Comme face aux Spinaliens dimanche dernier, ce sont les visiteurs qui sont les premiers en action. Thomas
Photographe : Marine Romain
Mathieu sur déviation étant proche d’ouvrir la marque, Garnier étant sauvé par son poteau (2’01). Toujours aux affaires, les alsaciens persévèrent dans leur besogne avec Korkiakoski qui vient chatouiller Garnier suite à un rebond (3’32).
Dans la continuité, Guttig se présente en break, sans réussite (3’57). Rouen, malgré cette occasion se montre brouillon en ce début de rencontre et se fait peur une nouvelle fois avec Trudeau qui solicite Garnier sérieusement (6’45). Malheureusement, cette occasion marquera la fin la belle période strasbourgeoise et surtout le début des ennuis.
Plutôt timorés jusque-là, les Dragons vont accélérer. Sur une entrée de zone, Thinel nous gratifie d’un tour de passe-passe avant de remettre devant la cage pour Lampérier, opportuniste, qui conclue l’action (1-0/8’01/ Lampérier ass. Thinel et Paquet).
La machine enclenchée, les normands vont appuyer sur l’accélérateur. En supériorité, Aleari trouve Ritz, dont le lancer fait mouche (2-0/10’16/ Ritz ass. Aleardi et Lampérier).
Malmenés, les visiteurs ne seront pas vernis sur un lancer de Sulc sur le montant gauche de Garnier (13’57). Pire, ils vont être à nouveau punis, en infériorité, avant de rentrer aux vestiaires, par un but de Wohlberg qui trompe Chabera en deux temps (3-0/17’12/ Wohlberg ass. Thinel et Bedin).
De retours sur la glace, les Dragons enclenchent de suite la marche avant. Aleardi puis Deschamps étant proche de faire gonfler le score très rapidement (20’35). Il faudra patienter quelques minutes pour voir un but de plus, pour Rouen, avec une déviation malicieuse de Ritz au premier poteau (4-0/26’44/ Ritz ass. Dusseau et Roy).
Après cette réalisation, les joueurs de l’Etoile Noire sombres de plus en plus. Une nouvelle pénalité à leur encontre sera à nouveau sanctionné par un but de Stehlik d’un slap puissant (5-0/27’54/ Stehlik ass. Deschamps et Bedin).
La deuxième partie du tiers ressemblera à une attaque défense avec des tirs à foison sur les cages de Chabera qui s’impose notamment devant Lampérier (29’28) ou Thinel (32’23), mais surtout devant Bedin pourtant seul face à lui (34’00). La jouant parfois « trop facile » les Dragons n’aggravent pas plus la marque alors que les situations chaudes se multiplient sur les filets adverses et que le compteur but aurait pu gonfler à vue d’œil.
Non rassasiés, les Dragons vont continuer de malmener leurs adversaires du soir avec un but en infériorité face à une défense alsacienne apathique pour le coup face à Lampérier et Nesa (6-0/41’23/ Nesa ass. Lampérier).
Le rythme de la rencontre, compte tenu du score, a bien baissé, avec des rouennais se contentant de gérer et jouant par à-coups.
Les Strasbourgeois, eux ont le mérite de continuer à « ouvrir » le jeu, mais parfois un peu trop à l’image de cette relance de Pecura dans la crosse de Lampérier qui n’en demandait pas tant (7-0/47’00/ Lampérier ass. Wohlberg et Thinel).
La victoire largement acquise, restait à obtenir pour Garnier le blanchissage sur son premier départ de la saison.
Ce sera chose obtenue à la fin des soixante minutes, non sans mal, car Trudeau, par deux fois, tentera bien d’ôter se bonheur au jeune portier rouennais, décisif du casque (52’43) et du plastron (57’21) face à l’attaquant québécois de l’Etoile Noire.
Nouvelle victoire facile pour les rouennais qui se sont de nouveau facilités la tâche en se montrant réaliste et décisifs dans la première période. Efficaces en power-play les rouennais gardent le rythme dans la course à la première place où chaque point glaner sera important à la fin des 44 levées. Coté Strasbourg, même si le score est très sévère, les joueurs auront eu le mérite de ne pas fermer le jeu et de tenter d’au moins sauver l’honneur. Sans réussite en début de rencontre, peut-être qu’avec un brin de chance le résultat aurait pu être différent, du moins plus serré, pour les joueurs de Daniel Bourgades qui sont dorénavant condamnés à jouer la poule de rélégation.