Suède - France 3-2 (1-0 2-0 0-2)
Le retour de Stéphane Da Costa
Après la victoire surprise de la Norvège contre les Tchèques (3-2) dans l’après-midi, la donnée était claire pour la France : Faire des points pour ne pas avoir toute la pression sur les épaules lors du match clé contre les Norvégiens qui ont déjà 3 points. Dave Henderson apportait d’ailleurs quelques petits changements à son équipe par rapport au premier match, avec notamment la rentrée de Stéphane Da Costa sur la seconde ligne aux côtés de Pierre-Edouard Bellemare et Kevin Hecquefeuille, de loin la ligne française la plus technique. Et puis surtout, il décidait de faire entrer en jeu le gardien de Grenoble Eddy Ferhi dès le début du match, malgré le bon match de Fabrice Lhenry contre les Tchèques.
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| photo L.Lardiere |
| E.Ferhi auteur d une belle partie ce soir sortira pour cause de deshydratation |
Un bien mauvais but…
Le plan de match français était parfaitement appliqué par les joueurs. Sur chaque possession de puck en zone offensive, les Bleus tentaient le shoot, prenaient leur chance. Par rapport au match contre les Tchèques, les Français fore-checkaient beaucoup plus haut et avec beaucoup plus d’agressivité (dans le bon sens du terme). La Suède était d’ailleurs souvent empruntée à la construction ainsi qu’en transition. Par contre, lorsqu’elle était installée en zone française, elle se créait d’excellentes occasions. Mais c’est finalement sur un coup du sort que la Tre Kronor pouvait ouvrir le score. Après un cafouillage devant Eddy Ferhi et un shoot de Carl Gunnarsson précédant plusieurs rebonds plus ou moins heureux, Erwan Pain déviait malencontreusement la rondelle du genou dans son propre but
(17’49’’, 1-0 pour la Suède).
Sur l’ensemble de la période, la statistique des tirs cadrés était de 18-7 en faveurs de l’équipe scandinave.
Le rouleau compresseur suédois en action
En deuxième période, les Bleus revenaient sur la glace avec les mêmes intentions que lors du premier vingt. Chaque occasion de terminer un check était prise. Offensivement, même si les chances étaient rares, les Français tentaient quelque chose. Mais un nouveau coup du sort frappait les Bleus. Bien lancé par le vétéran du Jokerit Michael Nylander (37 ans, 926 matchs de NHL), Jonas Andersson armait un missile hyper-puissant en entrée de zone, slapshot, qui laissait Eddy Ferhi de marbre, côté mitaine
(22’34’’, 2-0 pour la Suède).
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| photo L.Lardiere |
| D.Henderson motive ses troupes |
A partir de cet instant, la Tre Kronor commençait à sérieusement mettre la défense française dans le rouge. Les Bleus ne parvenaient plus à sortir de leur camp avec des relances catastrophiques qui permettaient aux Suédois de maintenir une pression constante sur la cage française. Mais les hommes de Dave Henderson pouvaient éviter de donner trop de pénalités en restant concentrés et très disciplinés.
Les Bleus réussissaient d’ailleurs à tuer leur seule pénalité de la période, contre Vincent Bachet (25’20’’ pour holding). Mais malheureusement pour eux, les Français encaissaient un nouveau but évitable après un très mauvais dégagement d’Anthoine Lussier contre la bande face à Christian Bäckman. Le rebond menait la rondelle sur la crosse du génial Linus Omark qui servait un caviar au jeune prodige Johan Harju dans le slot et, bien entendu, le futur joueur de Tampa Bay ne ratait pas pareille aubaine
(27’44’’, 3-0 pour la Suède).
Une pénalité contre Linus Omark (31’12’’ pour tripping) redonnait ensuite quelques couleurs aux Tricolores qui se créaient plusieurs occasions, mais le très jeune Jacob Markström (20 ans) maintenait sa cage inviolée. Et dès le retour de Linus Omark, la Suède remettait une pression intenable jusqu’à la sirène marquant la fin du tiers-temps.
Au final, forte domination scandinave, surtout techniquement, face à une équipe de France travailleuse et montrant un visage positif.
Le spectaculaire retour des Bleus
La dernière période s’annonçait comme mission impossible pour les Français. Mais comme contre la République tchèque, l’équipe de Dave Henderson gardait un esprit positif, continuait d’essayer, d’aller déranger cette Tre Kronor tellement intouchable lorsqu’elle a le contrôle de la rondelle. Sur chaque shift, les joueurs français donnaient le maximum et c’est par la première ligne, très travailleuse, que cela finissait par payer. Un dégagement suédois rebondissait sur le dos d’un défenseur suédois devant le slot. La rondelle retombait sur la crosse de Yorick Treille qui ne se posait aucune question est allumait la cage suédoise d’un tir aussi soudain que puissant
(44’34’’, 3-1 pour la Suède).
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| photo L.Lardiere |
| K.Hecquefeuille élu homme du match côté France |
Après un choc malheureux avec Rickard Wallin, Eddy Ferhi était contraint de quitter le jeu, ce qui obligeait Dave Henderson à faire rentrer Fabrice Lhenry (48’03’’). Avec son expérience, le portier de Rouen se mettait tout de suite dans le bain en réalisant quelques arrêts importants qui maintenaient la France dans le coup jusqu’à un geste absolument magnifique de Luc Tardif ! L’attaquant de Rouen pénétrait dans la zone suédoise presque jusqu’à la ligne de fond et après un joli crochet, armait d’un angle très difficile un tir précis qui passait juste sous la transversale de Jacob Markström
(54’05’’, 3-2 pour la Suède).
Ce que réalisait l’équipe de France à cet instant était assez exceptionnel. Jamais ils n’ont baissé les bras. Contre les Tchèques cela n’avait pas payé, mais contre les Suédois, les Bleus étaient proches d’une sensationnelle égalisation. La meilleure chance échouait à la 18e minute à Stéphane Da Costa, seul sur le flanc droit mais qui oubliait la rondelle au moment de feinter le gardien. Afin de tenter d’arracher cette égalisation, Dave Henderson demandait son temps mort et sortait Fabrice Lhenry (58’37’’). Les Français se procuraient quelques jolies occasions mais ne parvenaient finalement pas à concrétiser ce qui aurait été un authentique exploit.
La voie à suivre…
Les Bleus ont clairement montré le bon visage sur ce match. Si ils peuvent jouer le même match contre la Norvège, ils ont une chance tout à fait réelle de s’imposer. La situation ne sera pas aisée car les Norvégiens vont pouvoir attendre les Français et jouer leur jeu, comme ils l’ont fait contre les Tchèques et les Suédois. Mais mentalement, ce très bon score contre la Tre Kronor a de quoi convaincre les joueurs que l’exploit est à leur portée.
Suède – France 3-2 (1-0 2-0 0-2)
SAP Arena : 3\'268 spectateurs
Arbitres : MM. Baluska (SVK) et Levonen (FIN)
Juges de lignes : MM. Kowert (GER) et Valach (SVK)
Suède : Jacob Markström ; Magnus Johansson, Victor Hedman ; Tony Mårtensson, Jimmie Ericsson, Marucs Nilson ; Carl Gunnarsson, Erik Karlsson ; Rickard Wallin, Matthias Weinhandl, Magnus Pääjärvi ; Oliver Ekman-Larsson, Christian Bäckman ; Niklas Persson, Linus Omark, Johan Harju ; Andreas Engqvist, Jonas Andersson, Michael Nylander. Coach : Benkt-Åke Gustafsson
France : Eddy Ferhi, Fabrice Lhenry (dès 48’03’’); Baptiste Amar, Vincent Bacher ; Yorick Treille, Laurent Meunier, Damien Raux ; Antonin Manavian, Nicolas Besch ; Stéphane Da Costa, Pierre-Edouard Bellemare, Kevin Hecquefeuille ; Yohann Auvitu, Thomas Roussel ; Anthoine Lussier, Laurent Gras, Erwan Pain ; Benoît Quessandier ; Luc Tardif, Brian Henderson, Sacha Treille. Coach : Dave Henderson
Goals : 17’49’’ Carl Gunnarsson (Linus Omark, Niklas Persson) 1-0 ; 22’34’’ Jonas Andersson (Michael Nylander) 2-0 ; 27’44’’ Johan Harju (Linus Omark) 3-0 ; 44’34’’ Yorick Treille 3-1 ; 54’05’’ Luc Tardif (Stéphane Da Costa, Baptiste Amar) 3-2
Pénalités :
Notes : 48’03’’ changement de gardien pour la France avec la sortie d’Eddy Ferhi pour Fabrice Lhenry. 58’37’’ Temps mort français. 58’37’’ sortie de Fabrice Lhenry
Etoiles Hockey Hebdo : *** Magnus Johansson, ** Eddy Ferhi, * Linus Omark
Elus meilleurs joueurs : Magnus Johansson et Kevin Hecquefeuille
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