Il aura fallu attendre la deuxième période pour voir les filets trembler dans une rencontre longtemps fermée. Toulon a ouvert la marque avant que Nîmes ne réagisse, sans jamais réussir à prendre définitivement le dessus. Le troisième tiers a offert un véritable festival offensif, avec une accélération brutale des Krokos qui pensaient avoir fait le plus dur. Mais les Boucaniers, opportunistes et combatifs, ont su revenir dans les dernières minutes pour arracher un match nul précieux à l’extérieur.
1er tiers : une entame verrouillée
La première période est marquée par une forte intensité défensive et plusieurs pénalités de part et d’autre. Toulon se montre indiscipliné en début de rencontre, offrant des opportunités à Nîmes qui ne parvient pas à concrétiser. Les Krokos, eux aussi sanctionnés à plusieurs reprises, doivent rester vigilants. Malgré ces situations spéciales, aucun but n’est inscrit et les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score vierge (0-0).
2e tiers : Toulon frappe, Nîmes répond
Le match s’emballe dès le retour sur la glace. Toulon ouvre le score à 28:27 par Kevin Richard. Nîmes réagit à 32:25 grâce à Jordan Agliardi, bien servi par Curri et Dedreux. Mais les visiteurs reprennent l’avantage deux minutes plus tard par Jeffrey Sidoit. Dans une période rythmée et équilibrée, les deux équipes se rendent coup pour coup, mais Toulon conserve une courte avance à l’issue du tiers (1-2).
3e tiers : un final complètement fou
Le dernier acte démarre fort pour Nîmes. Stearns égalise à 43:16 avant qu’Agliardi ne donne l’avantage aux siens une minute plus tard. Biars enfonce le clou à 47:02, offrant un avantage de deux buts aux Krokos (4-2). Toulon prend alors un temps mort salvateur. La réaction ne tarde pas : Brodeur réduit l’écart à 50:05, puis Arrighi égalise à seulement deux minutes de la fin (57:59). Malgré la pression finale, le score ne bougera plus (4-4).
Conclusion :
Ce match nul laisse un goût amer aux Nîmois, qui avaient fait le plus dur en prenant deux longueurs d’avance dans le dernier tiers. Toulon, de son côté, peut se satisfaire de sa capacité à revenir dans une situation compromise. Tout reste ouvert dans ce quart de finale.
Analyse :
Nîmes pourra regretter son manque de maîtrise dans les moments clés, notamment après avoir creusé l’écart en troisième période. Les nombreuses pénalités (16 minutes) ont également pesé dans la balance, cassant le rythme et offrant des opportunités à l’adversaire. Offensivement, les Krokos ont montré de belles séquences et une efficacité notable dans le dernier tiers, mais leur relâchement défensif leur coûte cher.
Toulon, plus discipliné (8 minutes de pénalité), a su faire preuve de résilience. Leur capacité à rester dans le match et à exploiter les moindres ouvertures en fin de rencontre témoigne d’une grande solidité mentale. Ce nul à l’extérieur pourrait s’avérer déterminant pour la suite de la série.
La prochaine confrontation s’annonce déjà décisive, avec deux équipes désormais pleinement conscientes des forces et faiblesses adverses.