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1848 spectateurs
Arbitres : Mademoiselle Picavet assistée de Messieurs Barthe et Girard
Buts :
Bordeaux : 16:48 Nicolas Mariage (ass Vincent Cadren) ; 28:44 Nicolas Mariage (ass Christophe Perez et Jérôme Patard) ; 39:16 Raphaël Larrieu (ass Xavier Lassalle et Dave Grenier) ; 40:57 Jérôme Patard (ass Mickaël Wiart) ; 43:00 Dave Grenier (ass Jean-François Savage)
Viry-Châtillon : 17:03 Kevin Ledoux (ass Giovanni Lelievre) ; 21:12 Mickaël Marouillat
Pénalités : 10 minutes contre Bordeaux — 28 minutes contre Viry-Châtillon
D’entrée le jeu est envoyé au fond de la zone des Jets par les avants bordelais qui s’y ruent. Un peu trop même puisqu’à 00:47 c’est Jean-François Savage qui ouvre le bal des pénalités pour coup de coude. Le coach Stephan Tartari avait pourtant insisté sur la discipline auprès de ses boxers.
Cette première supériorité numérique n’est pas pleinement exploitée par les Castelvirois qui ne déclencheront qu’un seul shoot par leur meilleur buteur Kevin Ledoux à 5 secondes de son terme.
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| Christophe Planet (Archives) |
Tirs :
Bordeaux : 19
Viry : 11
L’entame de cette deuxième période est une copie de la précédente où les locaux passent la première minute à assiéger la cage de Viry. De la même manière toujours, les Jets interceptent et, d’une passe rapide et précise, mettent Marouillat sur orbite qui va gagner son duel face à Burnet et fait passer le club de l’Essonne en tête pour la première fois de la partie. (1-2 à 21 :12).
Les gradins de Mériadeck sont muets ne s’attendant pas à un scénario de ce type. Les boxers semblent accuser le coup mais repartent à l’attaque et une nouvelle série d’offensives entrecoupées de contre attaques castel viroises menées par Lelièvre et Marouillat, très actif ce soir par ailleurs, s’enclenche. La domination bordelaise s’accentue mais les jets ne craquent pas quand Patard d’abord, Boubé ensuite ponctuent de leurs frappes les attaques girondines. A force de supporter la pression du jeu des locaux, les joueurs de Francis Larivée sont poussés à la faute et Jeanette est envoyé 2 minutes sur le banc des pénalités pour obstruction.
Viry négociera très bien ce début d’infériorité numérique grâce notamment à ses deux meilleurs joueurs du soir, Ledoux et Marouillat, qui perturbent le lancement de jeu des bordelais à chacune de leurs rotations. Mais une bonne mise en place des boxers et un palet vite transmis par Patard à Perez permet à celui de décocher une frappe en direction des filets de Viry où Nicolas Mariage encore présent devant le gardien le masque et le trompe d’une déviation ramenant les deux équipes à égalité. (2-2 à 28:44).
Dès la remise en jeu les boxers remettent la pression et Viry est de nouveau poussé à la faute. Cette supériorité numérique est beaucoup plus difficile à supporter par les Jets car la rondelle file vite et les Bordelais patinent bien. La défense tient le coup mais elle y laisse des forces. Malgré le fait que ce jeu de puissance n’a rien donné, les 5 dernières minutes viennent de permettre aux girondins de remettre la main sur le match. Toujours ponctuée d’incursions et de shoots sollicitant un bon Christophe Burnet, la domination bordelaise est évidente et les frappeurs maisons vont s’en donner à cœur joie. Perez toujours et Boubé peu avare de ses lancers tenteront de tromper le portier canadien des Jets sans y parvenir. Une fois de plus Viry y va de sa petite contre attaque mais cette fois-ci grenier veillait et stoppe l’offensive.
A 36:57, Bordeaux est pris en surnombre par le trio arbitral lors d’une phase de changement. L’occasion pour les joueurs de Viry de disputer une supériorité numérique où dès la première incursion le lancer est fait sur Burnet qui ne peut contrôler le palet, un cafouillage de défenseurs et d’attaquants s’ensuit dans la zone de but bordelaise tandis que tout le monde attend que l’on siffle. Après concertation avec ses adjoints, l’arbitre Marie Picavet annonce un tir de pénalité pour un palet dissimulé. Bronca dans la patinoire et Yann Lecompère prêche pour sa paroisse.
La rondelle est finalement déposé au centre de la glace et c’est sous les sifflets que Ledoux s’élance pour exécuter la sentence.
Le face à face est remporté par le portier bordelais qui ne s’est pas laissé emporter par la feinte à gauche de l’attaquant et recueille le palet de ses jambières.
Viry laisse passer l’occasion de repasser en tête mais a repris du poil de la bête et 30 secondes plus tard c’est Kerneis qui s’essaye à tromper le gardien de Bordeaux. La pénalité se termine et l’on joue de nouveau à 5 contre 5 quand, sur un palet de récupération Lassalle passe à Larrieu qui de son aile gauche s’infiltre en éliminant 2 défenseurs castel virois et trompe Larivée. (3-2 à 39:16).
Ainsi donc en l’espace de 2 minutes Viry rate le coche et se fait prendre en défaut. C’est sur ce score de 3-2 que les deux équipes se quittent avant d’entamer la dernière période.
Tirs :
Bordeaux : 18
Viry : 10
En ce début de reprise, les Jets envoient le jeu chez les Boxers et sur un palet naviguant dans la défense de Bordeaux, Ledoux, attentif au moindre faux pas adverse, frappe le palet plein axe sur Burnet qui dévie. Le même Ledoux sera à la peine sur le repli suivant et commettra une faute qui l’enverra en prison pour 2 minutes. Une faute qui coûte cher car sur la supériorité qui suit les boxers creusent l’écart par Patard assisté de Wiart. (4-2 à 40:57).
Ce but en plus de la fatigue porte un coup au moral des Jets mais l’abnégation est là et Larivée et ses défenseurs réussissent à repousser l’échéance plusieurs fois. La repousser mais pas l’empêcher et à 43:00 c’est Dave Grenier qui d’une frappe de loin trompe encore une fois le gardien de Viry. (5-2)
Sur la remise en jeu, Viry obtient un power play qui lui permet de faire tomber la pression et de se porter à l’attaque. Marouillat essaiera bien de prendre sa chance mais rien n’y fera et cette période restera stérile. A cinq contre cinq, les Jets se replient encore un peu plus et les boxers accentuent leurs efforts obligeant Larivée à s’employer pour stopper une frappe de Cadren. Viry a encore de l’énergie et à mi-période, durant un second power play consécutif à une faute de Boirie, le défenseur castel virois Kerneis, d’une frappe violente, oblige Burnet à détourner un palet qui rebondit sur son casque et prend la direction du but avant qu’un défenseur ne s’en empare.
Ce sera ensuite au tour des joueurs de l’Essonne d’être pris en surnombre et d’offrir l’opportunité aux girondins d’alourdir la marque. Ce ne sera pourtant pas le cas grâce à un bon placement de la défense et d’interceptions dans le bon tempo.
A 54:24 une faute de Morette prive les Jets d’un joueur et pendant deux minutes le portier canadien de Viry s’illustrera sur des frappes de Savage, Perez et Lafrancesca. Une fois de plus la défense prend le pas sur l’attaque même si les visages des joueurs de Viry sont marqués par la fatigue en particulier chez les 4 seuls défenseurs du groupe.
A 57:14 le coach et gardien Francis Larivée demande un temps mort pour rassembler ses troupes et leur parler. Stephan Tartari quant à lui ne bougera pas de son banc laissant Yann Lecompère parcourir ses troupes. Le jeu se poursuivra sans faits majeurs jusqu’à la dernière minute où sur un face off dans la défensive girondine le gardien visiteur sort pour faire rentrer un attaquant de plus au moment où le coach bordelais utilise son temps mort. Durant les vingt dernières secondes où les girondins récupéreront le palet Nicolas Courally ne réussira pas à marquer dans les cages privées de gardien, la faute à un angle très fermé et un le bon retour du défenseur castelvirois.
Tirs :
Bordeaux : 15
Viry : 8
Les joueurs sélectionnés par le jury bordelais pour les étoiles sont :
Pour Viry
#91 Francis Larivée
Pour Bordeaux
1ère Etoile : #11 Nicolas Mariage
2ème Etoile : #21 Jérôme Patard
3èm\' Etoile : #8 Cyril Boubé