinel qui bute une nouvelle fois sur Hardy, confiant (9’16). Angers installe sa trappe et Rouen est confiné dans la zone neutre sans réussir à trouver une faille dans le système mis en place par le coach J. Varady. C’est alors que le loup sort du bois puisque le jeune Français revient avec un pansement assez conséquent sur le nez. Remontant sur la glace avec ses compères du premier trio, reprenant le lancer d’Akerman à la bleue après que Hardy est fait l’arrêt de la botte, il offre à M.A.Thinel l’occasion d’égaliser. Le Québécois ne se fait pas prier et loge le palet hors de portée de Hardy, 1-1(12’14).
Un nouvelle fois pénalisés, les hommes de Garnier vont encore remercier leur portier multipliant les arrêts sur le jeu de puissance angevin. Evitant le pire, les jaunes et noirs, par Castonguay et Desrosiers, se montre dangereux. E. Fortier stoppe un deux contre un entre Rech et Desrosiers (15’34). Le gardien angevin se montre vigilant sur un lancer de Salmivirta (16’43). Angers s’offre la dernière occasion franche de la période. Bélanger rentre en zone et sert Bellemare qui reprend le palet en l’air mais Lhenry reste intraitable, (19’55).
Angers, de par son jeu collectif et bien huilé, se montre le plus dangereux mais, devant le filet rouennais, veille un F. Lhenry très efficace.
Le tirage au sort des demi-finales de la Coupe de France a lieu et donne ainsi un duel entre Briançon et Grenoble et un nouveau duel entre Rouen et Angers.
Lhenry, Hardy : même combat !
Photographe : Marine Romain
Hardy est le premier à se mettre en évidence dans ce tiers médian sur un lancer de Benoit, (20’15). Lhenry l’imite dans les secondes suivantes devant Bellanger. Angers s’infiltre assez facilement dans la zone normande et il faut le brio de l’ancien Angevin, Lahesalu, pour contrer une attaque à deux de Henderson et Michel (21’24).Les deux équipes se neutralisent en zone neutre et il faut attendre mi-match pour voir une occasion digne de ce nom. Lahesalu lance sur Hardy qui détourne le palet de l’épaule. Perdant de vue le caoutchouc, le portier français est tout heureux de le voir retomber sur le haut de son but, (29’19).
Poussant les Ducs dans leur zone, les Dragons obtiennent un jeu de puissance pour un "accroché" de Campbell. Le power play normand n’arrive pas à s’installer correctement en attaque et se fait contrer à la bleue par Lévèque. F. Lhenry doit une nouvelle fois s’interposer pour éviter le pire (31’40). Tuant la pénalité, les Ducs prouvent qu’ils ont le meilleur killing play du championnat. Les deux équipes proposent alors une longue séquence de mauvaises passes et il faut attendre, une nouvelle fois, la fin de la période pour voir des occasions franches des deux côtés de la glace. F. Hardy et F. Lhenry continuent leur mano à mano à distance sans qu’aucun des deux cerbères ne craquent.
Les deux équipes se sont neutralisées dans une période assez terne manquant d’intensité, de physique. Tout reste à faire dans cette finale.
Les Ducs ratent le coche !
Le début du tiers met encore en évidence un F. Lhenry des grands soirs. Tenant son équipe dans la partie, le portier international fait front devant Bellemare, Belanger et Fortier. Toujours aussi imprécises, les deux équipes campent sur leur position et évoluent en contre dès la moindre erreur adverse. Il faut attendre une faute de M. Busto pour voir de nouveau le jeu de puissance rouennais (45’16). Mangeant une minute, les Ducs ne tremblent pas sur les lancers de la bleue d’Akerman qui lance bien à côté de la cage de F. Hardy. Angers propose un jeu de passe qui déstabilise la défense normande ou seuls J. Janil et L. Lahesalu s’en sortent avec les honneurs. Un nouveau jeu de puissance est proposé aux co-équipiers de Thinel mais, une nouvelle fois, c’est Angers qui se montre dangereux en contrant à la bleue. J. Janil, bien revenu, empêche C. Campbell et les Ducs de prendre l’avantage (50’40). On retrouve ce même C. Campbell bien servi par Belanger mais, cette fois-ci, l’attaquant américain ne rate pas l’occasion de faire scintiller la lumière, 2-1 (51’16 assist Belanger, Fortier).
Photographe : Marine Romain
Prenant une nouvelle fois les devants dans cette finale, les hommes du Président Juret mettent encore la pression dans le slot de Lhenry. Belanger trouve le plastron du cerbère normand (52’22).
Rouen semble à genoux et sans solutions pour remonter la pente. Une nouvelle fois, la relance en sortie de zone des jaunes et noirs se montre imprécise. Desrosiers envoie le palet en milieu de son slot.
C. Campbell le récupère, efface son vis-à-vis et, du poignet, loge le palet côté bouclier de Lhenry qui s’incline une troisième fois, 3-1 (54’42).
Avec moins de six minutes à faire, les Ducs prennent un avantage assez conséquent mais le Dragon n’est pas encore bien mort. Pour preuve, un retour de flammes rapide qui va remettre les Dragons en vol. Une superbe passe de J. Stefenka, pour une fois à son avantage, trouve Salmavirta seul à hauteur de la bleue angevine. L’attaquant finlandais remporte son face-à-face contre Hardy et redonne espoir à son équipe et aux deux cents supporters normands ayant fait le long déplacement à Méribel, 3-2 (55’59, assist Stefenka, Lahesalu).
Les Ducs, semblant paralysés par la peur de gagner, se montrent fébriles et perdent des palets faciles dans leur zone. Sur l’un deux, A. Tavzelj lance sur le portier angevin, le palet revient par un rebond exploitable pour J. Desrosiers. L’attaquant franco-québécois se retourne et trouve un trou de souris entre la botte et le poteau du but pour égaliser, 3-3 (58’19, assist Tavzelj).
Les Ducs ont dilapidé leur avance en s’arrêtant de jouer mais peuvent espérer encore l’emporter lorsque Castonguay est envoyé au cachot pour un cinglage peu évident à nos yeux (58’43). Rouen fait front et s’en sort sans dommages pour aborder tout de même la prolongation avec un homme de moins.
Les Ducs peuvent s’en vouloir d’avoir laissé revenir les Dragons alors que la victoire leur tendait les bras. Rouen n’abdique jamais et revient du diable vauvert pour s’offrir une nouvelle chance de remporter le trophée, alors que tout semblait perdu à six minutes du terme du troisième vingt.
Une nouvelle médaille pour les vétérans !
Rouen tue la pénalité et, profitant du flux positif, se porte de suite devant les buts de Hardy, avec Guenette qui frappe à la porte, (61’15). Bellemare bute, lui, sur Lhenry, une nouvelle fois solide face à attaquant québécois (62’30). Thinel manque à son tour le but vainqueur en manquant sa reprise devant Hardy (62’57). M. Bélanger, par deux fois (63’43, 67’57), trouve un Lhenry concentré. On s’avance de plus en plus vers une série de tirs de pénalités. Une entrée en zone des Rouennais va faire la différence. Un lancer de la bleue vers la cage est contré par Hardy qui envoie le palet sur ce diable de Desrosiers, posté en embuscade. Malgré un plongeon désespéré de Hardy, l’international français fait trembler les filets et offre ainsi le deuxième titre de la saison pour les Dragons, 3-4 (68’34).
Angers manque une nouvelle fois la dernière marche. Les hommes de J. Varady devront travailler leur mental pour espérer remporter un titre cette saison, soit en Magnus ou, plus tôt dans la saison, en Coupe de France, s’ils passent à nouveau l’écueil normand lors de la demi-finale, le 8 janvier. Menant de deux buts, ils ont laissé revenir des Dragons qui n’en demandaient pas tant. Rouen reste fidèle à son histoire et envoie, par cette victoire aux forceps et ce malgré une défense parfois très lente, un message fort à tous les adversaires qui pensaient leur faire mordre la glace cette saison. Les Dragons sont encore dans la course pour égaler le record grenoblois (4 trophées dans la saison). Un objectif à réaliser que les jaunes et noirs ont bien évidement dans un coin de la tête et qu’ils comptent bien réussir.
Rouen reste une grand eequipe pour ceux qui en doutaient vu leur debut de saison.
De toute façon on le sait, avec le principe des Play Off, l'important n'est pas de commencer la saison au top niveau, mais de la finir au top.
Et je crains pour Angers, qui caracole en tete depuis le debut du championnat, mais qui risque d'avoir un coup de moins bien en fevrier / mars.
Le pire qui puisse leur arriver !! Mais qui pourrait bien arriver car il est bien difficile de rester au top à 100% toute la saison.