Buts : Angers : 10.00 Thiery Poudrier (ass Brice Chauvel et Julien Albert) ; 34.10 Valentin Michel (ass Brian Henderson) ; 55.37 Jonathan Bellemare (ass Jean François David) ; 56.06 Eric Fortier (ass Thiery Poudrier et Lauri Lahesalu) Dijon : ; 19.57 Yanick Riendeau (ass Martin Gascon) ; 33.28 Martin Gascon ; 46.01 Andrej Mrena (ass Yanick Riendeau et Fredrik Börjesson)
Pénalités
12 minutes contre Angers
10 minutes contre Dijon
Un duel indécis
La réception de la meilleure attaque par la meilleure défense du championnat n'a malheureusement pas rempli la patinoire du Haras. Le début de rencontre est conforme aux attentes pour un tel match : vitesse, intensité, occasions...
Aux premières bandrilles angevines placées par David ou Fortier, les Dijonnais Gascon et Riendeau y répondent aussitôt. Dans ce duel, les gardiens tiennent une place privilégiée, Ramon Sopko confirme une nouvelle fois son talent à Angers en repoussant les offensives angevines qui se font plus pressantes.
Photo : Franck Salot
Pour preuve, une accélération dans l'axe d'Eric Fortier repoussée avec brio de la botte, sur la continuité de l'action, Jonathan Bellemare esseulé au second poteau lance fort, la vitesse de déplacement de Sopko fait la différence, le rebond laissé n'est pas exploité par le capitaine angevin qui trouve l'équerre du but dijonnais. Pénalisés, les Ducs appliquent un système défensif qui fait ses preuves depuis la saison dernière et ne permet pas aux adversaires de trouver la faille. C'est à la moitié du tiers que le tableau d'affichage va évoluer. Lancé le long de la bande par Julien Albert, Brice Chauvel s'infiltre dans la défense dijonnaise pour trouver Thierry Poudrier lancé plein axe, le centre angevin manque son contrôle et voit le palet s'envoler en l'air, mais une telle occasion ne se manque pas. Dans une tentative désespérée, tel un joueur de baseball, Poudrier reprend le palet pour le placer dans la lucarne dijonnaise (1-0 à 10'00).
Les protestations de Sopko ne changent rien, les Angevins ouvrent logiquement le score. Dès lors, la défense angevine confirme son rang et, à 5 contre 5 ou en infériorité, les Ducs rassurent tout en se créant des occasions. A moins de 3 secondes de la fin, Dijon va retrouver l'espoir grâce à l'inévitable Riendeau. Le buteur canadien, placé à la bleue, prend un dernier tir avant la fin du tiers, son lancer précis fait mouche entre les jambières de Lucas Normandon (1-1 à 19'57).
Trop de pénalités
Le second tiers n'est pas différent, les deux équipes sont proches et seuls les systèmes de jeu différent : les Angevins assument enfin leur collectif et la technique individuelle de certains est mise au profit de l'équipe, ce qui permet à Angers de faire le jeu.
Photo : Franck Salot
Face à eux, à l'extérieur, les Dijonnais profitent de la vitesse de leurs attaquants et des relances rapides de la défense, y compris le gardien, pour se porter rapidement sur les buts adverses. Conséquence, la partie demeure toujours aussi indécise. Marc Belanger, dans un mauvais soir, veut se faire justice lui-même après une obstruction ou un accrocher, il sera banni par deux fois. Deux situations encore bien gérées par la défensive locale très présente, notamment pour dégager certains rebonds de Normandon pas toujours bien orientés. C'est même en infériorité numérique que Julien Albert et Brian Henderson vont se créer les occasions les plus franches de la période, mais Roman Sopko continue à réaliser une bonne partie. Finalement, sur un palet récupéré derrière la cage par Ritz, Riendeau va temporiser pour transmettre à Gascon qui s'infiltre entre les lignes angevines pour marquer d'un but plein de sang froid à ras glace (1-2 à 33'28). Les Angevins ne laissent pas le temps aux Dijonnais de savourer puisque Valentin Michel, idéalement servi par Henderson, inscrit un but simple mais efficace pour ramener ses partenaires à égalité (2-2 à 34'10). Les pénalités continueront pendant la fin de la période empêchant les deux équipes de s'affronter à armes égales.
Une fin à suspense
Toujours dos à dos à l'entame des 20 dernières minutes, les équipes continuent de produire un jeu appliqué et intense au bonheur des spectateurs angevins et dijonnais qui ont fait le déplacement. Angers domine ce dernier tiers, la supériorité numérique de début de tiers permet aux Angevins de s'installer durablement dans la défense dijonnaise qui doit, pour s'en sortir, user de dégagements interdits.
Photo : Franck Salot
Autre solution, l'efficacité de Ramon Sopko ! Le Slovaque réalise une grande partie et continue d'écoeurer les Angevins, Marc Belanger sur un tir lourd ou encore d'une mitaine réflexe sur un décalage Chauvel Poudrier. Sur leur première incursion dans cette période, Mrena, dans un angle fermé le long de la bande, lance vers Normandon avant d'aller faire son changement de ligne. Lancer gagnant puisque le tir semble légèrement dévié et trompe un pauvre Normandon sur le 1er tir dijonnais du tiers (2-3 à 46'01).
Les Angevins se ruent alors à l'attaque mais la défensive dijonnaise ne laisse plus d'espace et Sopko fait le reste, si nécessaire. La pression angevine pousse à la faute Quessandier, qui hérite d'un faire trébucher sévère mais qui semble récompenser également quelques interventions limites de l'international français. Il est rejoint 30 secondes plus tard par Hardy, suite à une violente charge dans le dos sur Poudrier. A 5 contre 3, les automatismes angevins font la différence, Bellemare voyage dans la zone dijonnaise pour trouver la meilleure position de tir, un une-deux avec David lui permet de se décaler plein axe, la précision de son slap fait la différence pour marquer en lucarne (3-3 à 55'37).
Afin de profiter pleinement de l'indiscipline dijonnaise, les locaux inscrivent un second but à montrer aux plus jeunes. Tous les joueurs angevins vont participer à l'action en réalisant des passes sans contrôle qui déstabilisent les défenseurs dijonnais et permettent à Eric Fortier de marquer dans un but vide, après une passe royale de Poudrier pourtant également en position de tir (4-3 à 56'06). Les espoirs de victoire de Dijon semblent s'écrouler, d'autant plus que Riendeau est à son tour puni laissant ses partenaires dans une nouvelle situation délicate. La sortie de Sopko, lors de la dernière minute, ne permet pas aux Dijonnais de s'installer en zone angevine, s'exposant même à des contres.
Les Ducs d'Angers gagnent finalement deux points importants qui laissent à distance ces Dijonnais ambitieux, désormais 5ème à 5 points des Angevins.
La sanction ne serait elle pas valable que pour la Magnus ? Gascon en moins à Bercy, c'est 1/3 de l'offensive dijonnaise qui coule... tant mieux pour Rouen, mais ce serait dommage pour le spectacle.