Pas de round d'observation entre les deux équipes, et Pazak chipe rapidement un palet qui traîne en zone adverse pour tout de suite échauffer Guillaume Richard (0'21). Koreskovs, Toivunen et Majernik répliquent en tournant autour du but de Thompson (1'59). Mais ce sont les Gothiques qui vont véritablement frapper les premiers. Kevin Bergin récupère derrière la cage adverse et trouve Tomasek seul dans le slot, qui loge le palet en lucarne (3'24) : 1-0.
Anthony Mortas tente d'enfoncer le clou en débordant seul à gauche, mais sa belle remontée est stoppé par le gardien morzinois (3'55).
Photographe : Nicolas Leleu (Archives)
Les Gothiques se créent davantage d'occasions que leurs adversaires, et le jeu est plutôt fluide et agréable. Les changements dans les lignes amiénoises ont été bénéfiques. Des automatismes apparaissent manifestement entre Pazak et Deniset d'une part, et entre Tomasek et Bergin d'autre part, à l'image de la bonne passe du grand numéro 21 canadien au non moins imposant tchèque, devant lequel Richard s'impose (10'18).
La bonne marche amiénoise est ralentie par une pénalité sifflée contre Claireaux (12'47). Les Pingouins en profitent pour se remettre dans le match par un bon tir de Martin Arup (13'04). Puis c'est Gaydon qui signe une petite déviation juste devant Thompson sur une passe de Mathieu Jestin, qui passe à côté (14'03). Dans l'ensemble, cette infériorité est bien maîtrisée par Amiens, qui n'a eu à subir que quelques tirs morzinois difficilement cadrés.
Les Picards reprennent leur marche en avant lorsque Claireaux sollicite Tomasek dans l'enclave, dont le tir est bloqué par un Guillaume Richard heureux sur ce coup (16'37). De leur côté, les Hauts-Savoyards tournent souvent autour du but amiénois, mais se montrent rarement dangereux.
Tirs cadrés : Amiens 11 – 6 Morzine-Avoriaz
Mises en jeu : Amiens 16 – 9 Morzine-Avoriaz
Les Gothiques passent la seconde dès le début de ce tiers. Comme souvent, Pavel Kowalczyk lance son compère Miroslav Pazak, qui couche un défenseur adverse et le gardien. Son lancer finit sur le poteau, mais Deniset a bien suivi et n'a plus qu'à pousser le palet en cage vide (20'46) : 2-0.
Les Pingouins réagissent en occupant la zone amiénoise, mais leur conservation du palet n'amène toujours pas de grand danger. Cyril Papa, Matic Kralj et Denis Kadic tentent pourtant une belle combinaison, mais Billy Thompson signe un bel arrêt (24'14). Puis ils se font plus agressifs dans le jeu, et plus pressant sur le but picard, notamment par le trio Koreskovs-Toivunen-Majernik.
Mais cette phase est de courte durée, et Amiens reprend sa domination. Richard stoppe bien Grégory Béron envoyé en break (27'50). L'Amiénois, bousculé par derrière, finit sa course dans le gardien morzinois. S'en suivent quelques échanges de gentillesses, après lesquelles seul Antonoff sera puni pour sa charge avec la crosse initiale sur Béron.
Les Gothiques ont des difficultés à s'installer en power play, et c'est même Matic Kralj qui offre une occasion aux visiteurs (28'35). Puis Morzine subit une nouvelle infériorité numérique (Papa à 29'43). Les attaquants picards enchaînent les tentatives lors de ce second power play consécutif, sans plus de succès.
Finalement, c'est à égalité numérique que les locaux trouvent la faille. Par un jeu en triangle parfait, Pazak à la bleue décale Tomasek à gauche, qui trouve Béron à droite dans l'intervalle (32'35) : 3-0.
Simon Petit en prison (33'15), les Pingouins mettent en place un jeu posé, et augmentent le trafic devant la cage amiénoise. Mickael Brodin profite du masquage de Thompson par Trabichet pour lancer à courte distance, mais le gardien canadien est à nouveau bien présent (34'00).
Puis le jeu devient moins propre, et deux pénalités seront sifflées coup sur coup contre Amiens, contre Hecquefeuille (35'20) et Tomasek (36'23). Les Gothiques doivent donc faire face à 57 secondes de double infériorité numérique, qu'ils parviennent à tuer de façon très combative, sans concéder un seul lancer cadré à Morzine.
Enfin, Amiens sera sanctionné pour un surnombre (39'37). Ces pénalités successives seront-elles le signe d'une déconcentration dont les Gothiques ont déjà fait preuve au dernier match face à Dijon ?
Tirs cadrés : Amiens 13 – 11 Morzine-Avoriaz
Mises en jeu : Amiens 17 – 8 Morzine-Avoriaz
La match reprend donc en supériorité pour les Pingouins, mais mis à part un bon tir de Kralj, les attaquants hauts-savoyards restent muets.
Et comme pour les deux précédentes périodes, c'est à nouveau Amiens qui va marquer en début de tiers. Bien décalé au second poteau par Yannick Offret, Paul Deniset feinte Richard et lève la rondelle sous la barre (41'45) : 4-0.
Photographe : Nicolas Leleu (Archives)
A priori les choses semblent bien engagées pour les Picards, d'autant que peu après ce but, Pazak est servi seul devant le gardien par Deniset, mais le Slovaque s'emmêle un peu les pinceaux (44'26).
Cependant, Morzine réagit par un une-deux bien exécuté entre Kralj et Koivunen, mais Thompson stoppe le tir à bout portant (45'03). Puis c'est Yusupov qui s'essaye au lancer de près, se heurtant lui aussi au portier canadien qui sort un gros match (46'11).
Les Pingouins maintiennent la pression suite à la faute signalée contre Tomasek (46'51). A nouveau, le power play s'installe correctement sans toutefois déboucher sur de franches occasions, jusqu'au bon tir à mi-distance de Nicolas Antonoff sur lequel Thompson finit par céder (47'41) : 4-1.
Puis c'est Vincent Bachet qui se voit sanctionné pour un accrocher loin d'être évident (49'52). L'arbitre M. Hauchart voudrait-il ramener un peu de suspens dans cette rencontre ?
Immonen ne se pose pas de question et signe un bon lancer qui ne trouve pas la cible (49'58). Puis l'entraîneur-joueur finlandais trouve Kralj tout près du but, mais le Slovène est littéralement frustré par un arrêt de grande classe de Thompson (50'35). Amiens est solidaire en défense en infériorité, mais personne ne peut intervenir lorsque le lancer de Tori Koivunen est dévié devant la cage par Millerioux (51'27) : 4-2.
Justifiées ou non, les pénalités sont en train de peut-être changer le cours du match, d'autant que l'officiel du soir se fait encore des amis au Coliséum en sortant cette fois Teddy Trabichet (51'55). Toujours à court de solutions offensives, c'est encore Immonen qui signe la principale tentative, sans succès (53'05). Puis une petite pause due à un problème de cage mal fixée fait redescendre la pression dans les gradins, mais aussi sur la glace où le rythme diminue après la reprise. Morzine a semble-t-il laissé passer sa chance.
Punis par deux fois pour un surnombre (57'45) puis pour un « faire trébucher » de Cyril Papa (58'31), les Pingouins doivent maintenant finir le match sous les derniers assauts amiénois. Pazak trouve Mortas au second poteau pour la dernière occasion, mais Guillaume Richard signe un arrêt magnifique (58'54).
Tirs cadrés : Amiens 11 – 13 Morzine-Avoriaz
Mises en jeu : Amiens 11 – 5 Morzine-Avoriaz
Bilan
Ce match a vu la performance de deux bons gardiens, Billy Thompson étant même désigné homme du match pour les Gothiques. Le meilleur morzinois a été Tori Koivunen, bien que le public ait unanimement et ironiquement désigné M. Hauchart pour ce titre, ce qui n'a pas manqué de faire sourire le trio zébré.
Sur la glace, le jeu amiénois se montre plus fluide. Les récents changements dans les lignes semblent bénéfiques, et les recrues paraissent bien s'adapter.
L'équipe de Morzine nous a semblé moins impressionnante qu'annoncée, en tous cas sur ce match. On peut noter un certain manque de créativité et de danger apporté chez les attaquants morzinois. La défense semble correcte, mais les 3 buts marqués par les Gothiques à chaque début de tiers les ont apparemment un peu sonnés.
A noter la sortie de Valentin Claireaux sur blessure à la hanche en cours de match, remplacé par le jeune Florent Neyens.
Tirs cadrés : Amiens 35 – 30 Morzine-Avoriaz
Mises en jeu : Amiens 44 – 22 Morzine-Avoriaz