Une défaite à Chamonix face à un mal classé de Magnus, une défaite plus lourde que le score le laisse paraître face à Rouen en finale de Coupe de la Ligue, et une victoire aux tirs aux buts bien pénible à Villard, le moins que l'on puisse dire est que la reprise grenobloise a été bien difficile. On pouvait donc s'attendre face à un adversaire dangereux en la personne de Briançon à une réaction collective de la part du Champion de France. Soyons clairs, non seulement il n'en a rien été mais Grenoble a livré ce soir son pire match depuis bien des années à domicile, paraissant absents, peu concernés par les débats, les joueurs cadres laissaient en bonne partie les clefs de la maison aux jeunes dont le seul dynamisme ne pouvaient opposer une résistance sérieuse à des Diables Rouges candidats au titre encore cette année. Voyons l'essentiel de la rencontre avant de revenir sur les interrogations que ce non match suscite.
Laurent Lardière
Victoire des Diables Rouges
Briançon confirme ses intentions.
Le début de rencontre paraît globalement équilibré avec plusieurs accélérations grenobloises qui conduisent à des palets dangereux mais non repris comme celui de Sivic à 1"22, et il faut attendre une première rupture de Perez bien en jambe ce soir pour un premier tir sur Ferhi quelques minutes plus tard. Arrossamena puis Fleury planteront quelques autres banderilles dans les minutes qui suivent, dans une rencontre agréable à suivre mais qui propose pour le moment peu d'occasions franches.
C'est alors que Briançon va progressivement accélérer et bénéficier des nombreuses largesses d'une défense grenobloise bien pâle pour venir centrer au cordeau à plusieurs reprises. Un tir écrasé de Seikkula à 8"28, puis deux frappes de Guenette à 9"10 confirment l'emprise des diables rouges qui proposent un échec avant solide avec deux joueurs affectés en premier rideau.
A 10"23, un beau débordement de Lindlof le conduit à proposer un petit centre avec un palet bien levé pour éviter la crosse du défenseur et Terglav ne laisse pas passer l'occasion pour l'ouverture logique du score. (0-1).
Une pénalité différée va donner quelques couleurs aux grenoblois qui se créent deux tirs ouverts, mais l'absence de tout jeu de puissance derrière laisse entrevoir une équipe iséroise globalement hors du coup. Duels manqués, retards défensifs, passes dans le vide, bousculades entre joueurs de la même équipe et approximations multiples sont visibles. De même, que penser de certains retards dans les duels et d'un laxisme incroyable en professionnel dans le jeu défensif?
Pourtant, Ferhi fait le métier et Briançon qui semble craindre les fautes joue la prudence avant la première pause.
Tirs 10/5 grenoble
Engagements: 10/4 briançon.
Comme un air de renoncement
La seconde période va confirmer l'impression désastreuse laissée par les champions de France. Après avoir commencé doucement, et craignant un retour de Grenoble, Briançon va poursuivre sons système de 4 lignes mais va cette fois proposer une intensification de son système d'échec avant. Dans une rencontre relativement dénuée de défi physique, avec seulement 4 pénalités mineures des deux équipes, Briançon va déferler sereinement sur le but grenoblois.
Après une première repise de Zelighors du cadre, et une occasion d'Arrossamenaqui souligne que seuls les jeunes dans cette équipe paraissent jouer en attaque ce soir avec un bémol pour Fleury et Sivic, on s'attend à voir Grenoble rompre.
C'est ce qui se produit à 26"20 avec une superbe lucarne de Perez. (0-2)
Une pénalité des diables rouges voient ce derniers faire tourner à 4-5, avant qu'un poteau grenoblois ne termine ce jeu de puissance.
Un début de brassage entre Manavian et Groleau envoi le premier en prison, Briançon trouvant à plusieurs reprises Ferhi sur le jeu de puissance. Les minutes suivantes voient Grenoble peiner à sortir le palet devant le pressing des visiteurs.
A 32"47, Guenette fait la valise sur l'aile et va alors lancer rapidement sur le casque de Ferhi qui voit le palet rebondir au fond de sa cage. (0-3).
Le staff de Grenoble rappelle alors Ferhi pour faire entrer Raibon, ce qui peut confirmer le scénario qui voit Grenoble ne pas jouer la rencontre et préserver son effectif, un tel choix laissant entendre que les Brûleurs ne reviendront pas au score malgré quelques précédents cette saison avec un tel handicap.
Lindlof file à 33"53 et glisse gentiment le palet sous le jeune gardien grenoblois pour un 4ème but qui n'est pas sans présenter quelques points communs avec les déboulés rouennais à méribel. (0-4)
La bérézina se poursuit à 34"45 avec une nouvelle rupture de Seikkula qui trompe à nouveau Raibon pour confirmer l'impression d'absence totale de défense et de relâchement des grenoblois (0-5)
Une dernière pénalité de Grenoble termine la période.
Tirs 16/8 Briançon
Engagements 19/14 Grenoble
Rideau !
La troisième période commence avec un nouveau but de... Briançon vous aviez deviné, les joueurs de Basile ayant étés irréprochables sur cette rencontre en jouant sérieusement de vout en bout et en ne montrant aucune attitude antisportive à l'endroit de leurs adversaires et rivaux pourtant totalement dominés ce soir. A 41"15, Sjosten, défensif puissant que l'on aimerait revoir face à plus forte partie, frappe à la bleue et le palet termine au fond, Raibon semblant masqué (0-6).
Face à des hauts alpins jouant gentiment vu l'écart, mais au terme d'une belle action individuelle, Sivic va réduire le score à 43"27 (1-6), sans que le public ne pense une seule seconde que Grenoble puisse tenter la fantastique remontée comme ce fut le cas à Meribel.
Briançon déroule et une certaine torpeur gagne les tribunes, Grenoble regardant toujours passer le palet et semblant totalement incapable de proposer du jeu.
A 51"34, Briançon s'amuse dans les bandes grenobloises et le public commence à tordre le nez devant pareille déconfiture,.
Sjösten propose à 53"08 une belle relance, et l'attaque des diables rouges se déploie à la bleue, avec Pepy qui déborde et sert Lindlof qui reprend au fond (1-7).
un début d'explication entre Manavian et Sjösten vient réveiller le public à 56"29, les deux gladiateurs se retrouvant en prison pour deux 10" logiques après une joute verbale et une volonté d'en découdre bien bloquée par les arbitres impeccables ce soir.
La fin de rencontre verra un but grenoblois après un premier duel perdu par Fleury sur Sopko à 56"39, c'est Sivic encore lui qui reprend une passe de Benoit pour le 2-7 final.
Tirs 14/12 Briançon
Engagements 16/11 Grenoble
Laurent Lardière
Ferhi sorti
Mais que se passe t'il donc?
Parlons tout d'abord de Briançon pour dire que les diables rouges ont remporté une facile victoire et ont eu un comportement professionnel très sérieux, limitant leur relâchement logique à la fin de dernière période. venus livrer un combat physique, ils ont su rapidement y renoncer en voyant que l'adversaire avait ce soir aucun répondant et ne paraissait pas désireux de proposer un duel intensif. Difficile pour autant de parler de Briançon dans un tel contexte car l'équipe n'a pas joué à fond, mais l'impression laissée est très favorable, avec une défense bien en place autour d'un gardien qui peut prendre le match à son compte. Les diables rouges auront bien besoin de celà pour rivaliser avec Rouen en finale de Coupe de France, et même si ils ne sont pas favoris, l'impression laissée est positive et espérons le gage d'une belle finale à Bercy.
Concernant Grenoble, on ne peut que relever les faits, à savoir une équipe qui ne joue pas à fond et très clairement fait rapidement l'impasse sur le match pour livrer une prestation plus proche d'une rencontre amicale que d'un duel de haut de tableau de Magnus. Si l'on excepte les jeunes souvent utilisés ce soir et qui ont montré des qualités à l'image d'un Beylacq élu meilleur joueur côté grenoblois, si l'on met un bémol concernant Sivic qui inscrit deux buts après une relative transparence lors des deux premières périodes, de Fleury qui même moyen parvient à se créer des occasions, et d'un Ferhi qui en prend trois dont un évitable avant de sortir, les joueurs cadres n'ont pas joué cette rencontre avec le minimum d'intensité physique et le bagage technique que l'on est en droit d'attendre.
Pour qui connaît un peu le hockey, et sans critiquer en quoi que ce soit Briançon qui avait les arguments pour l'emporter quelle que soit la prestation grenobloise, on est sur cette rencontre au delà de la contre-performance sportive et on se situe plutôt du côté de l'absence de volonté de disputer pleinement ce match. J'entend dès lors les critiques tant grenobloises que briançonnaises à cet avis mais soyons francs dans les deux cas. Nous n'avions jamais vu depuis 6-7 ans au moins Grenoble proposer une prestation aussi minimale, on ne dit pas mauvaise car ce terme suppose que l'on se livre sur la glace. il ne s'agit pas de trouver des excuses à Grenoble en disant celà, mais bien à souligner que l'on est au delà de la "soirée sans" comme on dit. Du côté de Briançon, on avait conscience à la fin de la rencontre d'avoir croisé le fer avec une équipe qui était ailleurs pour reprendre l'expression bien trouvée d'un joueur de Briançon. Clairement, si les deux équipes jouent, il n'y a pas un tel écart et une telle absence de spectacle, d'intensité.
Alors que se passe-til et pourquoi cette non prestation? Pour les joueurs et l'encadrement, aucune explication particulière n'est à chercher sinon une reprise difficile et un manque d'engagement de certains joueurs. Avouons que celà nous paraît un peu court. A une semaine de la Coupe Continentale, ne doit-on pas voir ce résultat comme une volonté de s'économiser quelque peu? Pas forcément le meilleur moyen de ce préparer peut-on répondre, mais qui connaît un minimum le coaching de Lusth peut relever certains points.
Face à une grosse équipe de Magnus, les passages des jeunes sur la glace sont comptés, mais ce soir la jeunesse s'est vue confiée les clefs de la maison dès le départ. On pourra y voir les absences de Broz, Milovanovic et Nilsson, mais l'explication paraît un peu courte, d'autant que le second cité paraissait susceptible de disputer la rencontre? Après le troisième but, Ferhi est sorti ce qui semble souligner que l'affaire est jugée pliée, et que l'on veut s'éviter toute blessure et toute fatigue inutile. En d'autres temps, même avec un tel handicap, Grenoble aurait manoeuvré, demandez à Angers ce qu'ils en pensent... Enfin, la relative absence de communication sur le banc, ce qui n'est pas le cas quand cela va mal, paraît souligner que l'issue de la rencontre était connue rapidement. Alors, l'hypothèse selon laquelle Lusth a débranché très vite les cables électriques du camion grenoblois paraît la bonne, ce qui ne veut pas dire que Grenoble n'ait pas voulu jouer au départ, mais avec un plan de match davantage centré sur les jeunes et une volonté de ne pas alonger la liste des blessés comme le souligne l'absence de combat physique et de pénalités sifflées.
La sanction des 6 points de handicap place Grenoble à quelques encablures de la 4ème place et cette dernière semble à la portée des champions de France même avec un début de saison chaotique, par contre ne dirait-on pas ce soir si les Brûleurs comptaient deux blessés de plus après un match intense gagné ou perdu? On pourra rétorquer que ce diagnostic laisse à penser que Grenoble manque de panache, mais nous sommes tout de même à moins d'une semaine de la Coupe d'Europe avec trois matchs en trois jours. On ne dit pas non plus que Grenoble est au mieux vu sa finale disputée cette fois de Coupe de la ligue, et l'équipe joue avec ses moyens qu'il convient d'optimiser au maximum. Au faîte de sa puissance, Grenoble aurait croisé le fer totalement, ici on est dans une logique dde faire face comme on peut aux échéances que chacun jugera comme il l'entend.
Mardi face à Strasbourg, l'équation restera la même face à un adversaire moins fort que Briançon, mais dont les récents résultats des grenoblois devraient lui donner envie de venir faire un coup à Pôle-Sud. Un début de redressement sera attendu, mais le vrai rendez-vous de Grenoble qui a tout gagné l'année dernière, c'est bien le weekend prochain! Si les Brûleurs montrent un autre visage et font une belle finale, gageons que cet épisode sera oublié mais dans le cas contraire, certaines questions devront trouver leurs réponses.
en meme temps pas mal de rumeur comme quoi les joueurs ne seraient plus motive pour le championnat car ils auraient appris qu ils ne joueraient pas les plays offs
dns ce cas la normal qu on prete plus d importance a la coupe d europe
enfin ce n est que des rumeurs ca vaut ce que ca vaut mais vu le changement radical de comportement des joueurs ces derniers temps on peut se poser des quesions