Avant que le match ne débute, les joueurs ainsi que les spectateurs avaient une pensée émue et dédiaient le match aux deux jeunes joueurs gapençais blessés lors d'un accident de voiture jeudi .
Grenoble domine.
Dès l'entame de la première période, Grenoble prenait ses quartiers dans la zone défensive caennaise et multipliait les tentatives sur la cage de L. Normandon.
Le jeune cerbère, formé à Grenoble, faisait face devant les tentatives de S. Lafrance, M. Sivic, J. Bedin, F. Charland, J. Perret, Y. Treille.
C'était un bombardement de lancers sur la cage caennaise qui agrémentait les premiers minutes du match.
Mais l'imprécision grenobloise ne permettait pas aux joueurs de Jean-François Dufour de délier les filets adverses.
Caen s'offrait alors quelques contres joués crânement par JC. Gauthier ou son compère québécois T. Poudrier, bien stoppés par Raibon.
L. Normandon, lui, de son côté, multipliait les arrêts décisifs et retardait l'ouverture du score.
B. Chauvel échappait à la défense grenobloise pour s'octroyer un face à face avec S. Raibon. L'attaquant français avait l'occasion d'ouvrir le score mais le portier isérois en sortait vainqueur.
Il fallait attendre les trois dernières minutes de jeu pour voir la domination grenobloise récompensée, suite à un jeu de puissance.
La débauche d'énergie des Normands à contenir les attaques grenobloises allait leur être fatale.
Deux infériorités numériques plus tard, Toby Lafrance, bien servi par Joris Bedin, lançait côté gauche et faisait trembler les filets de Normandon, pour la plus grande joie des 2000 spectateurs présents à Pôle Sud ce soir, 1-0 (18'26, assist Bedin et Gervais).
20 secondes plus tard, ils avaient même l'occasion de doubler la mise sur un nouveau jeu de puissance mais, cette fois-ci, le portier des Drakkars et ses coéquipiers évitaient le pire et rentraient aux vestiaires avec un seul but de retard à combler.
Tirs : Grenoble 19 Caen 6
Normandon fait front.
L'entame de la deuxième période est similaire à la première. Grenoble dominait outrageusement une équipe caennaise sur la défensive où L.Normandon, bien aidé par V. Gyesbreghs ou A. Gomane, tenaient les Drakkars à flot.
Des Drakkars qui s'enhardissaient peu à peu.
Palis testait Raibon côté mitaine (23'). C'était au tour de Y. Treile de sonner la charge grenobloise mais, là encore, le portier caennais disait non.
F. Petit était envoyé au cachot rapidement suivi par Deshaies côté visiteurs.
Jouant à quatre contre quatre, l'espace de la grande glace allait profiter aux joueurs de Luc Chauvel. JC. Gauthier s'échappait au nez et à la barbe de Lessard et Gervais pour lancer sur Raibon.
Le palet passait entre les bottes du gardien isérois et terminait sa course au ralenti derrière la ligne du gardien grenoblois, pas tout blanc sur le coup, 1-1 (25'32).
Les Grenoblois repartaient à l'assaut du but normand mais ils tombaient sur un L. Normandon au four et au moulin.
Treille, Bedin, Sivic, Petit trouvaient le portier caennais sur leurs tentatives. Il fallait un lancer de Charland mal dégagé pour voir Sivic reprendre l'offrande.
L'attaquant slovène faisait mouche et donnait l'avantage aux locaux, 2-1 (30'49', assist Charland, Petit).
Pensant sans doute avoir fait le plus dur en reprenant l'avantage, les Grenoblois perdaient peu à peu le collectif et c'était une ribambelle d'occasions solitaires qui étaient stoppées par le cerbère caennais, quelquefois par des arrêts pas très "catholiques " mais bigrement efficaces pour écarter le danger.
Caen avait l'occasion de revenir à hauteur sur un jeu de puissance mais ni Gauthier ni Romand ne trouvaient la faille dans le la cuirasse du gardien isérois (33'50, 34'12).
Grenoble, également en supériorité numérique, se donnait la possibilité d'augmenter son avance mais les tentatives de Treille ou Sivic trouvaient une nouvelle fois le portier normand sur leur lancer.
Les deux équipes rejoignaient les vestiaires pour la deuxième pause avec un petit but d'écart en faveur des locaux.
Tirs : Grenoble 14 Caen 6
Les Brûleurs au final
Revenus sur la glace de Pôle Sud avec l'ambition d'y faire un coup, les hommes de coach Chauvel contenaient les Grenoblois dans leur zone défensive. Sur un palet lancé en fond de zone, S. Raibon sortait pour relancer mais le palet était récupéré par K. Da costa qui faisait le tour de cage plus rapidement que le portier grenoblois. Malgré le retour de Selan et Lessard, l'attaquant caennais logeait le palet dans le filet ouvert, 2-2 (42'04).
Opportunistes, les Normands allaient se retrouver en avantage numérique quelques secondes plus tard. Une bonne occasion pour eux de prendre pour la première fois l'avantage dans la partie (42'43).
Cette fois-ci, la boîte grenobloise tenait le choc et repartait sans dommage à l'assaut du but normand.
Grenoble tentait beaucoup mais péchait par excès d'individualisme, même lors des différents avantages numériques que les Brûleurs de Loups avaient à jouer.
Ils ne se montraient pas patients et butaient toujours sur le gardien caennais, efficace.
Et lorsqu'il ne pouvait contrôler le caoutchouc, il y avait toujours une crosse, un patin, une jambière pour contrer les tirs grenoblois.
C'est une nouvelle fois la ligne Bedin-Lafrance-Treille qui allait débloquer la situation pour les hommes de Jean-François Dufour.
Alignés en attaque sur le jeu de puissance, les trois compères allaient combiner un jeu à trois pour aboutir à un lancer de Lafrance.
Le palet était dévié par le casque du portier caennais sur la barre transversale. Bedin, placé idéalement sur le côté droit, récupérait le palet, par chance ou malchance selon le côté que l'on supporte, et d'un lancer du poignet trouvait une troisième ouverture, 3-2 (54'10, assist Lafrance,Treille).
Le jeu de puissance grenoblois faisait mouche une seconde fois dans ce match.
Lessard, plus à l'attaque qu'à l'accoutumée, butait sur Normandon qui montrait quelques signes de fatigue mais en restant toujours aussi efficace, (57'10).
T. Geffroy, en bon capitaine, encourageait ses partenaires pour repartir à l'assaut du but grenoblois mais le pressing était moins efficace.
Le temps mort et la sortie du portier normand ne changeait rien si ce n'est que Charland réussissait à récupèrer le palet qu'il transmettait à ce diable de F. Petit. Le petit attaquant de poche parachevait la victoire grenobloise par un but en cage vide, 4-2 (59'30, assist Charland).
Une dernière occasion grenobloise par J. Perret était tout près de faire faire mouche mais Normandon ne donnait pas de rebond (59'55)
Tirs : Grenoble 15 Caen 5
Total tirs: Grenoble : 48, Caen 17
A suivre : interview de Vadim Gyesbreghs
Les Grenoblois demeurent invaincus en Ligue Magnus mais devront retrouver un collectif car, ce soir, ils ont souvent péché pas excès d'individualisme. Dominant la partie outrageusement, ils ont laissé l'espoir à leurs adversaires du soir de réussir un hold-up en Isère.
Les Drakkars n'ont pas démérité ce soir. Ils possèdent une équipe assez homogène et devraient vivre une saison moins difficile que l'an passé.
Etoiles Hockeyhebdo:
* Petit ,Treille
** Gyesbreghs , Lafrance
*** Normandon, Bedin