Après une minute de silence en soutien aux victimes et familles des victimes des attentats à Bruxelles, la finale débute devant les caméras de Dailymotion...
Dans ce premier acte, les premiers contacts sont assez rudes afin de bien marquer les esprits adverses, à l'image d'une charge d'Oliver Dame-Malka, à la limite de la faute. Puis la technique et le collectif vont prendre l'ascendant sur l'aspect physique de cette finale. Il y a peu de déchets techniques, les passes assurées dans les palettes permettent au jeu d'aller rapidement d'un but à l'autre. Néanmoins, les deux gardiens ne sont pas vraiment mis en danger. Pour faire évoluer le tableau d’affichage, il faut, en fait, un tir puissant à la ligne bleue de Dame-Malka, repoussé de la jambière par Girard. Matheson est le plus prompt pour reprendre le rebond et marquer dans l'espace laissé par le gardien angevin (0-1 à 6'17).
Ouverture du score logique pour des Rouennais qui vont avoir l'occasion d'accentuer leur avantage. Deux pénalités successives vont acculer les Angevins sur leur but. Mais Girard, dans un style parfois peu académique, va maintenir son équipe dans le rythme du match.
Jeremy Gorget
Au deuxième tiers, les Ducs d'Angers reviennent avec une autre envie. Toujours dans ce face à face tactique, où aucune équipe n'ose venir presser son adversaire dans le camp adverse, les partenaires de Julien Albert prennent progressivement les commandes de la rencontre. Une pression qui ne sera pas accentuée lors de leur seule supériorité numérique. Cette situation mettra surtout en avant la capacité rouennaise à sortir tous les palets de leur zone et à bien empêcher les Angevins de mettre leur jeu en place. C'est plutôt avec un trafic important devant la cage et des tirs depuis la ligne bleue, que les Angevins vont parvenir à trouver les solutions. C'est d'ailleurs sur l'une de ces situations avec beaucoup de monde devant le but que Jeff May, excentré, va trouver Yannick Riendeau au poteau opposé pour l'égalisation locale (1-1 à 32'04).
Dès lors, les Angevins vont imposer leur rythme et mettre une pression sur le but visiteur. A plusieurs reprises, Sabourin va sauver les Dragons leur permettant ainsi de conserver cette parité avant le dernier acte.
Jeremy Gorget
Les vingt dernières minutes ne proposeront pas de changement majeur dans le jeu. Les deux équipes semblent se méfier de la vitesse et des contres de leurs adversaires et se contentent, plutôt avec succès, de couper les passes dans la zone neutre. Deux nouvelles pénalités successives à l'encontre des locaux vont offrir aux Dragons la possibilité de reprendre l'avantage. Mais que ce soit avec Treille devant la cage, ou par Dame-Malka à la ligne bleue, rien ne semble déstabiliser un Girard efficace malgré de nombreux rebonds. Les arrêts-mitaine sûrs du portier canadien rassurent à plusieurs reprises ses coéquipiers. Ce sont mêmes les Angevins qui vont le mieux récupérer de ces situations spéciales. Et dans la continuité de ces actions, les locaux vont prendre l'avantage. Sur une très belle action collective construite sur des répétitions de passe, Albert, derrière la cage, va trouver Campbell sur le côté, qui remet sans contrôle à Thillet face au but, pour fusiller Sabourin. La défense rouennaise, déstabilisée, ne peut que constater les dégâts (2-1 à 50'08).
Les visiteurs semblent être tombés dans le faux rythme local et doivent trouver les solutions dans la défense angevine. Après plusieurs minutes de jeu installées dans le camp adverse, c'est avec beaucoup de monde autour de la cage des Ducs, et certains contacts ayant privé Girard de sa crosse que Loïc Lampérier va égaliser sur un nouveau rebond à trois minutes de la fin du match (2-2 à 57'00).
Coup dur pour les joueurs angevins, avec un banc moins étoffé que leur adversaire et la débauche d'énergie et de stress déployée dimanche pour leur qualification, qui ne produiront plus de jeu. La prolongation s'écoulera aussi rapidement que la rencontre, sans que les joueurs ne se livrent réellement, malgré une légère domination rouennaise. L'apport des défenseurs des Dragons étant un avantage non négligeable face à des Angevins de plus en plus fatigués.
Ce sont donc les tirs au but qui donneront le vainqueur de cette première rencontre. Riendeau et Lacroix ne facilitent pas la tâche des Ducs en ne cadrant pas leurs deux tentatives. Jason Krog verra Girard repousser son tir. Sacha Treille sera le premier et seul buteur de cette séance, sans feinte il marque à mi-hauteur. Campbell ne connaîtra pas le même succès, son palet étant détourné de l'épaule par Dany Sabourin. En définitive, les Rouennais s'imposent et prennent l'avantage de la glace. Dans cette première rencontre entre deux clubs habitués à se retrouver régulièrement lors de phases finales, le respect et l'observation de l'adversaire semblent avoir pris le pas sur l'intensité de la rencontre. Chaque erreur de placement ou de contrôle du palet offre une occasion à l'adversaire, c'est pourquoi les deux équipes se sont d'abord appliquées à ne pas commettre d'erreurs et à ne pas prendre de risques plutôt que partir rapidement vers le but adverse. Cela n'enlève en rien la vitesse du jeu, mais propose un match moins spectaculaire. Fatigués en fin de rencontre, les Angevins devront trouver les ressources nécessaires pour ne pas se mettre en grande difficulté, dès demain soir, face à des Rouennais sereins dans leurs prises de décision.
Des supporters plus fair play que ceux de la serie precedente dit rap'ass apres avoir copieusement remis en cause des arbitres pourtant complaisants avec les Ducs lors du match 4... et sous-entendre que Rouen a besoin d'une faute d'arbitrage pour gagner, est-ce fair play ? Et sans M Barbez le but qui permet aux Ducs de reduire le score lors du match 5 aurait-il ete accorde? Toujours plus facile le fair play dans la victoire et toujours cruelle la defaite si pres du grall.