Pour la onzième journée, les Gothiques arborent une tunique atypique mais unique. C'est en effet pour la cause luttant contre le cancer du sein qui permet aux Gothiques de porter un chandail rose. De plus, l'excellent boulot de quelques jeunes recrutés par le club afin d'attirer les étudiants permet au Coliseum d'être à la fois blindé, mais aussi extrêmement bruyant.
Photographe : Nicolas Leleu
Le match commence fort avec un premier cafouillage devant la cage de Buysse fort de statistiques impressionnantes (92.3%). L'engagement des Gothiques est évidemment propulsé par un Coliseum chaud bouillant avec notamment pas moins de 500 étudiants.
C'est alors que le match prend une tournure fatidique. En effet, le portier des Gothiques Mitch O'Keefe est victime d'une obstruction de Jensen. Ce dernier est frappé par Nicolas Leclerc ainsi que du cerbère qui se fait justice lui-même côté bouclier. Le corps arbitral donne 2 minutes au Dijonnais et 25 minutes à Leclerc ainsi qu'à O'Keefe qui finissent le match au vestiaire. La décision semble clairement dans un seul sens et condamne l'issue du match après seulement 1:22. Toutefois, le coup porté par O'Keefe pour se défendre est, selon nos informations, rigoureusement interdit. Les Gothiques doivent alors jouer deux minutes en infériorité numérique puis de trois minutes en double infériorité numérique.
Sous une incompréhension totale, le jeune Cunsolo doit entrer dans un match entamé et qui plus est en longue situation d'infériorité numérique. C'est évidemment pas la meilleure situation pour rentrer dans son match.
Coup sur coup, les Dijonnais profitent de la situation perdue par les arbitres pour marquer pas moins de trois buts. C'est Lamboley (assisté de Mansson et Stefishen) qui marque le premier (1-0 2:44). Puis, c'est au tour de Kolba (assisté de Stefishen et Quessandier) de doubler l'avantage (2-0 3:10). Pour finir, Quessandier (assisté de Kolba et Stefishen) compte une troisième fois en deux minutes (3-0 4:51).
Quand les Gothiques repartent en forces égales, ils n'hésitent à faire sentir leur présence et surtout leur juste frustration. La réponse survient d'un double tir que Buysse capte aisément (7:30). Les mises en échec fusent, au grand dam du public. Puis Joey West essaie de faire réagir les siens avec une déviation qui oblige Buysse à s'imposer (8:36). C'est ensuite des tentatives de Riendeau ainsi que de Béron sans réel succès. Ils tentent tous les deux de déjouer le portier adverse avec des slaps à la ligne bleue (10:36).
Buysse continue le bon travail puisqu'il capte un bon tir des poignets de Kazarine, revanchard après trois matches où il est laissé de coté. Son tir est toutefois stoppé par le mur dijonnais (11:08). Par la suite, Legault rate une cage vide qui aurait fait extrêmement de bien aux Gothiques alors en supériorité numérique (14:22). A la fin de la période, West décoche un bon revers qui inquiète Buysse mais ne le trompe pas (17:55).
La première période a donc vu les espoirs amiénois réduits à néant. Les deux pauvres minutes accordées à Jensen passent très mal auprès des supporteurs ainsi que des joueurs qui, frustrés, perdent facilement leurs moyens. Toutefois, le corps arbitral n'est pas directement responsable d'un jeu de puissance très réaliste des Ducs de Dijon.
Tirs : 11 pour Amiens, 12 pour Dijon
Pénalités : 52 minutes pour Amiens, 35 pour Dijon Des buts, et encore des buts
La deuxième tiers commence avec l'avantage d'un homme pour les Gothiques. Peu réalistes, ils n'obtiennent que quelques shoots à la bleue. Il faut dire que la défense dijonnaise est très bien appliquée et n'a pas besoin de prendre le moindre risque.
Alors en fin d'infériorité, les Ducs obtiennent une contre-attaque quand Brisebois perd le contrôle du puck. En 3 contre 1, les visiteurs effectuent de rapides transitions qui obligent Cunsolo à des déplacements latéraux trop importants. Le jeune portier est battu, et Stefishen (assisté de Andersson) fait vibrer le filet. Il porte la marque à 4-0 et obtient un premier but mais surtout un quatrième point dans la rencontre (5:21).
Photographe : Nicolas Leleu
L'arbitre donne deux minutes de pénalité à Riendeau pour une crosse haute que seul l'arbitre semble voir. Sur le jeu de puissance, les Dijonnais une nouvelle fois efficaces déjouent les Amiénois qui semblent impuissants. En effet, Edwards (assisté de Mansson et Andersson) décoche un tir qui trompe Cunsolo (5-0 9:39).
Fauchon réagit avec un bon tir des poignets, mais Buysse remporte une nouvelle fois son duel. Il est en très grande forme (10:20). Rien ne semble aller dans la direction des Gothiques. Même si le match est gâché par le corps arbitral, les Amiénois ne mettent pas les ingrédients pour réussir. Buysse est une nouvelle fois sollicité après un cafouillage devant son but (12:20) ainsi qu'une chaude situation après une excellente remontée de Brisebois (13:32).
Par la suite, l'arbitre décide de sanctionner les Ducs. Les Gothiques obtiennent une double supériorité numérique et les choses vont enfin dans leur sens. Effectivement, c'est Quentin Fauchon qui marque son premier but (et premier point) de la saison. Il est assisté de West et Béron. Il permet aux siens de revenir à 5-1 (16:06). Puis, c'est au tour d'un autre jeune français de marquer. Comme un signe, c'est Kazarine qui marque. En effet, il est assisté de Riendeau et Brisebois (17:48).
Le score est dorénavant de 5-2 et laisse une petite place à l'espoir pour le dernier tiers.
La deuxième période a connu moins de minutes de pénalité mais énormément de mises en échec et de « trashtalk ». Les arbitres se doivent d'être davantage prudents au vu d'un match qui est vite perdu par le corps arbitral.
Tirs : 16 pour Amiens, 2 pour Dijon
Pénalités : 4 minutes pour Amiens, 8 pour Dijon Un match qui s'emballe
Les Gothiques entament la troisième période avec davantage d'énergie. Les shoots ne sont pas nombreux mais le contrôle de puck en zone adverse est impeccable. Les coups de crosse abondent tandis que les supporteurs mettent de la voix.
Une fois n'est pas coutume, l'arbitre prend une bien mauvaise décision avant de se rattraper. En effet, il ne sanctionne pas une crosse haute avant qu'un Dijonnais marque un sixième but. Sous la pression des joueurs d'Amiens qui parlent beaucoup trop aux arbitres, l'arbitre renverse la décision et donne deux minutes à Melin (1:46).
Par la suite, Berzins obtient une énorme chance. Seul devant la cage, il n'arrive pas à tromper Buysse alors qu'il avait le temps. Le portier est dans un grand soir (2:15). C'est par la suite une nouvelle chance pour Champagne que Buysse réduit à néant et s'impose comme un rempart face aux Amiénois (3:09).
Photographe : Nicolas Leleu
Malgré tout, Cunsolo effectue quelques arrêts. Il est à noter un gros duel remporté en contre-attaque par le jeune français (6:46). Ensuite, Tim Crowder rate une cage vide après un excellent jeu de Béron (9:30). Legault est coupable du même raté quelques instants après. Il y a ensuite un slap de Brisebois qui passe au dessus de la cage de Buysse, qui semblait battu. Puis, il décoche un nouveau tir que Buysse dégage du bouclier (10:35). Les occasions s'enchaînent puisque Narbonne voit son shoot frapper la barre de Buysse.
Mario Richer décide de sur-utiliser quelques de ses joueurs comme la première ligne Béron-Champagne-Crowder ainsi que de quelques joueurs comme Berzins, West, Riendeau et enfin Legault.
La fin de match part dans des abîmes profondes. Les mises en échec abondent de nouveau ainsi que les pénalités qui vont parfois avec. Le match est complètement perdu par les arbitres qui n'essaient même plus d'engager des conversations avec les capitaines.
Il est à noter l'exclusion de Champagne (2+20) après un « faire trébucher » limite et la frustration qui va avec. Ensuite, Buysse veut se venger d'un coup vicieux tenté, mais raté, de Legault. Effectivement, il se met sur le chemin de Legault pour encaisser un coup. Il prend donc deux minutes pour obstruction, mais provoque surtout une bagarre presque générale. Bourgeois défend son coéquipier mais ne prend pas de pénalité. Legault, quant à lui, écope 2+25 et porte le nombre d'exclu à quatre (Champagne n'a pris lui que méconduite sans la possible suspension, Richer l'est ensuite). Pour finir en beauté, Mario Richer prend 25 minutes aussi et termine le match exclu.
Tirs : 6 pour Amiens, 3 pour Dijon
Pénalité : 78 minutes pour Amiens, 41 pour Dijon
MVP : Stefishen pour Dijon, Champagne pour Amiens. La décision de l'arbitre après seulement 1:22 a complètement détruit le match. Il peut donc se réjouir probablement d'un score de 220 minutes de pénalité. Tout au long de ce dernier, les joueurs n'ont pas cessé les coups vicieux, les mises en échec contre la bande ainsi que de belles paroles. La décision du début de match a chamboulé la rencontre que les Gothiques n'ont fait que subir. En effet, les trois buts en infériorité numérique en début de match ont réduit à néant tout espoir. Pour combler le tout, les supporteurs ont chambré (parfois en ayant dépassé la limite) les dijonnais. Ces derniers n'ont pas hésité à répondre à base de doigts d'honneur envers le public qui ne le mérite sûrement pas.
On peut se poser la question côté arbitrage de la fréquence des désignations en championnat Elite préjudiciable peut être, à pouvoir se mettre dans le rythme ! Quid également de la mise en place d'un arbitrage à quatre !!!
La fête est partiellement gâchée, mais les néo-supporteurs étudiants auront l'occasion de revenir puisqu'ils ont découvert tout un sport et surtout toute une ambiance. Les Gothiques perdent donc une première rencontre à domicile mettant fin à une belle série. Ils décomptent toujours 16 points et figurent à la 5ème place. Dijon remonte à la 7ème place avec 14 points et donc à portée de leurs adversaires du soir. Les Ducs recevront les Rapaces de Gap ce vendredi 14. Les Gothiques iront à Épinal devant les écrans de la chaîne l'équipe à 20h15.