Les Jokers s’en tirent à bons comptes
En leaders provisoires du championnat, même privés de joueurs importants comme Florian Chakiachvili (absent depuis le début de saison) ou Ryan Lash et sans Macmillan Carruth laissé au repos sur le banc au profit de Lucas Mugnier pour la garde de leur but, les Dragons prennent d’emblée les choses en main et confisquent le palet. Petter Hansson allume le premier pétard que repousse Olivier Richard le gardien cergypontain du soir (01.44). Patrick Holway plus tard trouve le petit filet alors que Cergy n’a toujours pas eu d’opportunité. Les franciliens restent bien concentrés et solidaires en défense et subissent sans trop d’encombres ensuite.
Nicolas Ritz fait trébucher Lukas Mackin sur une entrée en zone offensive de l’attaquant suédois (08.17). Premier
powerplay du match et il ne faut qu’une poignée de secondes pour vérifier que le jeu de puissance francilien (le premier de la ligue) n’a rien perdu de son mordant face à la
box défensive rouennaise (la 7
ème du moment).
Sur la remise en jeu, Ryan Orgel trouve Macklin en pointe lequel décale Emils Gegeris pour son one-timer caractéristique sur lequel Mugnier ne peut que constater les dégâts (1-0, 08.22). Les Jokers ouvrent la marque un peu contre le cours du jeu.
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| Photographe © Olivier Bénard |
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Ils surfent un peu sur cette dynamique sans pour autant desserrer l’emprise rouennaise et plus tard Mugnier déjoue la tentative de Orgel qui avait fait le tour de sa cage (12.20). En face, les Dragons dominent mais c’est stérile face à des Jokers qui se démènent pour ne rien offrir.
A force de dominer sans concrétiser, les normands se font prendre une nouvelle fois.
Orgel lance une attaque où Thomas Suire, dans l’axe, parvient à trouver Kalle Myllymaa sur sa droite, le finlandais mystifiant de près le portier jaune d’un joli revers (2-0, 15.21). C’est bien payé pour les Jokers qui continuent à planter des banderilles comme cette tentative du jeune Lucas Girre.
Rouen aurait pu réduire l’écart avant la pause mais Richard dit non à la grosse occasion de Tommy Cormier (18.15). Le dernier tir de la période est pour Leevi Karjalainen mais Mugnier fait l’arrêt. Avec deux buts d'avance les hommes de Philippe Horsky ont parfaitement négocié leur entrée dans la rencontre. Les Dragons, eux, sont encore à quai.
Tirs cadrés :
Les Dragons reversent la table
Les Normands n'ont pas traversé la Seine pour regarder passer le train francilien alors ils repartent forts même s’ils auraient pu le payer cher lorsque, rapidement, Vincent Nesa est puni pour un cinglage (21.27). Ils subissent le
powerplay de Cergy sur lequel Myllymaa est à deux doigts, plus exactement à une barre transversale, d’inscrire son second but, mais finalement ne craquent pas. Mieux encore, sur la fin de pénalité, ils chipent un palet bêtement perdu à la bleue par leurs adversaires, ce qui oblige Noah Wendling à commettre un «
faire trébucher » pour enrailler le contre (23.39). Le
powerplay rouennais n’est peut-être que le 9
ème du moment dans la ligue mais face à une
box cergypontaine encore trop perméable (9
ème également) cela suffit. Les Dragons restent patients et obstinés.
Tomas Simonsen échoue de peu une première fois mais sur l’action suivante, à 8 secondes de la fin de la pénalité, bien décalé par Simon Lafrance et Cormier, il fait admirer sa qualité de tir (2-1, 25.31).
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| Photographe © Olivier Bénard |
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Les Jokers tentent bien de réagir mais, depuis début de la saison, décidément le 2
ème tiers ce n’est pas leur truc et, comme Rouen a vraiment haussé le curseur, cela devient vraiment compliqué pour eux malgré une occasion de leur défenseur Orgel auteur d’un très gros lancer capté par Mugnier (26.48). Globalement, les visiteurs asphyxient un peu les pensionnaires de l’Aren’ice qui peinent à se dégager et, suite à une grosse occasion de Lafrance repoussée par Richard, il y a un gros moment de flottement où le gardien a perdu de vu le
puck et Wendling sauve
in extremis en dégageant devant Simonsen qui avait la cage vide face à lui (29.18). Se dépêtrer de la pression normande est particulièrement difficile aussi quand Gegeris ressort enfin un palet, il ne trouve preneur, son coéquipier auquel il le destinait rentrant au banc. Il n’en faut pas plus aux Dragons pour immédiatement exploiter le revirement.
Au terme d’une belle combinaison qui donne le tournis à la défense, Connor McClennon, et surtout Anthony Rech, d’une passe aveugle trouve au second poteau Cormier esseulé qui égalise (2-2, 30.05).
Le calvaire n’est pas fini pour les franciliens et Karjalainen est jugé coupable d’un «
retenir », un peu sévère, sur Loïc Lamperier ce qui lui vaut non seulement un passage en prison mais surtout permet à Rouen de passer devant (32.28).
Le jeu de puissance des Dragons est bien en place et, quand Hansson et Rech trouvent McClennon démarqué, le one-timer du canadien est chirurgical (2-3, 33.31). Rouen a renversé Cergy et il n’y a rien à y redire.
Les franciliens s’accrochent mais n’ont quasi pas d’opportunités de tir mis à part celle de Karl Lindström. Sans un très bel arrêt de Richard face à McClennon lequel, de près, se voyait déjà inscrire son 7
ème but de la saison, le
break aurait été fait (38.30). La pause arrive à point nommé, en quelques minutes, les Jokers ont non seulement vu leur avance s'envoler mais ils ont aussi vu les Normands les renverser et prendre les commandes. Les franciliens devront trouver les ressources pour repartir au combat et revenir dans le
game.
Tirs cadrés :
Volcan rallume la flamme
London calling ! Les cergypontains doivent donc répondre à l’appel de la résistance voire de la révolte et ils le font. Pourtant le troisième tiers est moins passionnant que les précédents. Certes les Jokers ont repris un peu du poil de la bête pour tenter de recoller au score mais, malgré leur bonne volonté, les occasions franches ne courent pas les rues. Pour les Dragons, est-ce la fatigue de leur enchainement de matchs qui commence à se faire ressentir ou simplement le sentiment d’avoir fait le plus dur et d’être certains de pouvoir gérer cette courte avance, quoi qu’il en soit, ce n’est pas beaucoup mieux.
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| Photographe © Olivier Bénard |
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Ce sont à nouveau les unités spéciales qui font la différence quand sur une attaque rouennaise Robin Colomban dans son emportement pour le gain du palet est puni pour une crosse haute (43.51). Le
powerplay des franciliens qui s’en suit tourne plutôt bien et des moments un peu chauds s’enchaînent sur la cage de Mugnier.
Finalement lors d’une énième entrée en zone offensive, Orgel décale Macklin sur la droite avant que ce dernier ne serve sur un plateau Nolan Volcan en plein slot, le canadien ajustant le portier normand (3-3, 45.00). Avec son premier but de la saison l’attaquant remet les deux équipes à égalité.
Le reste du tiers restera infructueux pour les attaques qui seront bien timides face aux deux défenses en place. Avec les minutes qui passent, personne, et surtout pas les cergypontains, ne veut prendre le risque inconsidéré de se faire contrer et ainsi de sortir bredouille du match.
Tirs cadrés :
La réplique de Volcan
Dés le début de la prolongation les Dragons confisquent le disque qu’ils font tourner sans pouvoir se mettre en position optimale. Ils n’obligent Richard à repousser qu’une seule fois. Les Jokers se monteront, eux, bien plus efficaces. Sur leur première récupération de palet, Fredik Stromgren lance Lindström qui prolonge pour Volcan lequel parvient à un contrôle du bout du patin avant d’enchainer par un tir qui trompe Mugnier (4-3, 61.16).
Le doublé du canadien permet aux siens d’empocher deux points précieux face aux leaders qui récupèrent de leur côté un petit point.
Tirs cadrés :
- Cergy : 1
- Rouen : 1
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| Photographe © Olivier Bénard |
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Meilleurs joueurs du match :
Tomas Simonsen pour les Dragons
Nolan Volcan pour les Jokers
Tous sourires les Jokers devront rapidement redescendre de leur nuage car une très grosse semaine, en partie sur la route, les attend. Mardi ils font leur entrée en coupe de France chez les Wildcats d’Épinal, un match piège dans l’un des plus chauds chaudrons de hockey de France face à une belle équipe de D1 . Ensuite, vendredi ils affrontent un concurrent direct les Diables rouges de Briançon à la patinoire René Froger avant de les recevoir dimanche. Les points mis en jeu vaudront chers.
Pour les Dragons qui sortent d’une lourde semaine, ils devront eux aussi se déplacer pour la coupe de France, chez les Corsaires de Dunkerque un pensionnaire de la D1 qui aspire à monter en Magnus avant de recevoir en fin de semaine les Ducs d’Angers. Un match qui sent la revanche, les angevins étant venus gagner à l’ile Lacroix tout récemment.
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