Rouen veut d’emblée montrer à son adversaire du jour qui est le patron de la ligue, en se ruant sur la cage de Bertein. Si le premier tir de Olsson fait teinter le bouclier de Bertein (00’30), le second tir de ce même Olsson à la bleue fait lui retentir pour la première fois la sirène, synonyme de but (1-0 / 00’43 Olsson ass. Desrosiers et Mallette). Le match est lancé. Amiens ne se présente pas sur la glace rouennaise en victime potentielle, et Offret sitôt la bleue franchie adresse un bon slap que Lhenry capte d’une rassurante mitaine (01’38).
Si Rech inquiète Bertein, qui dévie son lancer du bouclier (01’58), c’est Amiens qui se montre pressant sur la cage de Lhenry qui doit faire un double arrêt devant Tomasek et Bergin (03’58), puis ensuite face à Pazak (04’50). La première supériorité est pour Amiens, et elle va être bien mise à profit. Les Gothiques s’installent comme il faut, font tourner le palet qui arrive à Hecquefeuille légèrement sur la droite, lequel catapulte la rondelle hors de portée de Lhenry (1-1 / 05’01 Hecquefeuille ass. Bergin et Claireaux).
Après cette égalisation, Rouen reprend la main et par deux fois se heurte à Bertein. Guenette, seul dans le slot, ne trouve que le plastron (05’38), alors que Desrosiers frappe sur le casque (06’06). Par la suite, c’est Amiens qui prend le jeu à son compte et se procure de belles occasions : Tomasek, de peu à coté (06’43), Bachet, qui met Lhenry en difficulté (08’05) alors que le tir de Deniset est lui repoussé de la crosse (09’08).Dans ce genre de rencontre, les grossières erreurs se payent cash, et la mauvaise relance Amiénoise dans leur zone défensive est interceptée par Guenette, qui transmet aussitôt à Thinel dans le slot, lequel d’un « gri-gri » met dans le vent le jeune Bertein qui s’incline (2-1 / 09’40 Thinel ass. Guenette et Brunelle).
Ce but assomme quelque peu les hommes de Richer qui vont, à peine deux minutes après, s’incliner de nouveau. Palet récupéré en neutre, Tardif s’enfonce dans la défense Amiénoise par la droite et d’un tir puissant sous la barre trompe Bertein (3-1 / 11’30 Tardif ass. Rech et Zwikel). Rouen a pris les devant et Amiens va devoir courir après le score, obligeant les Picards à se découvrir et laissant ainsi des espaces aux Rouennais. Malgré son inexpérience et son jeune âge, Bertein fait bonne figure surtout devant des slap de Olsson (12’13) et de Brunelle (12’40).
De son coté, Lhenry, fort de son expérience, ne tremble pas devant les assauts Picards de Tomasek (13’00), Beron (13’55) voire Pazak, qui, en break veut servir Tomasek au lieu de tirer (15’04). Thinel a bien une grosse occasion de scorer sur un bon service de Valier, mais, là encore, Bertein répond présent (16’11). La fin de tiers est pour les visiteurs, Bergin dans le slot (16’59) et Beron coté gauche (17’41) étant mis en échec par Lhenry.
Rouen enfonce le clou.
Le second tiers débute par une série de slaps signés Bergström (20’30) et Olsson (20’59), qui met fortement Bertein à rude épreuve. Beron, très actif, s’infiltre plein axe mais tombe sur un Lhenry intraitable (21’25). Si la première supériorité Picarde a été bénéfique sur le plan comptable, la première pour les Normands le sera tout autant. La technique est simple : redoubler de passes pour mettre hors de position la défense et transmettre au maitre artilleur Bergström dans l’axe et à la bleue, et le tour est joué ! Gling gling, c’est au fond (4-1 / 24’53 Bergström ass. Holmqvist et Thinel) !
Rouen, cette saison, marque souvent par paire et là, pas question de déroger pas à la règle ! Moins de deux minutes après, le duo Mulle – Valier s’arrache pour extirper le puck de la balustrade, ce dernier donne à Thinel dans le slot qui ne se prive pas pour finir le travail (5-1 / 26’32 Thinel ass. Valier et Mulle). Ne pouvant rien sur ces cinq réalisations, Bertein nous montre de bien belles choses, comme cette belle mitaine ras de glace sur un missile de Bergström (28’41). Et que dire du formidable plongeon qu’il réalise devant Rech (30’20).
Amiens ne baisse pas les bras ni les armes, Hecquefeuille, idéalement placé, tire de peu à coté alors que Marcos reçoit un caviar de Tomasek, mais Lhenry, de la crosse, y met fin (31’02). Le match est vivant et les actions nombreuses, mais d’un coté comme de l’autre les gardiens se mettent en évidence et ne laissent rien passer. Bertein s’en sort fort bien devant les tirs de Bergström, Olsson, Salmivirta et encore Bergström, tandis que Lhenry va jusqu’à la bleue pour dégager un puck que convoitait Mortas (32’54).
Thinel, déjà auteur de deux réalisations, ne fait pas la passe de trois, suite à une longue passe de Janil. Le break est cette remporté par Bertein (34’23). Chacun se rend coup pour coup en occasions de buts. Deniset trouve la mitaine de Lhenry (35’35), Desrosiers, en infériorité, le plastron de Bertein (36’12), Offret, la jambière de Lhenry (38’53), Thinel, la crosse de Bertein (39’03) et Hecquefeuille, le bouclier de Lhenry (39’33). On ne peut pas dire que c’est la maladresse des attaquants qui fait que le score n’est pas plus large, mais plutôt la bonne prestation des deux gardiens qu’il faut souligner.
Retour Amiénois tardif.
Ayant sans doute connaissance des résultats dans les autres patinoires de la ligue Magnus, Amiens n’a d’autre choix que d’attaquer et attaquer encore pour revenir. C’est ce qu’ils font et fort bien. Rouen, dans la neutre, manque sa relance, Pazak s’en empare et punit les Dragons d’un tir précis et imparable (5-2 / 41’11 Pazak ass. Mortas et Kowlalczyk).
Galvanisée par ce but d’entrée de tiers, Amiens continue sur sa lancée. Il faut un superbe geste défensif de Alen, qui, en se couchant, annihile un break qui se profilait (43’02). Roussel, de loin, s’essaye au slap, mais la mitaine de Lhenry est facile et sûre (43’02). Beron constate également que le casque de Lhenry est solide (44’18). Rouen de son coté joue en contre, et, sur l’un d’eux, Thinel, en soliste, ne peut tromper un Bertein vigilent (45’18). Amiens pousse encore et toujours et joue en avantage numérique. Pazak, seul dans le slot, ne peut conclure (46’55), alors que Deniset comprend pourquoi Lhenry est le portier de la sélection tricolore (47’32).
Mais voila, Lhenry ne peut pas tout faire ! Il ne reste qu’une seconde à l’avantage numérique quand Bergin, sur passe Hecquefeuille, placé sur la gauche, expédie d’un tir puissant la rondelle dans la lucarne droite de Lhenry (5-3 / 48’05 Bergin ass. Hecquefeuille). Amiens continue sur sa bonne période et le duo Marcos - Hecquefeuille oblige Lhenry à sortir le grand jeu (49’54). Rouen évolue toujours en contre, et Rech, sur sa vitesse, passe la défense en revue, sauf Bertein qui dit non (54’03).
Avec ce résultat, Amiens sort du top quatre. Alors les Picards se jettent dans l’offensive ! Hecquefeuille sert Offret, qui butte sur Lhenry (56’07), Pazak, de peu à coté (58’09). Enfin, la mitaine de Lhenry fait échec au tir de Hecquefeuille (58’46), tandis que Deniset n’a pas plus de succès, la mitaine de Lhenry n’ayant pas refroidi (59’58).
Avec ce succès, Rouen ne gagne pas de place, mais remet les pendules à l’heure après la défaite de l’aller. Par contre avec ce revers, Amiens se voit exclue du top quatre, ce qui a pour conséquence de les faire jouer un tour de plus en play off face à Dijon. Rouen affrontera le vainqueur de la confrontation entre Chamonix et Morzine. Le public sort ravi de la patinoire, ayant assisté à une rencontre de qualité. On notera la grande correction des Amiénois qui ont joué de fort belle façon jusqu’au bout, faisant taire de nombreux détracteurs qui voyaient déjà cette équipe jouer pour casser, comme quoi …… parfois, mieux vaut ne rien dire. Bonne chance à eux pour la suite.
Enfin, je terminerai ce billet avec un petit pincement au cœur. En effet, depuis deux saisons, Pierre Fekir vous gratifiait de ses interviews, mais pour des raisons professionnelles (mutation dans une autre région), il va nous quitter. Il assistait hier à sa dernière rencontre. C’est plein de joie pour ses nouvelles fonctions mais le cœur triste que je lui souhaite bonne chance et le remercie très chaleureusement pour ses deux années passées en sa compagnie. Tchao l’ami !