Villard,
deuxième équipe la plus jeune du championnat et actuel troisième au classement, reste sur trois victoires consécutives. Valence reste sur une défaite en prolongations à Mont Blanc et poursuit son acclimatation au niveau supérieur. Un beau derby en perspective.
Valence fait le premier tiers idéal
La rencontre démarre d’entrée sur un rythme extrêmement rapide. Lancées par leur capitaine Sébastien Delemps qui échoue de peu sur le cerbère finlandais Juho Helander. Les quatre lignes offensives valentinoises, pour la première fois au complet cette saison, multiplient les assauts sur la cage gardée par Helander.
On ne voit pas le temps passer dans ce match. La mi-tiers est déjà passée quand Owen Gilhula travaille dans le coin et sert son compatriote, buveur de sirop d’érable, Charles-Olivier Ouimet dans l’enclave qui fusille Helander (1-0 à 12:07).
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| Photographe © Max Lazzaroni |
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Villard n’entend pas s’en laisser compter et multiplie les actions sur le but drômois. La défensive valentinoise fait bonne garde. Pavel Pchalin relance, Rinalds Vutkevics, de retour de blessure, récupère dans la zone neutre, sert Gilhula qui franchit la bleue et décroche un gros lancer de l’oreille du cercle qui part au fond des filets (2-0 à 15:14), assistance accordée à Rudi Maarni.
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| Photographe © Max Lazzaroni |
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Les Ours relèvent l’intensité de leur jeu et sollicitent coup sur coup l’autre cerbère finlandais de ce match, le jeune Topias Rovio. La première pénalité de la rencontre est concédée par les Ours à une minute de la sirène. L’unité spéciale drômoise trouvera Helander une première fois par Gilhula puis par l’ex-villardien Oscar Conil mais le score en reste là.
Dès le début de ce tiers, les promus valentinois ont réussi à prendre l’ascendant sur leurs adversaires. Avec près de trois fois plus de lancers à la cage. L’addition aurait pu être plus lourde au tableau d’affichage.
Valence creuse immédiatement l’écart puis Villard manque le coche
Ce n’est que partie remise. L’engagement est gagné par Nathan Van Den Abbeele mais Sam Riffard chipe la galette et entre en zone offensive. Aleksei Baskov transmet à Oscar Conil à la bleue qui reverse sur Gilhula qui inscrit son troisième point de la soirée (3-0 à 20:14).
Les Ours ne s’attendaient pas à une telle entrée en matière et semblent KO. Les Lynx leur en font voir de toutes les couleurs. Pris à la gorge, les Isérois multiplient les dégagements interdits. Arille Dupont, Nikita Klyuev puis Ouimet provoquent Helander. Valence gagne les duels, Riffard trouve encore Helander. Tels des abeilles autour d’une ruche, les Drômois tournent autour du but mais l’Ours de Villard ne peut rien y faire.
Helander est important dans cette séquence. Il remet son équipe dans le match sur cette intervention magistrale sur Vincent Delcroix parti en un contre zéro. Konrad Belcourt part de sa zone, traverse les trois lignes, son lancer rebondit sur la bande à droite de la cage, il fait le tour du filet, voit le letton Aleksis Burkits en embuscade qui trompe Rovio pour la première fois (3-1 à 35:09).
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| Photographe © Max Lazzaroni |
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Les Lynx ne lâchent rien et le portier paré de blanc devra encore mettre sa mitaine sur le lancer de son ancien coéquipier Conil. Le jeu précis drômois continue à se développer pour le plus grand plaisir des 1072 spectateurs : Loris Chauvin sert Klyuev dans l’enclave qui écarte sur l’aile gauche pour Rudi Maarni part derrière la cage grâce à l’écran génial de Baskov. Maarni, ressort et lui offre le quatrième but sur un plateau (4-1 à 38:02).
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| Photographe © Max Lazzaroni |
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Cueillis à froid dans ce tiers médian, les Isérois auront mis trop de temps à réagir. Ils ne réduisent le score qu’à cinq minutes de la sirène sans reprendre le match à leur compte car ils ont trop laissé la mécanique drômoise se mettre en place.
Valence déroule
Valence est toujours en jambes, Riffard récupère la rondelle devant son gardien, efface un adversaire dans sa zone, sert dans la zone neutre Gilhula qui trouve Vutkevics devant la cage mais Helander repousse.
Puis, sur un nouveau lancer de la bleue de Conil, Vutkevics fait une interférence involontaire avec le portier. Les esprits s’animent mais le quatuor arbitral y remet de l’ordre.
Les isérois n’ont plus de temps à perdre et obligent Rovio à faire un arrêt buffet sur un tir à la bleue. Les Ours ont le momentum et multiplient les occasions franches sur la cage des Lynx déclenchant des « Rovio-Rovio » dans les travées du Polygone.
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| Photographe © Max Lazzaroni |
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Une crosse haute envoie un Ours se rafraichir. Plus que les autres peut-être, Conil, élu meilleur joueur valentinois ce soir, cherche à lancer les hostilités dans le jeu de puissance. Il y a de la fébrilité de part et d’autre car il reste moins de quinze tours d’horloge au jeu. Finalement les Ours tuent la pénalité. Un tir bloqué dans sa défensive ouvre la glace à Maxence Bortino pour se présenter seul devant Helander mais il touche le fer.
Même si les minutes qui passent sont valentinoises, les assauts des Ours qui ont élevé leur niveau, sont de plus en plus dangereux comme ce lancer du capitaine Thomas Ruel dans la mitaine de Rovio. Nous sommes à la mi-tiers, et Belcourt est pris par la patrouille.
Cette fois c’est un feu d’artifice drômois qui s’abat sur Helander. La pénalité est une nouvelle fois tuée et Justin Loze a bien vu l’ex-prisonnier remonter sur le glaçon mais l’arrière défense locale enraye la tentative. C’est Helander à présent qui fait lui même les sorties de zone et lance Joshua Le Blanc qui trouve une nouvelle mitaine.
Pour le suspense, un Valentinois inaugurera le banc des pénalités en toute fin de match. La pénalité ne donnera rien, la sirène résonne dans un tumulte assourdissant.
Au fait, c’est quoi ce derby de la Bourne ?
Valence Villard est un derby puisque les deux patinoires sont distantes de soixante kilomètres, ça coule de source … La Bourne est une rivière qui prend sa source sur le plateau du Vercors, non loin de la station de Villard de Lans puis elle plonge dans d’impressionnantes gorges de 24 kilomètres avant de se jeter dans l’Isère. Elle alimente un canal qui irrigue la fertile plaine valentinoise. La glace de la patinoire du polygone est donc probablement faite avec de l’eau de la Bourne.
Revenons à notre rencontre de ce soir
Eric Médéros a retenu de ce match, la mauvaise entame de son équipe qui est tombée dans le « piège » d’un système de jeu valentinois quil connaissait pourtant. Il regrette que son équipe n’ait pas réussi à revenir au score dans le deuxième tiers, ce qui aurait changé la philosophie de la rencontre. Eric, qui a encore serré beaucoup de mains ce soir, s’est déclaré heureux pour l’équipe de Valence qui réintègre la D1 après ces quinze ans d’absence.
Ce soir, les Lynx ont pris leur revanche du dernier match contre les Ours. En effet, il y a treize mois jour pour jour, Valence s’inclinait 9-3 en coupe de France sur sa glace. Elle a grandi et est une équipe de D1 à part entière. Contrairement à ses deux précédentes rencontres, Valence a su se mettre à l’abri au score dès le premier tiers.
Cette 5ème journée du championnat marque la fin du premier tiers des matches aller. Les Drômois sont 5èmes, donc dans le premier tiers du classement. C’est du beau travail pour Dlouhy et ses hommes mais la route est encore longue dans ce championnat exigeant et de l’eau peut encore couler dans la Bourne.
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