Il n’aura fallu qu’un tiers pour comprendre que les Lions n’étaient pas venus en D1 pour faire de la figuration. Bien en place, agressifs sur le porteur et efficaces devant le filet, les hommes de Damien Raux ont pris les Corsaires à la gorge dès les premières minutes.
Le Russe Dmitrii Dudkin a été le grand artisan de ce départ canon avec deux réalisations (14’56 et 19’57), entrecoupées d’un but d’Erwan Plantrou (17’18). Malgré l’égalisation provisoire de Cédric Custosse (16’16), Nantes a subi la furia lyonnaise et bouclé le premier tiers avec deux longueurs de retard (3-1).
La domination rhodanienne s’est poursuivie sans relâche dans le deuxième acte. Profitant d’un collectif bien huilé et d’une transition rapide vers l’attaque, les locaux ont maintenu une pression constante sur la cage du corsaire William Desmarais.
Rocco Andreacchi (30’40) puis Maxence Leroux (35’02), parfaitement servis par l’infatigable Flavien Fondadouze (trois passes décisives), ont creusé un écart qui semblait déjà rédhibitoire à l’issue du deuxième tiers (5-1). Nantes, dépassé dans l’engagement et la rigueur tactique, paraissait sans réponse.
Malgré un début de troisième période marqué par une supériorité numérique et un regain d’agressivité, les Corsaires ont réagi trop tard. Charles Farmer (45’41) puis Valérian Mathieu (47’49, en powerplay) ont redonné un semblant d’espoir aux visiteurs, réduisant l’écart à 5-3.
Mais une fois encore, la réaction lyonnaise ne s’est pas fait attendre. Qui d’autre que Dmitrii Dudkin pour calmer les ardeurs nantaises ? L’attaquant russe complétait son triplé à la 48e minute, scellant définitivement le sort du match (6-3) malgré les ultimes tentatives des Corsaires, notamment avec le gardien sorti dans les dernières minutes.
Un triplé pour son premier match en Division 1. Mobile, technique et opportuniste, l’attaquant russe a été un véritable poison pour la défense nantaise. Un démarrage en fanfare sous les couleurs lyonnaises.
🗨️ Ils ont dit :
Sylvain Roy (coach de Nantes) : « On n’était pas prêts. Il faudra tirer les leçons rapidement, car ce genre de démarrage ne pardonne pas en D1. La réaction en troisième tiers est encourageante, mais trop tardive. »
Lyon envoie un message fort à la division en occupant provisoirement la 3e place du classement. La suite s’annonce prometteuse, avec un effectif mêlant talent, vitesse et collectif. Nantes, de son côté, devra rapidement redresser la barre, avec un déplacement périlleux à Tours en ligne de mire.