Buts : Rouen : 07:39 Julien Desrosiers (ass François-Pierre Guenette et Carl Mallette) Chamonix : ; 26:06 Alexandre Audibert (ass Richard Aimonetto et Carl Lauzon) ; 31:40 Carl Lauzon ; 58:16 Alexandre Audibert
Pénalités
16 minutes contre Rouen
32 minutes dont 10 Ã Kara contre Chamonix
Rouen prend l’avantage.
Pas de round d’observation, les Dragons rentrent bien comme il faut dans le match et presse haut les Chamois et c’est tout normalement que la première occasion est à mettre à l’actif de Valier qui déborde bien sur le coté droit pour servir Guenette dans le slot qui ne cadre pas (00’58). Rouen ne lâche pas la pression et Zwikel trouve bien placé Salmivirta qui oblige Hardy à se mettre en évidence en faisant l’arrêt en deux temps (02’22).
Salmivirta lors d’une infériorité numérique gratte un palet dans sa zone défensive et va défier Hardy sans succès (04’05). Profitant de la supériorité Chamonix par l’intermédiaire de Kara sur la gauche oblige Ylonen à s’employer avec une belle mitaine (04’51). Le jeune portier Rouennais répond encore présent sur une tentative à la bleue de Torgersson (05’15). Si le premier avantage numérique pour Chamonix a été infructueux, il n’en sera pas de même pour les Dragons et il ne faut que quinze secondes pour trouver la faille.
Le palet circule bien sur le coté gauche, le décalage se forme pour Desrosiers seul au poteau droit qui n’a plus qu’à ajuster Hardy en lui logeant le pal et sous la barre et au dessus de l’épaule (1-0 / 07’39 Desrosiers ass. Guenette et Mallette). Rouen est maitre du palet mais se heurte à un portier adverse bien présent. Chamonix se reprend en profitant d’un jeu de puissance par l’intermédiaire de Lauzon qui ne cadre pas (11’46) pourtant idéalement placé ou encore par Veydarier à la bleue qui tire au dessus (12’20). Après ce passage délicat, Rouen reprend sa marche en avant et il faut tout le talent de Hardy pour annihiler les offensives normandes ainsi Janil à la bleue (13’14), Mallette de près en supériorité (15’49) ou encore Tardif dans le slot (16’07) en font la triste expérience. C’est ensuite son vis-à-vis qui va s’illustrer. Jouant en infériorité Audibert profite d’une erreur de relance de la défensive pour titiller Ylonen qui s’impose avec brio (16'15) puis Lauzon ne trouve lui que le casque d’Ylonen (16’47 ).
Les deux derniers tours d’horloge vont se jouer en supériorité pour les Chamois qui ne peuvent en profiter à cause d’Ylonen qui repousse de la botte un tir puissant de Patry (18’08) puis de la crosse un gros slap de Torgersson à la bleue (18’25).
Rouen remporte ce premier tiers non sans mal, il aura fallut une supériorité rondement mené pour prendre l’avantage face à des adversaires valeureux et solidaires.
Des supériorités stériles.
Chamonix comment ce second tiers en infériorité numérique et subit les assauts de Rouennais bien décidés à faire mordre la poussière à Hardy mais celui-ci bien que mitraillé de toute part reste imperméable. La situation reste inchangée même revenu en nombre, c’est une déferlante sur la cage visiteuse tour à tour Guenette (22’14), Mallette (22’54) ou en encore Holmqvist (23’07) vont se casser les crosses sur Hardy.
Il faut une faute Rouennaise pour que Chamonix inquiète Ylonen qui répond d’abord du plastron sur une tentative de Lauzon (24’27). Mais c’est le duo d’ancien Rouennais Kevorkian - Geffroy qui va mettre la défensive Normande à rude épreuve (24’56). L’indiscipline des montagnards est de nouveau sanctionné, ce qui donne encore une nouvelle chance aux Dragons mais ceux-ci n’en profite pas bien au contraire.
Un palet devant Ylonen tarde à être dégagé sur un premier lancer de Lauzon et Aimonetto bien placé le récupère pour servir Audibert qui n’a pu qu’a conclure (1-1 / 26’06 Audibert ass. Aimonetto et Lauzon). Ragaillardi par cette réalisation Kevorkian déborde sur la droite, sert Seguy qui arrive plein pot mais Ylonen s’interpose avec brio (26’43). Les supériorités à l’avantage des Dragons s’accumulent mais rien n’y fait, pas même Babka seul dans le slot qui ne peut pousser un palet qui traine (28’10).
Quand ce n’est pas de la mal chance ou de la maladresse c’est Hardy qui stoppe tout, comme ce double avantage qu’il tue en réalisant entre autre un arrêt venu d’ailleurs devant Desrosiers seul au poteau gauche (30’27). Chamonix toujours avec un joueur de moins souffre et se dégage comme il peut. C’est sur un de ses dégagements que suit Lauzon, ce qui met la pression sur Ylonen qui en voulant sortir au devant du palet en perd sa crosse qui heurte le palet et empêche l’attaquant Chamoniard de le jouer, l’arbitre accorde logiquement un tir de pénalité que Lauzon transforme avec beaucoup de réussite, le palet étant freiné par Ylonen rentre tout doucement dans le but (1-2 / 30’27 Lauzon).
C’est la stupeur dans les tribunes. Si sur ce but le portier Normand ne fut pas trop en réussite son homologue Chamoniard continue des prouesses comme cet arrêt devant Mallette seul au poteau qui cherche encore comment il a fait pour l’arrêter (35’52). Le reste du tiers est une succession d’avantage numérique aux normands toutes infructueuses (sept au totale).
Rouen n’a pas su concrétisé toutes ses possibilités de prendre le large et c’est exposé à des contre de joueurs booster par leur gardien qui réalise des prouesses, ce qui permet d’abord au sien de rester dans le match et ensuite de placer des contre diablement efficaces. Les dragons en jouant avec le feu ce sont pour une fois brulés.
Rien n’y fait.
Avec un but à remonter pas le temps de trainer en route, c’est ce que ce dit Brunelle qui déborde sur la gauche pour Guenette dans le slot qui marque …. Bah non arrêt grand écart de Hardy, splendide (40’09). Ylonen n’est pas en reste et intervient avec brio du bouclier (42’00) et de la crosse (43’00) devant le même tireur Patry les deux fois à la bleue alors que Chamonix joue avec un homme de plus.
Plus le temps passe et plus les Dragons se demandent ce qu’ils doivent faire pour tromper cet extra-terrestre qu’est Hardy. Cette non réussite entame un peu le moral des Rouennais qui cherchent mais ne trouvent pas de solutions dans le jeu. Si bien que le temps passe sans rien de bien intéressant avant les dix dernières minutes. Et c’est Chamonix qui avec un deux contre un Audibert – Kara voit se dernier ne trouver que le casque d’ylonen comme dernier rempart au but (50’34). Rouen retrouve de l’allant et pousse en cette fin de match. Salmivirta voit la cage s’ouvrir devant lui mais il se fait contrer au dernier moment (51’54).
Ensuite Rech se présente devant Hardy son tir se dirige dans la lucarne mais le gardien va nous chercher un arrêt d’une autre planète (53’36). Babka à là bleue (54’40), Tardif de près (55’12), Brunelle (56’17) ou encore Desrosiers en pivot (57’46) ont tous le même point commun, avoir trouvé Hardy sur leur route du but. Il ne reste que deux minutes quand une pénalité est appelée contre Chamonix avec remise en jeu dans la défensive Chamoniarde. Le temps mort est demandé par Garnier.
Rouen va faire sortir son gardien pour faire un six contre quatre. Tentative logique quand on sait que Rouen a 65ù de réussite au mise au jeu. Seulement quand rien ne va, rien ne va. La mise au jeu qu’il ne fallait pas perdre est perdue et Audibert s’en va seul marquer dans la cage vide (1-3 / 58’16 Audibert) ce qui sonne le glas des Rouennais et une première défaite en championnat de la saison.
Rouen a perdu ce soir face a de vaillant Chamoniards qui méritent amplement leur victoire. Leur volonté, leur curage et aussi leur esprit d’équipe fut agréable a voir. Le power play des Dragons aura été la faille en ne concrétisant qu’un seul et unique but sur 11 possibilités.
Certes la prestation des Dragons n’a pas été à la hauteur des espérances, certes les dragons n’ont pas bien joué (et encore), certes les dragons ont perdu, c’est ainsi, mais que dire de la prestation du public qui se disait, soit disant meilleur public de France. Ne pas applaudir est une chose, sifflé son équipe en est une autre. Sans doute parce qu’ici à Rouen le public est trop gâté ?
Et pourtant ce sont ces mêmes supporters qui les acclamaient pour la qualification pour le final de la Continental Cup il y a un mois, ces mêmes supporters qui les acclamaient encore pour la qualification en finale de la Coupe de France à Bercy et toujours ces mêmes supporters qui iront les acclamer, ou réclamer une crosse si par bonheur on gagne un titre (quel qu’il soit).