Les supporters grenoblois découvrent à l’occasion de ce match deux nouvelles têtes : le Français venu de Caen pour apporter de l’intensité sur le 3ème ou 4ème bloc, Mathias Arnaud, ainsi que le Slovène Andrej Hebar qui vient du championnat autrichien. Ce dernier sera de suite installé sur la deuxième ligne avec Bouchard et Thinel. Avec cette nouvelle recrue étrangère, Grenoble dépasse le nombre de onze joueurs étrangers à aligner sur la feuille de match. Pour cette rencontre, Edo Terglav décide donc de laisser de côté Gauthier et Milovanovic. Le coach grenoblois fait tourner ses joueurs étrangers en tribune. Autant pour une rencontre de championnat, cela ne posera pas trop de problème, autant pour une finale de Coupe de France à Bercy ou une rencontre de play offs, cela sera une autre paire de manche pour annoncer les mauvaises nouvelles…. A moins que des joueurs se blessent entre-temps.
Brest débute ce match sans sa nouvelle recrue David Bastien, blessé contre Gap. Florent Aubé quittera la rencontre rapidement suite à une gastro…
Sébastien Oprandi titularise dans la cage l’ex-Grenoblois Antoine Bonvalot, malgré les excellentes performances de son autre jeune portier Leo Bertein.
Les Albatros prennent ce match par le bon bout. Husja, top scoreur de Brest, est le premier à tenter sa chance. Son shoot est dévié par Mustukovs (0’56).
Brest s’installe en zone offensive grenobloise et J. Avenel n’est pas loin de se saisir d’un rebond laissé par le gardien letton de Grenoble (1’30).
Grenoble réagit par son meilleur défenseur, Bisaillon, qui prend un lancer de la bleue dévié par Quesnel mais Bonvalot est vigilant (2’32). Le portier brestois est en forme et sort quelques bons arrêts dont notamment un gros lancer de Dave Labrecque (2’52).
Jérémie Romand n’est pas loin de l’ouverture du score sur un lancer du revers après engagement en zone offensive (3’52). L’attaquant français touche le poteau de Mustukovs.
Il faut un bon Bonvalot pour repousser les tentatives grenobloises de Bouchard, Hebar, puis encore de Labrecque (8’30 et 10’13). Brest contient les attaques de Grenoble et, sur une action bien menée, Ouellet se présente devant Mustukovs, temporise et ajuste le gardien entre les jambières (0-1 10’42).
Un but qui récompense le jeu collectif brestois. Une équipe bien en place avec des joueurs qui se trouvent facilement. Un jeu propre, porté à l’avant, au contraire des Grenoblois qui semblent supérieurs individuellement mais collectivement moins rodés.
Grenoble récupère pendant quelques minutes le momentum mais Arnaud ne profite pas d’un palet qui traîne devant Bonvalot. Doyle écopera de deux minutes de pénalité sur cette action (12’09). Le power play ne donnera rien malgré une tentative rapprochée de Chouinard qui trouvera la botte de Bonvalot (12’30).
Les BDL terminent ce tiers en infériorité quand Tartari sur un engagement écope de deux minutes pour un coup de crosse dans le visage de Quesnel. L’arbitre suisse de la rencontre punit le Grenoblois (18’44). Brest joue la supériorité et, sur un décalage au second poteau, Ouellet vise la cage ouverte et marque le second but à trois dixièmes de la fin du premier tiers (19’59 0-2).
Tirs : 13/10
Photographe Laurent Lardière
Brest à la fête
Grenoble rentre au vestiaire avec deux buts de retard, ce qui commence à énerver certains joueurs dont le capitaine Eric Chouinard.
Brest attend Grenoble et profite des contres. Hujsa et Gagnon se présentent à deux contre un. L’attaquant brestois temporise un maximum et sert Gagnon qui reprend. Mustukovs sort le puck de la jambière (21’35).
Chouinard n’est pas dans un bon soir. Bien lancé, il rate le cadre (27’). La réduction du score va revenir sur un tir du revers de Thinel qui surprend Bonvalot, pour peut-être la seule erreur d’inattention du portier brestois (30’21 1-2).
Il ne faut que huit secondes pour que Brest ne reprenne le large avec le triplé du Ouellet sur une action que nous n’avons pas eu le temps de voir (30’29 1-3). Un but qui fait du bien aux Brestois, au moment où ils étaient peut-être le plus en danger.
Ce but redonne de l’air à Brest qui gère bien les raids solitaires des Grenoblois bien trop perso pour faire une différence devant une défense solide.
Les occasions deviennent plus rares et quand Grenoble parvient à prendre des lancers, Bonvalot est sur la trajectoire (37’). L’ancien Grenoblois aura marqué les esprits et il faudra un Ouellet en totale réussite pour qu’il ne soit pas élu homme de la rencontre.
L’équation est simple pour Grenoble. Marquer pour revenir dans le match. Les Grenoblois ne seront pas aidés par des pénalités contre Hebar que nous attendons de voir plus à l’œuvre avant de juger de son niveau (42’03) et Harty (44’44) qui est un bon joueur mais trop souvent bêtement en prison.
Brest profite de ces power play pour marquer un 4ème but par son unique buteur du soir Christian Ouellet (46’19 1-4). Le power play est installé et le lancer du Canadien glisse sous Mustukovs…
Grenoble aura bien une supériorité pour se relancer (46’34, G. Avenel) mais les BDL ne sont plus dans leur match au contraire de Brest qui conserve le contrôle du palet à 5 contre 4 et se moque de son adversaire… (48’).
Les hommes de Sébastien Oprandi attendent les Grenoblois dans leur zone, bien compacts devant Bonvalot, et repoussent facilement les tentatives grenobloises. Le match est plié, Grenoble ne reviendra pas. Une défaite sévère contre une équipe de Brest qui ne jouera pas le titre cette année mais qui posera des problèmes à toutes les équipes de Magnus si son effectif est au quasi complet.
Tirs : 15/6 Grenoble Une fois le match terminé, le public, à peine parti de la patinoire Pole Sud, les hommes d’Edo Terglav remontent sur le glaçon avec un maillot d’entraînement pour faire des tours de glace. Voici la punition infligée par le coach grenoblois à ses joueurs après la pâle copie rendue. Un fond de jeu qui peine à se voir, des joueurs trop individuels, il faudra faire plus durant les prochaines semaines qui s’annoncent décisives. Avec deux nouvelles recrues à son effectif, Edo Terglav n'a pas le droit de perdre contre des formations au budget trois fois inférieur. La "sanction" sera-t-elle bien reçue par les joueurs et notamment les cadres du vestiaire ? Edo Terglav peut-il perdre son vestiaire avec ce type de sanction ? Les réponses ne devraient pas tarder.
Pour Brest, le travail effectué depuis plusieurs années par le manager et entraîneur Sébastien Oprandi paye. Christian Ouellet a été à la fête avec quatre buts. Bonvalot a sorti une grosse partie malgré un but évitable. Il faudra compter sur cette équipe qui peut bien évidemment terminer dans les huit et jouer les play offs. Ce qui serait quand même une petite surprise dans ce championnat.
PS : nous remercions le staff brestois qui nous a prêté son matériel vidéo pour nos interviews de fin de rencontre auxquelles aucun Grenoblois ne s'est présenté.