Dans une patinoire comble et déjà chauffée à blanc, les deux équipes se présentent sur la glace, avec une équipe Iséroise qui montre à la fois une forte concentration mais aussi une absence totale de pression… Celle-ci étant en effet sur les Rouennais.
Dès l’entame de ce premier tiers les Dragons assiègent le camp adverse, asphyxiant devant leur cage des Grenoblois qui rapidement commettent une faute. une pénalité sans conséquence, les tirs de loin de Chakiachvili ou dans le trafic de Roy ne surprennant pas Horak. Durant ces sept premières minutes Rouen à la main mise sur le match et montre sa supériorité technique.
Mais contre toute attente, ce sont les Bruleurs de loup qui ouvrent la marque après avoir récupéré un palet derrière la cage de Pintaric, Champagne, voyant Baylacq esseulé devant la cage, lui transmet rapidement le palet, que ce dernier converti en but sur leur premier tir cadré (0-1 / 9.04 / Baylacq ass Champagne et Kara).
Photographe : Marine Romain
Les Dragons reprennent leur travail de sape mais Horak réalise un superbe double arrêt face à Hubacek (9-40). Malgré un surnombre sifflé à l’encontre de Grenoble, le power Play Rouennais se montre plus incisif dans ses tirs sans que le score évolue. Les Isérois ne feront pas mieux pour leur premier power Play de la soirée à deux minutes de la fin de ce premier tiers.
Alors que les Dragons détenaient sans partage la possession du palet, il aura suffi aux Grenoblois de bénéficier d’un relâchement défensif dans les bandes coté Rouennais, pour redonner du sel à la rencontre et l’espoir d’un 5e match disputé dans les Alpes.
Un deuxième tiers en montagnes russes :
Alors que l’on pouvait croire que les Dragons entameraient le 2e tiers comme le premier, c’est Grenoble qui se montre le plus rapide et oblige Pintaric à se montrer vigilant face à Giroux. Ce n'est qu’au bout de trois minutes que Rouen se montre à nouveau dangereux sur un missile de Lampérier qu’Horak stoppe d’une superbe mitaine… Grenoble poursuit ses attaques et s’infiltre sur le côté gauche de Rouen. Baazzi s’inflitre dans la défense puis passe en revue un défenseur puis le cerbère Normand avant de décocher un tir qui fait mouche (0-2 / 23.50 / Baazzi sans ass).
Loin de doucher les Rouennais et encore moins le public, ce second but provoque une poussée d’adrénaline coté des Dragons qui montent à l’assaut du but adverse. Sur un gros travail devant la cage, Deschamps tire, le palet dévié par Horak profite à Guttig dont la reprise du rebond fait mouche (1-2 / 26.46 / Guttig ass Deschamps Aléardi).
Photographe : Marine Romain
Alors que les Grenoblois sont à nouveau sanctionnés (27.26), Ritz cherche la déviation devant le cerbère Isérois mais ce dernier ne se laisse pas berner. Puis frisson du public lorsqu’une échappée Grenobloise à deux contre un bute sur Pintaric, sur palet perdu à la bleue, Aléardi ayant cassé sa crosse.
Les pénalités vont s’enchainer suite aux tensions entre les deux équipes avec une supériorité Grenobloise puis deux autres pénalités consécutives qui amènent les deux équipes à jouer à quatre joueurs. L’espace ouvert profite à Leclerc qui en contre solitaire va se présenter excentré et battre Pintaric sur un tir croisé, redonnant deux buts d’avance à Grenoble (1-3 / 35.04 / Leclerc ass Bisaillon Hardy).
Ce but permet aux Dragons de se retrouver alors en power Play. Celui-ci une fois installé, Langlais puis Lampérier fixent la défense, avant que Stehlik tire de la bleue, le palet passant sous la botte du goal (2-3 / 35.59 / Stehlik ass Lampérier Langlais).
Et l’on passe du chaud au froid coté public puisque s’en suit une bataille pour le palet entre joueurs devant la cage Rouennaise, le palet repoussé devant la cage profite à Hardy qui arrive lancé pour battre Pintaric impuissant. (2-4 / 36.59 / Hardy ass Arnaud Rohat).
C’est sur ce score que les deux équipes retournent au vestiaire.
Le retour du Dragon :
Comme pour le tiers précédent, Grenoble se montre le plus motivé à avoir le palet au bout de la crosse. Mais Pintaric rassure, comme face à Giroux (43.42). Alors que les Dragons semblent accuser le coup, une pénalité amenant le power play Rouennais, va permettre de débloquer la situation. Alors que le palet viens d’être dégagé par Grenoble, Pintaric le récupère et propulse aussitôt celui-ci à la bleue vers Wohlberg, seul, qui ne se pose pas de question. Et à un contre un il bat Horak (3-4 / 45.33 / Wohlberg ass Pintaric).
Photographe : Marine Romain
Les supporteurs poussent alors leurs Dragons pour profiter de momentum. Ce que font rapidement ces derniers après un trois contre deux Grenoblois annihilé par le gardien Normand, l’attaque Normande assiège le but d’Horak qui repousse un palet lancé de Langlais mais repris dans la foulée par Deschamps qui score coté bouclier (4-4 / 47.12 / Deschamps ass Langlais Aléardi).
Alors que la patinoire entre en fusion sur cette remontée de Rouen, La patrouille siffle une double pénalité contre Grenoble, qui vaillamment bloque les tirs Rouennais. Horak assurant le show face à Deschamps. Il reste cinq minutes et Rouen se retrouve en infériorité pour deux minutes ! Là aussi le powerkill préserve le score. Puis dans la dernière minute du jeu Pintaric démontre lui aussi tout son talent en se couchant sur un palet âprement disputé.
Rouen profite de la prolongation :
Comme la veille les deux équipes se retrouvent en prolongation, dans une ambiance de folie… cette fois les deux équipes démarrent sans powerplay. Mais rapidement les Grenoblois sont poussés à la faute ! Ce dont vont profiter les Dragons, Aléardi positionné sur le côté droit du but d’Horak voit Deschamps se positionner face au goal et lui transmet rapidement le palet. Ce dernier tire aussitôt et marque. Horak s’effondre pendant que le public et l’équipe des Dragons explosent de joie (5-4).
Photographe : Marine Romain
Au bout du suspense et d’une prolongation haletante, comme la veille, les Dragons emportent le gain du match, sauf que cette fois ci c’est la coupe Magnus qui tombe dans leur main. En quatre matchs ils ont emporté la finale, un scenario que nul n’aurais envisagé il y a une semaine… Avec quatre joueurs sur le devant de la scène : Aléardi, Deschamps, Guttig et Pintaric… Grenoble n’aura pas réussi malgré son effectif à emporter un seul match !!! Ce sans démérité, car pour faire un bon match, il faut deux belles équipes…
Gondra merci de lacher un peu les baskets à Grenoble.
Trop de condescendance... trop c'est trop.
enfin c'est mon avis perso, pas plus pas moins
Steph14 a écrit
le 30/03/2018 à 14:10
Si j'ai bien compris les pleureuses, c'est de la faute à Rouen si ça marche bien pour eux.... Hallucinant de lire de tels commentaires... Et en plus ce sont toujours les mêmes qui pleurnichent...
Va surtout falloir changer la page d'accueil du site des BDL. "Osez le rêve" avec Hardy à 2 doigts de s'emparer de la coupe Magnus... enfin, oui finalement, ça reste dans le domaine du rêve ^^