Outre la patinoire pleine, ce qui semblait normal vu l'affiche, et la titularisation de S. Raibon, la nouveauté provenait d'un trio arbitral, composé aux deux-tiers par nos voisins suisses, venu officier dans le cadre d'échanges entre les fédérations. Pour le reste, on pouvait dès le départ s'interroger sur la motivation des visiteurs en cas de rencontre disputée car, à une semaine de la finale de Coupe de France à Bercy et après avoir remporté la Coupe Continentale, les Normands pouvaient bien ce soir respirer tout en restant en tête de la ligue Magnus. Un scénario pas improbable et que l'on avait déjà vu lors du trophée des Champions en début de saison à Chambéry. En tout cas, des Rouennais salués par le public avec une belle ovation pour la Coupe Continentale.
Photographe L Lardière
Captain Baylacq pour le 2-0
Allo Rouen, ici Grenoble, répondez...
Le début de rencontre, fortement à l'avantage de Rouen, intervient après un trop court feu d'artifice offensif des Brûleurs lors de la première minute, ponctué d'une pénalité contre Sivic. Déroulant leur jeu en territoire offensif, les visiteurs vont ainsi tester Raibon à plusieurs reprises avec, en particulier, un face à face consécutif à un très mauvais changement de ligne qui voit Salmivirta échouer sur le gardien, avant qu'une reprise devant la cage ne soit repoussée par le jeune Grenoblois, auteur sans conteste d'une bonne partie ce soir.
Cependant, si le jeu rouennais une fois installé en terre grenobloise montre sa capacité à générer des occasions, les quelques contres des Brûleurs dès les premières minutes questionnent sur une défensive dragonne bien lente et empruntée en patinage arrière.
Au milieu des situations dangereuses en faveur des champions de France, Grenoble va se montrer réaliste avec un Ouimet qui déboule en breakaway pour inscrire le premier but des Isérois à 7' de jeu (1-0). Un peu à contre-courant, cette réussite va pourtant décomplexer les Alpins qui parviendront à répondre aux offensives des visiteurs, et surtout insister avec leur vitesse face à une défensive peu convainquante, et qui ne pourra pas bénéficier ce soir d'un échec arrière significatif. Notons que Lhenry, qui avait bougé sa cage sur son face à face ira se plaindre à l'arbitre, le palet grenoblois étant selon lui passé sous le poteau. Hypothèse peu claire vue de la tribune presse et qui ne convaincra pas Monsieur Mollard qui validera le but.
De plus en plus dangereuses, les flèches grenobloises mettent toutefois souvent à côté, tandis que les Rouennais se montrent tout aussi empruntés dans le dernier geste. Pourtant, alors que l'ouverture du score intervenait dans les dix premières minutes dominées par les Dragons, les dix suivantes étaient beaucoup plus équilibrées.
A 17"53, Aquino déboule une nouvelle fois et centre pour une reprise manquée de Sivic, Lhenry au sol voit alors Baylacq ajuster pour inscrire un second but qui va mettre le gardien rouennais en colère, aucune aide défensive du trio offensif et une paire d'arrières hors du coup ayant bien caractérisé cette action. (2-0)
Les malheurs rouennais ne sont pas terminés puisque moins de deux minutes plus tard, c'est Rouleau qui reprend à la bleue pour trouer Lhenry et donner plus d'amplitude au score juste avant la pose. (3-0)
La seconde période verra Rouen revenir de son vestiaire après que certains défenseurs aient entendu leur entraîneur mais également Lhenry qui n'a pas du tout apprécié la première période. Sauf que, contrairement à cette dernière qui avait vu Rouen mener aux points durant les dix premières minutes, la seconde proposera un ensemble équilibré, agréable à voir, mais sans grande intensité.
Plus vifs en moyenne que leurs adversaires, les Grenoblois vont parvenir à endiguer les offensives rouennaises, avec un Raibon qui répondra présent lors de la dizaine de tentatives sur la période, mais se heurteront à un Lhenry bien décidé à limiter la casse. Gagnant tout un face à face contre Ouimet et captant plusieurs lancers du gant, le gardien normand fera parler l'expérience pour limiter les frais, ayant compris depuis longtemps que ses partenaires et, en particulier sa défense, avaient embrayé en mode économie ce soir.
Ce sont au contraire les Grenoblois qui vont faire fructifier leur avance grâce à un nouveau but en mouvement acquis par la doublette Sivic- Aquino à 35"40, le premier trompant Lhenry au terme d'une belle action initiée par Elie Raibon (4-0)
Les minutes suivantes verront un premier 4x4 après deux pénalités pour Manavian et Raibon, et c'est Rouen qui parviendra enfin à ouvrir la marque grâce à Pare qui met au fond sur un service de Demen-Willaume qui avait vu le palet rebondir sur la bande pour revenir ensuite devant le but à 36"53. (4-1)
L'impression que la messe est dite avant même la dernière période se confirme avec des Rouennais qui regagnent le vestiaire avec une certaine décontraction, tandis que les Grenoblois, qui ont fait le métier, paraissent totalement à leur affaire. Notons toutefois la blessure de Steiner consécutive à un choc le long de la bande qui conduira le Grenoblois à sortir de la rencontre. Présent en civil sur le banc lors de la dernière période, il devra sans doute passer quelques examens s'il s'agit comme nous l'avions vu d'un choc à la tête. Il s'agit bien du seul élément qui puisse ternir la soirée grenobloise.
And the third period is...
Pas grand-chose à se mettre sous la dent en troisième période avec du mouvement mais un rythme tout de même en baisse et deux équipes qui obtiennent quelque part ce qu'elles voulaient, à savoir une victoire pour Grenoble et pas de blessés, ni trop de fatigue pour Rouen.
Le résultat, ne nous mentons pas, est une vigilance défensive grenobloise, grandement facilitée par les grosses limites de vitesse entrevues ce soir chez l'adversaire, ainsi qu'une certaine lassitude clairement perceptible chez les Normands. On pourra regretter l'absence de certains jeunes sur la glace à Grenoble, mais également une absence de tout effort collectif significatif des Dragons pour essayer, pourquoi pas, de recoller.
Alors que la période se caractérise par un certain équilibre, Grenoble aura tendance lors des dix dernières minutes à subir quelque peu avec plusieurs slaps qui trouveront le plexiglass ou Raibon.
Rien n'étant marqué, le public peut saluer dans une allégresse, assez relative ce soir, la victoire de ses joueurs, au terme d'une rencontre dont l'absence quasi-totale de pénalités, comme des joueurs qui se couchent pour interdire le slap, donne une bonne idée de l'intensité.
Rouen a perdu, et alors diront certains? Dans un calendrier fourni, et dans l'attente de la prochaine Coupe de France, il ne fallait pas s'attendre à voir des champions de France puiser dans leurs réserves une fois le score acquis pour l'adversaire. Il n'en reste pas moins que justement, Grenoble a fourni ce très bon départ qui a rapidement balayé ses doutes et autorisé deux dernières périodes très sereines. Même si on conviendra volontiers que les Brûleurs n'ont pas eu en terme d'intensité l'équipe qui a gagné la Coupe Continentale, il fallait déjouer ce soir sa défensive et prendre un avantage significatif au tableau d'affichage, ce qui a été fait. Autour d'une défense sérieuse, avec un Rouleau, que l'acquisition de la nationalité française et l'appel en équipe de France semblent avoir rendu plus sobre (quel est le premier média à avoir parlé de cette possible venue en bleu...et il y a un bon moment déjà ?), la défense et Raibon ont bien joué ce soir. Offensivement, la rapidité des contres a séduit et démontré son efficacité, autour d'un duo F. Desrosiers / Aquino, toujours séduisant, mais également avec des Ouimet et Sivic qui ont été décisifs.
On ne pourra sans doute pas retirer grand-chose en terme de potentiel côté Grenoble après ce succès à relativiser quelque peu, vu les circonstances, mais il est clair que la 7ème place occupée ce soir par les Grenoblois correspond beaucoup mieux à leur niveau réel que l'on verra objectivement entre la 6-8 place pour le moment.
Difficile ce soir également de tirer des enseignements concernant Rouen. Si l'attitude d'une majorité de leurs défenseurs a de quoi interroger quelque peu, avec la certitude confirmée par d'autres voix autour de l'équipe qu'ils n'ont pas joué à fond, on pourra comprendre que la rencontre ne constituait pas une priorité pour le champion de France qui dispose d'une marge certaine. Offensivement, malgré une absence d'échec arrière et de replacement, les attaquants seront présents à Bercy et lors des phases finales, c'est une certitude. Il est donc inutile de retirer quoi que ce soit de cette prestation transitoire, sinon peut-être le fait, mais on le savait déjà, que la force de cette équipe n'est pas derrière mais devant, un enseignement compris par Dijon. On pourra également, et ceci semblera paradoxal ce soir, s'interroger sur le fait que les Rouennais après leur Coupe d'Europe ne soient pas un peu trop seuls en Magnus ? En effet, si malgré l'effort consenti en Coupe Continentale, ils parviennent à remporter la mise à Bercy, puis à dérouler en séries finales, on pourra relever clairement sur certains déséquilibres dont la responsabilité n'est pas à chercher à Rouen mais bien dans le hockey français en général.
ouaip tous ces sales etrangers qui viennent arbitrer chez nous, surtout quand Rouen perd!
Y'a combien de joueurs etrangers à Rouen? plus de dix! Oui mais ceux ci font gagner rouen alors ca va!
drap a écrit
le 22/01/2012 à 16:13
et moi ce que je te donne c'est pas un journal qui raconte ce qu'il veut, moi je te donne le site officiel de la lna avec le classement des arbitres par niveau. ca change tous qu'un journal.
t'inquiete je cherche bien regarde le lien que je t'ai mis cela prouve qu'il est juste bon pour être en troisieme niveau suisse et je comprends pourquoi il le designe pas en lnb. Tu as raison tout est dis un echange d'arbitre inutile.
Si on veut vraiment progresser prendre de vrai arbitres qui sont meilleur que les notres et pas du même niveau voir moins bon.
snake a écrit
le 22/01/2012 à 16:04
http://www.lexpress.ch/fr/sports/hockey-sur-glace/l-arbitre-ken-mollard-a-fait-son-entree-en-ligue-nationale-569-213531
pas de chance, faut simplement chercher et être objectif
pour le reste, Rouen s'en est pris 4 et toute autre polemique est inutile, un champion peut perdre la preuve alors restons en la
drap a écrit
le 22/01/2012 à 15:50
c'est bizarre mais snake regarde plutot le lien et tu verras que cette arbitre n'arbitre pas en lnb!!!
sans comparaison !!!! tu rigole j'espère? c'est juste un arbitre de troisième niveau suisse!! pour être encore plus limpide un arbitre qui n'arbitre pas en lnb mais encore en dessous.
Je remarque juste que finalement nos arbitres sont aussi bon que les leurs.
Moi ce qui me gène le plus c'est de faire venir un arbitre suisse pas meilleur que les notres.
DSL mais pour moi le premier but à conditionner tous le match.
Ca se fait dans tous les championnat et comme par magie c'est un arbitre de troisième zone qui accorde le but. c'est surement l'un des seul qui se permet une interpretation de la règle ou de donner l'avantage comme tu dis à l'attaquant