Comme l’indiquent nos analyses et pronostics, Montpellier est le favori de cette confrontation.
Les Vipers présentent le même effectif que face à Roanne, la semaine dernière, à l’exception de Yann Curry qui est remplacé par Théo Perrenoud. Valence enregistre le retour de Jules Plenet qui remplace Sofiane Lahssini. Belle entame des Vipers, mais ils s’effondrent dans les 5 dernières minutes du tiers
Les Vipers prennent d’emblée l’initiative par Cermak qui tente de passer sous la botte de Blanc suivi par Lobstein, il ne s’est pas passé plus de une minute trente et déjà trois lancers sur le portier drômois. Le pressing montpelliérain est haut, les occasions valentinoises sont rares en ce début de match. Vojsovic travaille contre la bande, pivote pour Virtanen qui fait sonner le fer, Briwa récupère et lance mais l’arrière défense bloque le tir. La rondelle reste bleue. Nouveau tir de Caubet qui cherche la déviation de Coupard, Blanc fait bonne garde. Les Vipers se rapprochent de la cage et Coupard fait filet.
Les Lynx essayent de réagir, Amouriq sert délicieusement Clément qui bute sur Stiliadis. Ca va un peu mieux pour les visiteurs, Ouimet s’approche du but mais son tir est arrêté. Le jeu s’équilibre, De Mali s’approche du slot et l’arrière défense valentinoise lui subtilise la rondelle.
Les présences valentinoises en territoire héraultais sont plus longues comme sur ce tir de Zinger bloqué par Stiliadis, mais aussi leurs défensives toujours aussi efficaces comme Dousseau qui se couche sur la trajectoire et anéantit le caviar que Lobstein adressait à Cermak tout seul.
Au tour de Caubet de tenter sa chance mais son palet reste dans la niche de Blanc.
Les Lynx construisent leur sortie de zone avec Pchalin derrière la cage qui sert Baskov, longue transversale vers Bortino à la rouge qui voit Ouimet lancé qui veut retrouver Baskov, son palet rebondit comme une balle de flipper sur deux patins montpelliérains et revient dans la palette de Ouimet qui en profite pour nettoyer la lucarne (0-1 à 15’46).
Sur la remise en jeu gagnée par les Vipers, Lobstein se fait prendre par la patrouille pour un accrocher en pleine zone offensive et offre aux Drômois leur première supériorité numérique. Le ton est monté d’un cran et l’arrière défense montpelliéraine protège son gardien dès le premier lancer drômois. Le jeu de puissance valentinois est en place, Ouimet sert Lazzaroni, son lancer percute le bouclier du portier, les deux Alexis, Hermant et Pelisse sont au rebond et c’est ce dernier qui double la mise (0-2 à 16’58).
Les Montpelliérains réagissent par une chevauchée solitaire de Lavrenov, puis par un lancer à bout portant qui échouent sur le cerbère.
Mais le momentum reste rouge, Pchalin sert son compatriote Baskov et part faire le trafic devant Stiliadis, Baskov contourne la défense et troue le filet pour la troisième fois en moins de quatre minutes (0-3 à 19’22), assistance accordée à Zinger.
Hormis un geste répréhensible montpelliérain puni d’une paire de minutes, il ne se passera plus rien jusqu’à la pause.
Dans ce premier vingt, les locaux ont très vite pris l’ascendant sur leurs rivaux qui ont résisté pendant tout le tiers. Dans les cinq dernières minutes, les Dauphinois ont une ouverture du score chanceuse, puis exploitent idéalement une pénalité évitable des Vipers, pour enfin tripler la mise et se doter d’une avance qui leur permettent de voir venir. Les Vipers dominent encore mais sans combler l’écart
Valence débute le tiers en supériorité mais Montpellier se montre toujours aussi décidé à réagir en gagnant la mise puis en frappant les premiers à la cage par Virtanen. La pénalité est tuée par les Lynx. De retour à égalité numérique, le pressing des Vipers s’intensifie et suite à un une deux entre Caubet et Vojsovic, ce dernier est tout près de conclure mais Hermant bloque le tir. C’est ce même Hermant qui intercepte le lancer de Perez quelques secondes plus tard. Valence se montre décidément très hermétique défensivement. Cette fois, Dousseau fait obstacle de son corps. Valence est assiégée et Blanc s’interpose sur le lancer de Lobstein. Les Lynx n’ont plus d’autre solution que le dégagement qui sera refusé.
Toute l’équipe montpelliéraine est à l’œuvre pour s’imposer comme avec cet arrêt crosse-mitaine rageur de Stiliadis sur le tir à bout portant de Bortino. Cette fois, le jeu devient plus équilibré, l’épisode cévenol est passé .
Les Lynx frappent sur la cage par Zinger et Bortino. Nous sommes presque à la mi-match quand Virtanen se voit invité à se reposer au frais. Les unités spéciales drômoises prennent leur temps de poser leur jeu. Lazzaroni, à la pointe, écarte sur Ouimet qui sert Pelisse, le rebond atterrit dans la crosse de Hermant qui l’expédie dans les filets mais le but est accordé à Pelisse (0-4 à 30’18).
Nous sommes à la mi-match et la victoire des Vipers s’éloigne un peu plus. Mais ils ne mollissent pas : Virtanen, qui veut se faire pardonner, déborde sur l’aile gauche, tire mais Blanc repousse, le Finlandais récupère, contourne le filet frappe à bout portant, nouveau sauvetage de Blanc, Cermak reprend à un mètre et c’est encore la botte du cerbère drômois qui sauve son équipe.
Quel match ! Les nombreux partisans montpelliérains encouragent leur équipe dans une ambiance surchauffée. De Mali se présente seul devant Blanc mais perd son duel. Au tour de Cermak d’effacer Lazzaroni et partir seul et Blanc fait encore un arrêt décisif. Il reste cinq minutes au tiers quand les Lynx concèdent leur première prison. Les unités spéciales des Vipers déploient de beaux mouvements mais les Lynx reviennent au complet sans dégâts.
Nous sommes dans les deux dernières minutes du tiers quand De Mali récupère la rondelle dans sa zone pour Perez qui lobe son défenseur, Lobstein accélère et se présente seul pour l’ouverture des compteurs héraultais (1-4 à 38’17). L’espoir revient côté montpelliérain, il reste 36 secondes au tiers quand les Lynx concèdent leur deuxième pénalité mais la sirène retentit sur ce score.
Malgré une écrasante domination des Vipers dans ce tiers médian, ils restent à trois longueurs, l’ouverture du score en fin de tiers a de quoi leur redonner l’espoir. Les Vipers indisciplinés gâchent trop d’occasions
Il reste donc 1’24 à la supériorité montpelliéraine. Le jeu de puissance des Vipers a du mal à se mettre en place sereinement en raison des traces d’eau du surfaçage, la pénalité sera tuée. Les Vipers n’ont plus de questions à se poser et se projettent à nouveau à l’offensive : Vigor, après un beau dribble efface deux adversaires transmet à Lavrenov lancé au deuxième poteau, Blanc est battu mais le fer sauve une deuxième fois les Lynx.
Les minutes s’écoulent quand ce même Vigor, à vingt mètres du palet, commet une agression devant son banc qui fait hurler de rage ses propres coéquipiers. Il est pris par la patrouille au plus mauvais moment et c’est la 5ème supériorité des Lynx qui en ont déjà 50% de réussite. Vingt secondes après, Lazzaroni sert Baskov qui propulse le disque sous la barre (1-5 à 45’33).
Valence fait circuler la rondelle et le dégagement des Vipers est refusé. Ils ne lâchent rien et les incursions des rouges en territoire Viper se font plus rares. Dans un beau mouvement, parti de sa zone avec Cermak qui récupère le palet pour Lavrenov qui prolonge vers Virtanen le long de la rampe, il entre en territoire Lynx, longe la bleue et décoche un lancer à mi-hauteur, Lavrenov smash du bâton et prend Blanc à contre-pied (2-5 à 49’07).
Montpellier sait qu’il lui reste encore du temps pour arracher l’égalisation synonyme de prolongation, alors Virtanen place un lancer mais Blanc détourne. Au tour de Cagigos de tenter sa chance dans un angle fermé mais sans problème pour Blanc. On installe le jeu en zone offensive mais Vojsovic est expédié au frais. L’unité spéciale des Lynx n’a pas de raison d’être audacieuse et installe son jeu. Lobstein, lui, n’a pas de temps à perdre chipe la rondelle à Coupard et s’en va seul en un contre zéro mais Blanc gagne son duel. La remise en jeu est dans le camp des Drômois, qui restent prudents, car les secondes qui s’égrènent leur sont favorables.
Nous sommes dans le dernier 10 et, à 4 contre 5, Cermak traverse la glace et assène une charge contre la bande patins décollés sur Pchalin qui s’écroule. L’arrêt de jeu est sifflé. Le nez est cassé et du sang se répand sur la glace et on fait rentrer la surfaceuse. Le quatuor arbitral n’osera pas envoyer un 2ème Montpelliérain au cachot et cette pénalité est tuée. Montpellier s’en sort bien et Valence perd son défenseur le temps que le médecin du match le soigne.
Revenus à égalité et portés par une patinoire comble, les Vipers s’installent en territoire Lynx, Lavrenov transmet dans l’enclave à Cermak qui frappe, la botte de Blanc écarte latéralement et Virtanen trouve l’espace pour marquer (3-5 à 52’42).
Tout est encore possible pendant les sept minutes restantes pour les locaux à qui il ne manque plus que deux buts, pour aller en prolongation. Le public ne s’y trompe pas et les supporte à tout rompre. L’échec avant des Vipers gène considérablement les sorties de zones adverses. Les esprits s’échauffent devant Blanc et Maarni, plein de lucidité, remet tranquillement Cermak à sa place. Les Vipers essaient de s’approcher du but mais ce lancer de Virtanen, trop lointain, est sans problème pour le cerbère drômois. Nouvelle incursion de Cermak qui oblige Lazzaroni à un plongeon désespéré et renverse le jeu pour Virtanen à un mètre de la cage et c’est Baskov qui le neutralise.
Les Drômois n’ont plus beaucoup de cartouches à jouer comme ce tir lointain de Plénet qui est sans problème pour Stiliadis. Au moins, il permet de changer tranquillement la ligne et faire baisser la pression.
Ce sont, à nouveau, les Vipers qui lancent de la bleue, Blanc repousse et met la crosse. Dans leur zone défensive, les Vipers ne laissent rien passer comme ces charges simultanées mais régulières de Lobstein sur Maarni et ce sandwich de Caubet et Blanchy sur ce même Maarni. Dupont répond avec du jeu en interceptant la sortie de zone des locaux, remet la rondelle en zone offensive et plonge encore pour pousser la rondelle encore plus loin et fait tourner les horloges. On est dans les trois dernières minutes et Valence se fait sanctionner d’un retard de jeu. Jan Safar sollicite son temps mort pour jouer un six contre quatre avec engagement en territoire offensif. Végapolis est debout, les secondes s’écoulent et il n’y a toujours pas eu de tir sur Blanc. Lazzaroni se couche sur le tir de Cermak, la rondelle lui revient, il manque la cage vide mais la ligne est changée. Nous sommes dans la dernière minute. Cagigos sur sa bleue sert De Mali mais Blanc s’interpose. Porté par ses infatigables partisans de L’œil Du Lynx 24, c’est au tour de Clément de plonger pour faire sortir la rondelle de sa zone et gagner encore de précieuses secondes. La fin du match clôt les débats. La belle histoire continue
Ce fut un match digne d’une finale, les 2 équipes ont pratiqué un beau hockey engagé et ont offert de superbes buts au public de Végapolis. Valence a été outrageusement dominée au chapitre des lancers. Ensemble, les joueurs valentinois ont bloqué un nombre impressionnant de lancers et ont montré une belle solidarité défensive. Côté discipline, ils ont su ne pas tomber dans les provocations adverses en restant concentrés sur leur jeu. Ils réalisent une très bonne opération face à l’équipe favorite de ce championnat.
Première victoire valentinoise pour sa première finale
Du côté de Montpellier, sans surprise l’équipe a produit de belles phases de jeu. L’équipe a réussi à maintenir une pression offensive soutenue sur son adversaire pendant de longues minutes mais a butté sur la résistance drômoise. Peut-être lui aura-il manqué un peu de chance avec ces deux poteaux, qui ne l’ont pas aidé, mais surtout c’est sa propre indiscipline et son manque de réussite en supériorité numérique qui lui auront causé le plus de tords.
Les neuf joueurs de Valence qui étaient présents sur cette glace il y a deux saisons, se rappellent encore de leur lourde défaite 2-10 en saison régulière. Ce jour là, un certain Jan Dlouhy était sur le banc des Vipers. Depuis qu’il est redevenu valentinois. Il n’avait jamais battu Montpellier en match officiel. Ce soir, non seulement le signe indien est brisé, mais c’est à l’occasion de la première participation valentinoise à une finale du championnat.
Tout un symbole ...