Buts : Grenoble : ; 43:51 Julien Baylacq (ass Mitja Sivic et Christophe Tartari) ; 50:55 Mitja Sivic (ass Christophe Tartari et Graham Avenel) Epinal : 21:15 Timo Kuuluvainen (ass Guillaume Chassard) ; 23:45 Michal Petrak (ass Jan Plch) ; 27:03 Jan Hagelberg (ass Jan Simko) ; 59:27 Timo Kuuluvainen (ass Jan Plch)
Pénalités
14 minutes contre Grenoble
26 minutes dont 10 Ã Boisclair contre Epinal
L'avant match levait les incertitudes sur la participation de Tartari et de Papa respectivement blessés à la jambe (hématome après un slap) et à la machoire (palet reçu) tandis que l'équipe spinalienne était également au complet. Deux formations avec des résultats sensiblement identiques en Magnus cette saison, ce qui rendait les pronostics d'avant-match délicats...
L'affaire commence avec deux équipes paraissant sensiblement de même niveau, et qui vont tour à tour aller tester le gardien adverse. Des frappes des arrières grenoblois trouvent Lacasse qui sera l'un des grands acteurs de la soirée, Epinal répondant avec un contre qui voit Petrak échouer sur Ferhi. Grenoble paraît pouvoir développer des attaques défenses en posant des problèmes de récupération à des dauphins costauds et solides mais manquant parfois un poil de rapidité pour disputer la course aux bandes avec des Sivic et autres Papa. D'un autre côté, Epinal paraît taillé pour les contres et les déboulés de Kuuluvainen et autres Simko peuvent faire mouche.
Une première pénalité contre Epinal conforte le spectateur que Lacasse sera difficile à battre en frappe lointaine non masquée, les deux formations au coude à coude paraissant disposer d'arguments offensifs de valeur sensiblement égale.
Une seconde pénalité contre Grenoble montre un jeux de puissance vosgien pas franchement au point, l'exercice n'étant pas le point fort des deux équipes ce soir malgré une réussite dont il sera question plus avant.
Petrak va manquer un face à face avec Ferhi après une grosse erreur de la défense des Brûleurs qui le laisse partir seul à la bleue, tandis que de l'autre côté plusieurs frappes des arrières et quelques lancers à quarante cinq degrés sur rupture laissent Lacasse de marbre.
Deux autres pénalités qui ne donneront rien ponctueront une première période agréable à suivre mais dépourvue de buts, dans un ensemble qui confirme un niveau assez semblable de chaque côté.
Le retour du vestiaire va s'avérer fatal pour des Grenoblois qui vont encaisser pas moins de trois buts en sept minutes.
A 21"15, Kuuluvainen, attaquant de grande taille et amplitude mais avec un bon coup de patin adresse une frappe au sol qui bat Ferhi entre les jambières. (0-1) Un but qui semblait évitable et qui perturbe des grenoblois qui se ruent à l'attaque en oubliant quelques principes de replis défensifs.
A 23"45, Petrak hérite d'un service qui fait de Plch le meilleur passeur actuel de Magnus, et se trouvant à la bleue sans être attaqué, il monte sa crosse et adresse une frappe violente qui termine au fond et agrave le score pour des spinaliens de plus en plus intéressants à voir jouer. (0-2)
Une forte pression iséroise conduit la défense spinalienne à s'employer, avec des joueurs comme Slovak, Mantyla et Leroy qui ne s'affolent pas et couvrent très bien la zone réservée, avec une mention spéciale pour le dernier cité qui possède incontestablement le physique le calme et la technique pour évoluer en tricolore.
Le jeu va alors s'étirer durant les minutes suivantes, et avec des replacements parfois limites et certains changements de ligne un peu lents, les ruptures fleurissent avant qu'une pénalité de Tartari ne conduise au troisième but.
A 27"03, Simko qui a vraiment le profil de l'attaquant de rupture déborde file et adresse un centre repris victorieusement par Hagelberg, autre joueur intéressant des dauphins qui compte en jeu de puissance. (0-3)
Ce but qui comme le premier semblait évitable souligne les problèmes de replacement mais également une prestation de Ferhi moins décisif que lors de la rencontre précédente.
Pas moins de quatre pénalités spinaliennes contre une de Rouleau vont alors donner quelques occasions aux grenoblois, mais un Lacasse taille patron et des arrières qui ne s'affolent pas rendent la mission difficile d'autant que le plan de match des visiteurs prévoit clairement un positionnement défensif sur Rouleau et les frappeurs extérieurs qui tombent sur des spinaliens de grande taille et qui savent mettre le baton et même se coucher selon les cas.
Le retour au vestiaire sonne comme une impuissance pour des grenoblois dont on se demande comment il vont pouvoir recoller, sauf à fusiller Lacasse en reprise à cage vide, et en supposant enfin du réalisme en jeu de puissance.
L'impossible retour
Malgré les trois buts de retard, Grenoble revient sur la glace avec de bonnes intentions à l'image d'un Raibon qui a remplacé Ferhi dans la cage, et que l'on aimerait voir utilisé dès le départ face à une équipe de haut de tableau à Pôle-Sud.
Une folle remontée qu'espère un public qui va commencer à y croire à nouveau après deux buts Grenoblois.
A 43"51, Sivic, sans doute le joueur le plus remuant ce soir en attaque pour Grenoble réussit à centrer rapidement pour Baylacq qui a bien suivi et met dedans à cage ouverte. (1-3)
On se prend alors à rêver dans le public d'autant que le bombardement s'intensifie durant les minutes suivantes et que les visiteurs semblent replier la tente en attaque, sans doute trop tôt.
Comme souvent, et après environ dix frappes sur Lacasse toujours dans le coup, c'est Sivic bien servi par Tartari qui s'en va à son tour réduire le score après une accélération de très bonne facture à 50"55. (2-3)
Epinal va alors demander un temps mort utile, mais Grenoble pousse et Boisclair va prendre dix + deux minutes sans que l'on ait trop compris pourquoi. Le jeu de puissance ne donne pourtant rien et les Brûleurs vont définitivement perdre la rencontre avec trois pénalités de suite dont deux parfaitement inutiles sur des cinglages de Broz et Rouleau en fin de rencontre. La sortie de Raibon à une minute de la fin alors que Grenoble compte un joueur sur le banc des pénalités va permettre à Epinal d'en terminer.
Plch toujours aussi fin joueur monte le palet à mi-glace et sert idéalement Kuuluvainen qui inscrit l'utime but en cage vide pour une belle victoire des vosgiens à l'extérieur. (2-4)
Au petit jeu des équipes qui ne méritent pas leur classement, Epinal occupe franchement la première place devant Chamonix car ce soir les joueurs de Santino Pellegrino ont offert une prestation de qualité. le groupe déjà dispose d'un très bon gardien avec ce Lacasse qui n'est pas loin d'être le meilleur cerbère vu à Pôle-Sud cette année. Côté défensif, de belles individualités avec de la taille pour peut être une petite limite côté vitesse mais des aides bien assurées par les trios offensifs. L'attaque justement avec deux premiers blocs qui ont compté ce soir, Plch toujours mais également de solides attaquants techniques comme Simko, kuuluvainen et Hagelberg, sans oublier dans des rôles plus atypiques un Gervais très à l'aise sur équipe spéciale et un Maxime Boisclair qui figure comme une sorte de concentré tout à la fois défensif et offensif et présente un profil assez rarement vu en Magnus.
Si l'on passe sur le jeu de puissance peu efficace malgré une réalisation ce soir (1/7) ainsi que sur l'impression qu'avec un peu plus de vitesse, la défense peut se trouver à la peine, avouons que l'ensemble est celui d'une équipe de première partie de tableau. Si l'adversaire n'est pas capable d'accélérer, ce qui n'était pas le cas de Grenoble, Epinal peut poser des problèmes à n'importe qui en Magnus cette année. Actuellement 8ème, cette équipe pourrait monter encore rapidement si elle continue à jouer de la sorte.
Après une qualification acquise difficilement en Coupe de la Ligue, Grenoble a montré ce soir de sérieuses limites. Après avoir effectué un très bon match, Ferhi a cédé à trois reprises en sept minutes, trop facilement pour certains spécialistes présents à Pôle-Sud. Même s'il faut relativiser quelque peu en liant ces buts à des retards défensifs et se souvenir de la bonne première période proposée, le gardien grenoblois a clairement perdu son duel contre Lacasse, et prendre deux palets entre les jambes n'est jamais bon pour la confiance. Raibon assez peu sollicité ayant répondu présent en troisième période, ne faudrait-il pas lui donner un départ à Pôle-Sud assez rapidement pour en savoir plus sur ses possibilités déjà entrevues face à Chamonix?
Autre problème, dès que Grenoble se trouve face à une défense sérieuse avec des gabarits qui protègent leur gardien, l'équipe peine à inscrire des buts, et les solutions offensives ne sont pas très nombreuses une fois que les arrières frappeurs à la bleue sont pris en charge par la défense qui suit les consignes en connaissance de cause. Dépendante de la production des arrières pour assurer la marque, l'équipe a trouve en Sivic ce soir une réponse, mais trop isolée pour pouvoir enfoncer un clou qui était pourtant à portée tout au long de la troisième période.
Enfin, le jeu de puissance qui doit normalement permettre à des techniciens comme Broz et Krayzel de créer des décalages ne fonctionne pas bien depuis plusieurs rencontres (0/8 ce soir), et la fin de partie qui pouvait permettre un retour s'est vue compromise par de trop nombreuses fautes évitables de la part de joueurs cadres et non des jeunes ce qui est plus grave en soi .
Avec cette défaite, Grenoble se retrouve 9ème avec trois points de plus de ce qu'il faut bien considérer comme le bas du classement (Dijon a un match en moins et vient à Pôle-Sud la semaine prochaine). Il va falloir serrer les boulons et se montrer plus rigoureux sous peine de fin d'année difficile et surtout de la fin des espoirs pour intégrer la première partie du classement.
Et meme, c'est pas le fait qu'il en prenne 3 en moins de 8 minutes qui est grave en soi, c'est la façon dont il les prend. Ils sont tous les trois pour lui. Mais c'est pas grave, ça arrive meme aux meilleurs d'avoir des jours sans.
Bonjour, merci de nous lire
Pour Guillaume, je n'ai pas vu de faute de Boisclair qui vaille 10 minutes d'ou mon commentaire..
Guillaume a écrit
le 21/11/2010 à 13:47
"Epinal va alors demander un temps mort utile, mais Grenoble pousse et Boisclair va prendre dix + deux minutes sans que l'on ait trop compris pourquoi."
Pour ce qui est du classement, il semble clair que Grenoble ne peut pas viser les 4 premières places, et devrait logiquement etre dans le deuxième paquet (places 5 à 8)