Il ne fallait pas arriver en retard ce samedi puisque, d’entrée, Dunkerque, en zone offensive, perd la rondelle. Aimonetto lance alors Arthur Coulon qui, auteur de sa première accélération, déborde et repique au centre pour Maxime Charette. Le but est déserté, et l’attaquant du Mont-Blanc débloque le compteur, 1-0 à 1’05. Le match se rééquilibre. Dunkerque prend également sa chance par Destoop qui, d’un lancer peu inspiré, voit Charton tendre la mitaine. Quelques minutes plus tard, on prend les mêmes et on recommence. Charette sert Aimonetto dont la remise pour Coulon dans l’enclave est parfaite. Tiercé gagnant dans le désordre, Arthur Coulon, d’un lancer du poignet puissant, nettoie la lucarne de Martel pour la deuxième fois de la soirée, 2-0 à 7’33. Dans l’euphorie de ce break, Mont-Blanc s’oublie défensivement, Dunkerque fait tourner la rondelle en zone offensive. Moretti sert Martial qui aperçoit, seul, Destoop. L’athlétique attaquant se charge lui aussi de nettoyer le filet de Tom Charton, 2-1 à 8’21. Puis rapidement, les Nordistes vont trouver la faille et revenir à égalité. Sur un contre bien mené, Pettersson se retrouve isolé sur la gauche. Il lance à la cage mais Charton repousse de la botte. Mathieu Cyr, peu inquiété au rebond, pousse tranquillement la rondelle et remet les compteurs à zéro, 2-2 à 10’50. Touchés par cette égalisation, les locaux vont commettre des fautes. Coulon se rend auteur d’une charge à la tête et doit s’assoir 2 minutes + 10 minutes sur le banc d’infamie pour ce geste. Petite cause grande conséquence puisque, vingt secondes plus tard, Nielsen trouve Jakub Bradac qui, d’un lancer lointain, trompe la vigilance de Charton, 2-3 à 13’35 [5-4]. Ce sont ensuite les visiteurs qui seront logiquement pénalisés pour un retard de jeu, suite à un deuxième avertissement reçu de la part du trio zébré. C’est le moment que choisit Jesse McConney pour réceptionner des services consécutifs de Bogdanoff et Aimonetto. Le défenseur et meilleur pointeur du Mont-Blanc lance et trouve à la déviation l’ex-capitaine des Chamois de Chamonix, Richard Aimonetto. Le filet tremble et Mont-Blanc recolle au score, 3-3 à 16’44 [5-4], après 20 minutes de jeu et un match plaisant à suivre. Côté Yétis, on regrettera tout de même le manque de sérieux à la défensive qui, en moins de deux minutes, aura permis aux Corsaires de revenir dans le match. A l’offensive, les mouvements sont précis et rapides, de bon augure pour la suite de la rencontre.
Mont-Blanc en avance
En deuxième période, les hommes d’Alain Boisson prendront rapidement les commandes. Sur un mouvement orchestré par l’infatigable Aimonetto, Tim Carr alerte Raphael Ranzoni qui, d’une astucieuse déviation, trouve la faille et redonne l’avantage à son équipe, 4-3 à 20’51. Dunkerque bénéficie d’une double supériorité numérique pendant quelques instants, mais vendange complètement ses occasions ou tombe sur un Charton bien en place. A la mi-match, Coulon, encore lui, va faire étale de son talent. Servi en break par son coéquipier Jesse McConney, Coulon feinte le portier et côté gauche d’une petite pichenette place la rondelle sous la barre transversale, 5-3 à 30’51. Mont-Blanc gère son avance mais baisse peu à peu le pied en fin de période. La sanction tombe, Laine déborde et sert astucieusement Latouche-Gauvin. Ce dernier se joue de Charton et redonne l’espoir aux Corsaires, 5-4 à 39’05. Mont-Blanc rentre aux vestiaires avec ce petit but d’avance, mais méfiance, car les deux seules petites baisses de régime ont coûté trois buts aux verts et rouges dans ce match. Il faudra faire preuve de sérieux et d’application en troisième. Les deux équipes se rendent coup pour coup.
En préambule de cet ultime vingt, le coach des Corsaires change de gardien. Dizgun est d’entrée mis à contribution par Tim Carr, qui parvient à s’extirper du marquage nordiste et place un lancer stoppé par la mitaine du cerbère. Dunkerque jette ses dernières forces dans la bataille et le très en vue Destoop est à nouveau à deux doigts de trouver l’ouverture. C’est pourtant Revel qui donnera un avantage plus conséquent aux siens. Servi côté gauche, le numéro 12 des Yétis accélère et marque en glissant la rondelle entre les bottes du gardien, sur un service d’Arnaud Lazzaroni et Valérian Croz, 6-4 à 43'22. Dunkerque encaisse, là, un but difficile à accepter psychologiquement et tentera néanmoins un dernier coup de poker. A 3 minutes et 35 secondes de la fin, le coach visiteur tente un coup de folie et fait sortir son gardien. Stratégie fatale dans un premier temps, puisque Laplace se saisit de la rondelle et inscrit en cage vide le 7ème but de son équipe, 7-4 à 57’01 [5-6], mais payante dans un second temps, puisqu’après ce but, le gardien ressort et Maxime Brachet, oublié, dévie une rondelle qui s’élève dans les airs et passe la ligne d’un Tom Charton bien en place mais battu, 7-5 à 57’57. Pendant près de deux minutes, les locaux repoussent les assauts et conservent leur avantage de deux buts. Le Mont-Blanc s’impose face aux Corsaires !
Alexandre Juillet
La joie et le sourire pour Alain Boisson !
Dans une rencontre plaisante, les Yétis du Mont-Blanc sortent donc vainqueurs et empochent du même coup deux points importants dans la course aux play-offs. Score final 7 buts à 5. Les joueurs du stratège Boisson ne cessent d’impressionner. Malgré un effectif jeune sur le papier, les Yétis affichent de l’envie, de la hargne et, il est vrai, un brin d’insouciance qui leur permet bien souvent de gêner les plus grosses cylindrées du championnat de D1. S’il reste quelques détails à régler et notamment la gestion des temps faibles, qui permettraient aux verts et rouges de finir plus sereinement un match, la formation haut-savoyarde est en nette progrès de match en match et se positionne aujourd’hui comme un concurrent direct pour les séries. Reste au contingent du Mont-Blanc à se gérer et à trouver la clé pour tenir le rythme pendant 60 minutes en gardant en tête l’objectif avoué par le staff, la qualification pour les Play-Off 2013-2014.