Ce samedi les Pingouins reçoivent les Ducs du Maine et Loire. Et peuvent, en cas de victoire, passer devant leurs adversaires au classement. Cependant, les Angevins ne l’entendent pas de cette oreille.
Buts : Morzine-Avoriaz : ; 30:58 Nicolas Antonoff (ass Matic Kralj et Jimi Santala) ; 57:00 Martin Arup (ass Denis Kadic) ; 58:53 Matic Kralj (ass Mickaël Brodin et Jimi Santala) Angers : 25:34 Thiery Poudrier (ass Eric Fortier et Lauri Lahesalu) ; 32:21 Pierre-Luc Laprise (ass Eric Fortier et Thiery Poudrier) ; 4:08 Julien Albert (ass Charlie Doyle ) ; 62:34 Jonathan Bellemare
Le match débute sur un rythme plaisant et équilibré. Bellemare tire, Toivonen répond. Cependant, les visiteurs prennent peu à peu l’ascendant et sur un tir de Doyle, Richard repousse tant bien que mal et Albert, à l’affut, ne se fait pas prier pour pousser la rondelle au fond du but (4’08 Albert ass Doyle).
Le score ouvert, cela lance vraiment le match. Poudrier, sur une bonne incursion en zone offensive, manque de peu le 2 à 0. Ensuite, un premier power-play à l’avantage des locaux ne donne rien, la défense Angevine est bien en place. Les Angevins d’ailleurs vont prendre l’initiative, sans parvenir à concrétiser, mais on sent une sérénité et une grande maitrise qui émane du vice-champion de France jusqu’à la fin du premier tiers.
Et encore ...
Le second acte du match débute et tout de suite Angers prend la maitrise du puck. Ils mettent la pression en zone offensive, et pousse Morzine-Avoriaz à la faute. Le premier jeu de puissance en faveur des visiteurs se met en place et Lahesalu, de la bleue, envoie sur Richard. Le jeune portier repousse difficilement tandis que Fortier et Poudrier mettent les crosses pour s’emparer du rebond et c’est finalement ce dernier qui pousse la rondelle au fond (25’34 Poudrier ass Fortier ass Lahesalu).
Geoffroy Cachat
Fortier au rebond
Quelques instants plus tard, Albert manque d’inscrire le 3 à 0 alors qu’il a la cage grande ouverte, tandis que Millerioux répond en envoyant un slap plein centre qui manque de surprendre Aubry. Les joueurs de Lacroix sont très solides et maitrisent, mais une pénalité de Belanger donne l’occasion aux Pingouins de s’installer. Santala reçoit le palet plein centre, il tire instantanément et Antonoff détourne légèrement pour la réduction du score (30’58 Antonoff ass Santala et Kralj).
Le match semble relancé, mais Angers, vexé, en décide autrement. Une supériorité en leur faveur remet de l’ordre dans tout ca. Fortier tire de la bleue, et Laprise (le bien-nommé !) reprend un énième rebond et marque, montrant la maitrise des visiteurs dans le slot des locaux, ce qui est un peu inhabituel (32’21 Laprise ass Fortier et Poudrier).
Le jeu devient alors plus physique, mais les joueurs de la ville douce sont au-dessus et déroule tranquillement dans une partie qui est parfaitement maitrisée.
Le Pingouin revient ...
Le dernier vingt débute sur une supériorité de Morzine, mais les Pingouins peinent à s’installer autour du but d’Aubry. Ils reprennent un peu la main sur le match sans parvenir à concrétiser. Les visiteurs quant à eux sont tout simplement faciles et rien ne semble pouvoir leur arriver dans ce match. C’est alors que Mr Barbez sanctionne le virtuose maitre à jouer angevin – à savoir Bellemare – et cela va changer la donne.
Geoffroy Cachat
Bellemare pour clore le score
En effet, le numéro 45 prend 10’ de méconduite, et si cette sanction n’est peut-être pas méritée, il semble discuter la décision, n’hésitant pas à sortir de prison pour cela. Cela ajouté aux coups de crosse sur le plexi à répétition pendant sa punition, il s’en tire finalement à bon compte tandis que le bouillant public local, n’appréciant pas les manières du talentueux joueur, réclame une pénalité match qui aurait été, avouons le, fort méritée. Le match se poursuit sans le maitre à jouer des visiteurs, et cela change la donne. Les Pingouins, qui n’ont pas lâché la partie, vont en plus, à cinq minutes de la fin, bénéficier d’un power-play. Un temps mort et une sortie de gardien plus tard, les joueurs d’Immonen mettent la panique dans les rangs angevins et après avoir bien travaillé, le palet est transmit à Arup qui l’envoie ras glace en pleine lucarne (57’ Arup ass Kadic).
Le public du palais des sports de Morzine s’embrase et pousse les pingouins vers une égalisation inespérée jusqu’alors. Les hommes de Brodin s’installent à nouveau et quand ils ont un engagement en zone offensive, tentent le tout pour le tout. Richard sort une nouvelle fois de sa cage pour créer un surnombre offensif et suite à une récupération de Santala, Brodin transmet à Kralj qui profite que personne ne l’attaque et qui, d’un tir en pleine lucarne, trompe Aubry au dessus de son épaule gauche pour l’égalisation (58’53 ass Brodin et Santala).
La tribune explose de joie pour ce retour au score. Baluch tentera bien de redonner l’avantage à son équipe, mais la sirène retentit et les Pingouins s’offrent une période de prolongation.
Le lutin clot le spectacle
La prolongation débute par des offensives angevines que les morzinois ont bien du mal à repousser, puis une faute d’Antonoff donne l’avantage numérique aux visiteurs. Bellemare, ressorti de prison, prend l’initiative et, alors que ses équipiers s’installent, il arme son tir et trouve la lucarne coté droit, battant Richard masqué au départ du lancer (62’32 ass Lahesalu). Il en profite pour bouffoner le public morzinois ...
Les Pingouins ont réalisé un match quelque peu moyen, mais il faut dire qu’en face, la machine était bien rodée. Ils reviennent de loin, sans doute un peu aidés par l’arbitrage de Mr Barbez. Car les Angevins ont maitrisé le match et si il y avait 5 à 1 à la fin du deuxième tiers, il n’y aurait rien eu à redire.
Angers maintenant à souffert de l’absence de Bellemare durant la fin de troisième tiers. Néanmoins il apparait clairement que c’est une équipe qui peut viser le titre au vu de leur effectif et de leur maitrise technique. Les joueurs se connaissent depuis maintenant quelques années et le président Juret pourrait bien récolter les fruits de cette stabilité en fin de saison.