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| Photographe L.J.B |
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Le Trophée Fédéral Loisir offre un profil un peu particulier. En effet, les joueurs débutants côtoient d’anciens pensionnaires de D2, D1, voire pour certains de ligue Magnus.
Un championnat où le plaisir de jouer des uns n’est pas toujours en adéquation avec l’envie d’apprendre des autres et on peut véritablement parler, comme le dit la formule, d’un championnat à deux vitesses.
Quand les meilleures formations peuvent rivaliser avec certaines D3, on observe que les plus humbles prennent parfois la forme d’équipes mixtes composées de débutants. Dans ce contexte, certains scores ont pu, par le passé, s’avérer lourds et dénués d’intérêt, mais les efforts et les réflexions ont été orientés dans le but d’atténuer ce constat, plus particulièrement en Île de France.
Jusqu’à aujourd’hui dans la région parisienne, 15 équipes réparties en deux poules de même niveau se disputaient les places qualificatives pour les playoffs. On assistait alors régulièrement à des scores à deux chiffres dépassant parfois même l’absurde, limite des vingt buts. Désormais, le championnat se divise en deux poules de niveau baptisées
Ligue 1 et Ligue 2. Une formule qui, derrière une apparente simplicité, s’avère offrir à chaque équipe et chaque joueur un intérêt sportif nouveau et rafraîchissant.
En effet, les équipes de
bas de tableau de ligue 2, ne sont plus aujourd’hui condamnées à ne disputer qu’un ou deux matches équilibrés par saison et chaque partie offre désormais une véritable chance de victoire. Une dynamique qui, cela va de soi,
est la même dans la division supérieure où, les résultats en attestent, les leaders ne sont pas à l’abri d’être mis en difficulté, voire battus par les prétendus plus modestes.
D’autre part,
le système de montée/descente offre à chacun un challenge sportif digne de ce nom, à travers lequel se dessine une hiérarchie plus claire et des repères de progression statistiquement identifiables. A l’approche des playoffs, le bilan est donc positif et peut-être significatif de la progression du hockey hexagonal sans compter les perspectives qu’il permet d’entrevoir.
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| Photographe L.J.B |
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Bien évidemment,
la région parisienne offre un contexte à part. Une population plus nombreuse, plus de clubs et donc plus d’infrastructures pour accueillir un hockey loisir dynamique. Mais le fait est que, les clubs voient leur nombre de licenciés loisir augmenter. Caen dispose aujourd’hui de deux équipes, à l’instar des Français Volants qui regroupent pas loin de 80 inscrits dans la catégorie.
A Paris, deux appellations distinctes sont ainsi naturellement en train de naître pour désigner la même compétition, à savoir les loisirs et la D4 dans lesquels chaque équipe a des objectifs qui lui sont propres, bien qu’elles disputent le même championnat.
Au regard de ces évolutions naturelles,
on est en droit de se poser la question de savoir si justement, la D4 n’est pas en train de naître ?
Une division au sein de laquelle, le niveau augmente et le titre est suffisamment convoité pour offrir des matches de belle facture, bien loin de l’image préconçue que l’on peut avoir du hockey loisir. On sait aujourd’hui qu\'Amiens, Caen et Paris font office de favoris et bien avisé celui qui sera capable de dire qui l’emportera cette année, et encore sans compter sur les outsiders comme Meudon qui, la saison dernière, a largement contesté la domination de ce « Big 3 » lors de la finale d’Albertville.
On peut même se demander si, en avril, les demi-finales ne nous réservent pas une élimination surprise… La route vers le titre loisir est piégeuse, et même les joueurs au passé le plus significatif, doivent ferrailler pour tirer leur épingle du jeu, un constat qui en dit long sur le véritable niveau des meilleures équipes.
Finalement, le niveau et l’enjeu augmentant, cette D4 embryonnaire ne serait-elle pas une vraie alternative pour beaucoup de joueurs contraints à l’arrêt ou à la fuite vers le roller en fin de junior ou de carrière ?
D’autre part, n’offrirait-elle pas une vrai perspective, un vrai objectif pour les joueurs ayant commencé sur le tard ? Et même si les infrastructures manquent, que les capacités d’accueil des clubs sont limitées, à terme, cette division ne manquerait-elle pas au hockey français ?
Peut-être que l’heure est venue pour les clubs de revoir leur vision du hockey loisir qui
n’est certes pas une catégorie à potentiel en termes de formation mais un véritable bassin de licenciés pour la fédération et le hockey français.
Nous sommes tous conscients que les infrastructures sont le plus gros problème en France et que les capacités d’accueil et le temps de glace à offrir manquent aux clubs. Néanmoins, le débat est ouvert car le hockey loisir se porte à merveille.
J.G
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