Rouen et Grenoble sont fraichement éliminés en Coupe de France et ont bien l’intention de se refaire une santé d’autant plus que la première place est en jeu. Rouen aligne le meilleur gardien du championnat Pintariç (aux statistiques impressionnantes 95.9% d’arrêts, 1.17 buts encaissés par match et 5 blanchissages) qui n’avait pas joué la coupe et est au complet contrairement aux locaux qui comptent Bonvalot, Trabichet et Golicic à l’infirmerie.
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Les Dragons sont de suite à l’offensive et exercent une pression assez haute sur Grenoble qui semble déjà peiner. Leclerc arrive pourtant à s’échapper sans réussir à inquiéter le portier adverse. Les rouennais distribuent parfaitement le palet mais la défense iséroise interdit pour l’instant tout tir à la cage.
Le premier jeu de puissance grenoblois est relativement faible ; seul Bisaillon trouve la botte de Pintariç. Sur la sortie de prison, Horak doit sauver les siens avant que les visiteurs commettent une seconde faute. Le jeu Grenoblois n’est pas probant, Da Costa tir mais trouve la mitaine sûre du Gardien. Alors que les locaux stagnent en zone offensive, Ritz s’échappe et trompe Horak sous son coude (0-1 / 8’14’’).
Un choc épaule contre épaule de Champagne avec un défenseur Rouennais ne plait pas à Roy qui lui adresse un crochet du droit sans qu’il ne réplique… les joueurs écopent de 2’ de prison, décision fort surprenante du corps arbitral. A 4 contre 4 le jeu s’accélère et Rouen donne le tournis à ses hôtes qui se trouvent privés de palet et se mettent à la faute. Le jeu de puissance, bien installé, permet à Langlais et Deschamps de solliciter Horak à plusieurs reprises sans succès.
La fin de tiers, relativement rude, nous offre une échappée de Kara qui perd son duel face au gardien, tout comme Miklik qui, à 2 contre 1, fait le choix de tirer sur un Horak solide.
Un premier vingt très engagé des 2 cotés où Grenoble n’aura pas su profiter de ses 2 supériorités. Rouen semble légèrement au-dessus.
Début de tiers en supériorité numérique pour les Rouennais qui se font contrer par Rohat, mais le cerbère seinomarin est infranchissable. Horak doit s’employer face à Thinel en fin de supériorité.
Puis vient le momentum grenoblois. Pendant 10 minutes on a l’impression que les rouges et bleus vont terrasser les Dragons. D’abord par Rohat; inépuisable ce soir, bien servi par Leclerc de derrière la cage, mais qui rate son tir. Kearney voit son action échouer contre la défense. Bisaillon n’est pas loin de trouver la faille mais Pintariç est intraitable. Hardowa n’a pas plus de réussite alors que Tartari face au gardien préfère la passe au tir alors qu’aucun partenaire n’est à ses cotés. Fleury tout en vitesse ne peut lui non plus trouver la faille. Lors d’une phase à 4 contre 4 Grenoble laisse les Rouennais s’installer tranquillement dans leur zone. Makkinen conclue en lucarne une belle transition de palet sans résistance entre Brodeur et Ritz (0-2 / 31’51’’).
Rouen affiche une insolente réussite, même si Horak parvient à dévier le missile de Chakiachvili, il doit aller récupérer le palet une troisième fois dans ses filets. Thinel centre de derrière la cage et voit le palet rebondir sur le patin d’un grenoblois (Tartari ou Hardowa) un cafouillage s’ensuit mais le palet franchi la ligne (0-3 / 36’56’’).
Les Brûleurs de Loups terminent le tiers en supériorité, une fois encore Rohat, puis Fleury ou encore Bisaillon sont infructueux face au Slovène.
Un tiers qui tourne au cauchemar pour des grenoblois dominateurs mais incapables de concrétiser leurs actions. Les isérois manquent cruellement d’idée pour trouver une solution face à un excellent portier. Rouen serein aura pris son temps et utiliser ses rares occasions pour scorer.
Malgré un bon départ avec un lancer d’Hardowa qui s’écrase sur la jambière du gardien, Rouen hérite d’un power-play. Comme au ralenti, le palet emmené par Deschamps puis Thinel qui sert Miklik seul au second poteau termine au fond de la cage (0-4 / 41’42’’).
Grenoble s’enfonce, un nouveau jeu de puissance permet aux Dragons de faire circuler le palet devant des isérois statiques alors qu’Horak limite les dégâts. Les Brûleurs De Loups semblent résignés, ils ont pourtant la possibilité de revenir au score lors d’une double supériorité numérique d’1’35’’ mais ils ne savent que faire et rendent le palet trop facilement à l’adversaire lors de leurs quelques intrusions en zone offensive. Où sont la meilleur attaque et le meilleur power-play de la Magnus ? Koivisto puis Thinel sollicitent Horak dans une défense amorphe. Colotti, alors coincé entre deux défenseurs, enfonce le clou (0-5 / 56’51’’).
Quelques timides tentatives grenobloises de fin de tiers n’empêcheront pas Pintariç de savourer son 5e blanchissage.
Grenoble en manque d’inspiration et de vitesse offre une seconde prestation déplorable dans un match à enjeu (d’abord la Coupe de France, puis ce match pour la première place). L’attaque est restée muette, le power-play inefficace… alors que ce sont les points forts grenoblois cette saison. Horak n’aura fait que 22 arrêts soit 81% loin de ses 94% habituels qui font de lui un des trois meilleurs gardiens de Magnus. Il leur faudra trouver les clefs pour gérer ce type de matchs et développer leur jeu même sous la pression.
Les Dragons jamais inquiétés ont montré un jeu bien distribué et très organisé, rien d’étonnant qu’ils soient en 1/8e de finale de CHL. Ils peuvent évoluer sereinement avec un gardien aussi solide. Rouen affiche 5 points d’avance sur son dauphin Grenoblois alors qu’Angers 3e est 10 points derrière. Avons-nous une Magnus à 3 niveaux avec des Rouennais au-dessus du lot qui pourraient bien faire comme en 2006 en remportant le championnat sans aucune défaite ?