Première information dans ce match, c’est la titularisation d’Antoine Bonvalot dans les cages grenobloises. Un choix logique après la contre-performance de Raibon mercredi. On vous le dit tout de suite, Dufour ne doit pas regretter son choix ce soir.
Les premières minutes sont équilibrées et les prisons contre Treille (3’18) puis Mrena (6’01) ne donnent rien. Albert et Baylacq se cherchent des poux et filent au banc pour 2+2m (8’33).
En infériorité, Charland tente sa chance mais trouve la jambière d’Hardy, bien en place (9’22). Le jeu est isérois. Treille, très actif (11’43) puis de nouveau Charland, à la recherche d’un premier but en championnat sous ses nouvelles couleurs (12’22), se montrent dangereux.
Une pénalité de Campbell sur Sivic donne une opportunité aux locaux de faire la différence. Sivic n’est pas loin d’ouvrir le score sur un décalage de Lessard mais le Slovène voit Hardy faire un sauvetage de dernière minute déterminant (15’30).
Hardy est partout dans ce premier tiers et sauve de nouveau son équipe sur un shoot puissant de Treille qui ne parvient décidément pas à être décisif puis sur le rebond sur lequel Le Blond était présent (17’34).
L’ouverture du score aurait été mérité pour les Grenoblois, comme sur ce tir de la bleue d’Amar qui touche l’équerre d’Hardy (19’22). Angers peut s’estimer heureux de repartir au vestiaire sur ce score de parité.
Tirs : 15/4 Grenoble
photographe Laurent Lardière
A. Bonvalot auteur d'une belle prestation
Le second tiers commence par une pénalité contre Yorick Treille pour cinglage (21’41). Le power play angevin est assez pauvre. Campbell trouve Fortier mais Bonvalot fait le métier (24’).
De retour à cinq contre cinq, Grenoble repart à l’attaque. Le Canadien Lafrance touche le montant d'Hardy (24’55). L’indiscipline grenobloise permet à Angers de souffler. Le Blond va au cachot. C’est pourtant encore Grenoble qui a la meilleure occasion de but avec Bedin qui s’échappe dans le dos de la défense et part défier Hardy. Le gardien de l’équipe de France a le dessus dans ce duel (29’10). Sur la fin de l’action, Perret percute Hardy et part en prison pour charge avec la crosse (29’10).
Alors qu’Angers s’installe en zone offensive, Skinnars profite d’un palet qui traîne pour marquer d’un shoot de près en lucarne, imparable (0-1 29’51). Un but qui vient récompenser un léger mieux dans le jeu du côté des hommes d’Alex Stein.
En supériorité numérique, Grenoble se montre de nouveau dangereux par Lafrance et Charland. Les deux Canadiens butent encore et toujours sur un Hardy impérial.
Le dernier tiers commence par une pénalité contre Braden Walls (41’). Il ne faut que seize secondes aux hommes de Dufour pour marquer leur premier but. Lessard prend un bon slap de la bleue. Le rebond est pour Petit qui rate une cage grande ouverte. L’action se poursuit. Petit, de derrière la cage, sert Lafrance qui lance dans la lucarne d’Hardy, avec un angle très réduit (1-1 41’16).
Une égalité qui sera de courte durée puisque, une minute plus tard, Campbell dévie un palet de Busto devant Bonvalot (1-2 42’36). Tant d’efforts pour égaliser et se retrouver encore mené...
Les Isérois prennent le jeu à leur compte. L’un des meilleurs Grenoblois, Sivic y va d’un bon shoot. Petit prend le rebond pour une nouvelle égalisation méritée dans le jeu (2-2 51’33).
Les deux équipes se tiennent. Angers manque de vitesse dans le jeu pour venir inquiéter un Bonvalot rassurant dans les cages. La domination grenobloise reste stérile devant le but.
Tirs :12/8 Grenoble
Le public de Pôle Sud a donc droit à une prolongation. Dix minutes sans trop d’actions dangereuses, hormis un slap de Mrena (61’), une pénalité de Crossman sifflée alors que les deux joueurs jouent avec l’épaule… Et une action de Charland qui bute une nouvelle fois devant Hardy, intraitable (66’).
Tirs : 7/5 Angers Tirs aux buts :
Lafrance : lance à côté
Campbell : belle technique avec le palet. Mr Rauline accorde le but dans un premier temps. Bonvalot s’énerve contre l’arbitre qui finalement annule ce but. Il ne serait pas rentré…
Petit : sur Hardy qui détourne facilement
Bellemare : bel arrêt de Bonvalot
Charland : but du revers, attaquant serein
Walls : entre les jambes de Bonvalot, tout est à refaire Bellemare : a repéré le point faible de Bonvalot, but entre les jambes
Charland : feinte qui ne fonctionne pas. La cage ayant bougé, comme durant tout le match, le palet passe la ligne avec la cage déplacée. Mr Rauline refuse ce but.
Angers s’impose aux tirs aux buts et prend les deux points de la victoire !
Devant les caméras de L’équipe, Grenoble perd une partie qui était à sa portée. Commençons par les points positifs, Grenoble a trouvé un gardien qui peut (doit ?) être bien plus qu’une doublure. Bonvalot a une nouvelle fois fait un gros match. Il est clairement en bagarre avec Raibon pour un poste de titulaire. Après une prestation comme celle-là, il devrait logiquement disputer le prochain match de championnat, dès dimanche, à Amiens.
Autre point positif, la solidité défensive. Avec seulement deux buts encaissés dans le jeu, face à une équipe qui ne sera pas très loin du carré final cette saison, Grenoble a fait mieux que mercredi contre Chamonix avec six buts encaissés.
Les points à revoir par contre sont clairement la finition. La composition des lignes n'est peut être pas optimale. Un Yorick Treille qui joue centre alors qu’il a toujours été ailier est pour nous incohérent. A l’inverse de Le Blond qui a toujours été centre et qui, depuis qu’il est à Grenoble, joue sur l’aile… Une seule ligne fonctionne bien, celle de Sivic-Lafrance-Petit, à conserver !
Le rendement de Charland est aussi un problème, lui qui semble souffrir du même syndrome que Francis Desrosiers l’an passé, avec une panne de but évidente. Comment un ex-meilleur buteur du championnat peut, en un an, perdre son efficacité ? Il faut trouver un passeur hors pair (s'il existe) pour faire marquer Charland comme l’an passé à Chamonix avec Carl Lauzon. Plus facile à dire qu'à faire, on vous l'accorde.
Avec un point pris, Grenoble est toujours 3ème derrière Rouen et Briançon mais voit les autres équipes refaire peu à peu leur retard. Une victoire en terre picarde ne sera pas évidente mais obligatoire pour retrouver une confiance et sérénité dans le vestiaire.
Pour Angers, cette victoire au forceps est bonne pour le moral, certes, mais il ne faut pas non plus se faire d’illusion. Cette équipe est moins forte que celle de l’an passé. Offensivement, Angers manque de joueurs capables de mettre un brin de folie dans le jeu. Crowder, intenable l’an passé avec Dijon, est invisible. Le duo Fortier-Bellemare est moins fringuant que par le passé. Heureusement, Hardy a pris une nouvelle dimension dans les cages et permet à son équipe de rester en haut du classement.