Pour ce premier acte de la finale, Caen a su imposer son réalisme face à une équipe de Cholet accrocheuse. Après un premier tiers vierge, les deux formations ont animé la rencontre avec des échanges de buts. Mais portés par un Ilya Altybarmakyan décisif, les Drakkars ont pris l’ascendant pour ne plus le lâcher, scellant leur succès en fin de match dans la cage vide.
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| Photographe : © Victoire Moyon (Archives) |
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1er tiers : une mise en route prudente
Le début de rencontre est marqué par une certaine tension logique pour une finale. Les deux équipes se neutralisent et peinent à trouver des espaces. Cholet concède deux pénalités, mais Caen ne parvient pas à en profiter. Les gardiens, Ronan Quemener côté caennais et Mark Grametbauer côté choletais, répondent présents. Malgré une domination territoriale des locaux (11 tirs à 4), le score reste nul et vierge après vingt minutes.
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| Photographe : © Victoire Moyon (Archives) |
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2e tiers : Caen renverse la situation
Cholet frappe le premier dès la reprise par Mathieu Tremblay (20:39), profitant d’un bon mouvement collectif. Mais la réaction de Caen est immédiate : Paul Montean égalise moins de deux minutes plus tard (22:36). Le match s’ouvre et les Drakkars prennent progressivement le dessus. Ilya Altybarmakyan donne l’avantage aux siens à la 34e minute (34:31), bien servi par Ville Rautiala et même le gardien Ronan Quemener. Caen vire en tête à la deuxième pause (2-1).
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| Photographe : © Victoire Moyon (Archives) |
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3e tiers : gestion et efficacité caennaise
Cholet revient rapidement dans la partie grâce à Matthew Iasenza (40:52), relançant totalement le suspense. Mais une nouvelle fois, Caen fait parler son efficacité. Altybarmakyan s’offre un doublé à la 47e minute (47:16), redonnant l’avantage aux siens. En fin de match, Cholet tente le tout pour le tout en sortant son gardien, sans succès. Radek Vesely scelle définitivement la victoire dans la cage vide (59:16). Caen s’impose logiquement 4-2.
Conclusion :
Ce premier match de la finale tourne à l’avantage de Caen, qui a su faire preuve de réalisme et de maîtrise dans les moments importants. Les Drakkars mènent 1-0 dans la série et envoient un premier message fort.
Analyse :
Caen a construit son succès sur plusieurs éléments clés : une discipline irréprochable (aucune pénalité concédée), une efficacité offensive supérieure et un gardien solide dans les moments chauds. Le duo Quemener–Altybarmakyan a particulièrement brillé, le premier à la relance et le second à la finition.
En face, Cholet n’a pas démérité. Les Dogs ont su répondre à chaque moment clé, mais leur indiscipline en première période et un manque de tranchant offensif dans les moments décisifs leur ont coûté cher. Avec 15 tirs dans le dernier tiers, ils ont tenté de pousser mais sans parvenir à faire craquer définitivement la défense caennaise.
Cette première manche laisse entrevoir une série disputée, mais Caen prend un avantage psychologique certain avant le match 2.