Dans une rencontre comptant pour la 22e journée de Division 1, Morzine (11e, 28 pts) accueillait Neuilly-sur-Marne (4e, 40 pts), lui aussi en quête de rebond après trois défaites consécutives. Devant 1005 spectateurs, les hommes d’Anthony Mortas ont livré une prestation sérieuse et engagée, misant sur une rigueur défensive exemplaire et un réalisme clinique pour faire plier des Bisons dominateurs dans le jeu mais inefficaces face au but.
Le premier acte démarre sur un rythme soutenu. Morzine ouvre le score à la 10’28 par Konstantin Kebets, bien servi par Clément Garrido. La réaction des Bisons est immédiate : vingt secondes plus tard, Bryan Sautereau égalise pour Neuilly. Loin de douter, les Pingouins reprennent l’avantage à la 17’11 grâce à Tomas Marcinek, au terme d’une belle séquence collective. Morzine vire en tête (2-1). 2e tiers : Kebets, l’homme fort
Neuilly revient des vestiaires avec de meilleures intentions et égalise dès la 20’15 par Sautereau, auteur d’un doublé. Les Franciliens poussent, multiplient les tirs, mais se heurtent à un Jiri Blazek vigilant. En infériorité numérique, Morzine fait la différence : Kebets inscrit son deuxième but personnel à la 37’35, donnant un avantage précieux aux locaux (3-2). 3e tiers : gestion et efficacité
Sous pression dans le dernier tiers, les Pingouins font le dos rond. Malgré une domination territoriale des Bisons, Morzine tue le suspense à la 44’33 par Marcus Karlsson, parfaitement lancé par Morozov et Ziuziakin. Solides défensivement, les locaux verrouillent la fin de match pour s’imposer 4-2.
Morzine signe une victoire aussi précieuse que rassurante, mettant fin à une série de trois défaites consécutives. Face à une équipe de Neuilly pourtant généreuse et entreprenante, les Pingouins ont su faire preuve de sang-froid et de discipline pour décrocher trois points essentiels dans la lutte pour le maintien.
La clé de la rencontre réside dans l’efficacité morzinoise. Dominés aux tirs (23 contre 41) et aux engagements, les Pingouins ont compensé par une excellente organisation défensive et un gardien en état de grâce. Jiri Blazek a écœuré les attaquants nocéens, tandis que Konstantin Kebets s’est montré décisif dans les moments clés, y compris en infériorité numérique.
Neuilly pourra nourrir des regrets, tant sa domination n’a pas été récompensée, illustrant une période délicate marquée par un manque de réalisme. Côté Morzine, ce succès pourrait bien servir de déclic pour la suite de la saison.