Dans une patinoire pas complètement pleine pour l'événement (3000 personnes), Grenoble débutait avec son gardien tchèque Lukas Horak, grand héros du match 4 avec un blanchissage à la clé. Le Slovène Hebar restait, quant à lui, en tribune en tant que surnuméraire.
Dans ce premier tiers, les deux équipes se neutralisent sans que les gardiens ne sortent de grosses parades. Une première pénalité contre Mathias Arnaud (2'09) voit Marc-André Thinel prendre un lancer puissant directement sur Horak (2'36). Ce sera la seule tentative des Dragons, leur power play n'arrivant pas à s'installer en zone offensive des BDL…
Nous notons très peu de lancers dans les six premières minutes. Il faut attendre une double tentative de Sacha Treille, tout d'abord sur un jeu à 3 avec Krog et Labelle puis sur un lancer puissant suite à un service de Krog. Horak est sur le palet et garde Grenoble dans le match (6'20).
Le jeu s'anime durant quelques minutes en milieu de premier tiers. Eric Chouinard, en zone neutre, feinte son défenseur et part défier Sabourin mais Labrecque est signalé hors jeu… (10'05). Le niveau de jeu n'atteint pas des sommets mais l'intensité compense quelque peu le déchet de part et d'autre.
Tartari vient chatouiller Sabourin d'un lancer vicieux mais le gardien canadien sort le palet d'une mitaine basse (10'38).
Les dernières minutes du tiers sont grenobloises. C'est tout d'abord Bouchard sur un service de son capitaine qui tente sa chance (16'47) puis Arnaud qui croit au but mais Sabourin sort in extremis le palet de manière aérienne pour sans doute le plus gros arrêt de la partie (17'51).
En supériorité suite à une faute de Coulombe sur Perret, Edo Terglav sort le grand jeu en faisant jouer cinq attaquants en même temps sur la glace : Chouinard, Gauthier, Bouchard, Labrecque et Thinel. Rien n'y fait cependant, Sabourin déviant une tentative de Thinel dans le slot (19'48).
Tirs : 13/7 Grenoble
La première grosse occasion du second tiers est grenobloise. Gauthier est servi par Chouinard qui prend un tir du poignet, dévié de la jambière par Sabourin (22'18).
Rouen sent le danger pointer le bout de son nez et repart à l'attaque. Konttinen n'est pas loin du but sur un lancer de loin qui semble froler le poteau d'Horak (24'32). Sur l'engagement suivant, Krog sert en retrait Dorey qui lance de loin directement la lucarne d'Horak qui ne peut que constater les dégâts (0-1 24'35).
Rouen fait la course en tête avec ce premier but. Une position que les Dragons adorent et font généralement fructifier avec une victoire en bout de course…
Grenoble ne se laisse pas abattre et continuer de multiplier les lancers sur la cage de Sabourin qui ne laisse rien passer comme sur ce contre de Perret (33').
Les BDL se créent un nombre important d'occasions mais la conclusion n'y est pas. Chouinard tente par deux fois sa chance (34'). Labrecque est, quant à lui, parfaitement servi par Favarin mais Sabourin, pour une fois en retard, bouge sa cage avant de dévier le palet (35'), signe que le portier canadien semblait battu. Aucune pénalité n'étant appelée sur l'affaire malgré les protestations du public.
Une pénalité contre Arrossamena voit Grenoble pousser juste avant la fin du second tiers. A 5 contre 4, Grenoble est installé en zone offensive. Lampérier perd sa crosse et ne peut gêner les attaques grenobloises. Sabourin en termine de dégoûter les Grenoblois avec un arrêt mitaine qui rassure les siens (39'58).
Tirs : 17/8 GrenobleMalgré les tentatives des Grenoblois, Sabourin sort les arrêts les uns après les autres. Rouen sent qu'il faut continuer de jouer et d'attaquer, sans quoi le match va finir par tourner du côté des Grenoblois.
Horak sauve son équipe, couché au sol, avec l'aide de ses défenseurs qui n'hésitent pas à mettre leur corps en opposition pour repousser les lancers (41'25).
Sacha Treille prend un lancer puissant sur Horak (42'). Rouen contrôle le match, bien plus que lors du second tiers par exemple. Bizarrement, c'est à ce moment-là du match que Grenoble va égaliser… Harty, sur une passe de Chouinard, va trouver la faille sur un lancer que ne voit pas partir Sabourin, masqué (1-1 50'47). Un but qui récompense les efforts des Grenoblois.
Les deux équipes vont avoir une chance de plier le match sur une supériorité numérique. C'est tout d'abord le buteur du soir, Harty, qui part en prison pour une charge contre la bande (54'44). Marc-André Thinel n'est pas loin de marquer sur un joli mouvement en se retournant du revers (56'19).
Puis c'est Labelle qui fait faute sur Horak qui s'était déplacé loin de son but et avait gelé le palet. Labelle joue le palet et frappe Horak avec sa crosse. Les arbitres envoient le Canadien en prison (56'41). Grenoble ne parvient pas à faire la différence. C'est encore Sabourin qui vient capter le lancer de Chouinard d'une mitaine rassurante (58'43).
Tirs : 10/9 Grenoble
Le public de Pole Sud a droit à une prolongation à quatre contre quatre.
Konttinen puis Matheson du revers tentent leur chance en premier (61'29). Chakiachvilli lance de loin mais Horak dévie (61'38).
Labrecque, sur une action en solo n'est pas loin de délivrer les siens en deux temps mais le palet file à côté du poteau gauche de Sabourin (66'28). Marc-André Thinel est dans le même cas avec un palet qui ne passe pas loin (67'45). C'est finalement sur un contre rondement mené par Krog qui sert dans la profondeur Lampérier que Rouen va marquer le but de la qualification en demi-finale.
Lampérier profite du bon travail de Krog pour mettre le palet entre les jambes d'Horak. (1-2 68'11).
Il n'aura fallu que 5 rencontres pour voir Rouen conclure la série. Grenoble peut avoir des regrets car l'écart n'était pas si grand mais le résultat est là. Les match 1 et 2 disputés avec un gardien, Mustukovs, vraisemblablement pas encore remis à 100% de sa blessure, a sans doute été une erreur car Horak a bien mieux joué sur les matchs suivants. Il aura aussi manqué un certain réalisme offensif. Combien de points ont inscrit les S. Thinel, Labrecque, Perret, Gauthier and co ? Les meilleurs pointeurs sur cette série se nomment Chapuis et Baylacq qui sont sur la 4ème ligne... La différence se fait en partie là-dessus, face à une équipe de Rouen qui n'a rien d'un monstre imbattable comme il y a quelques années avec Sir Carl Mallette. Rouen a de l'expérience, un très bon gardien, mais les armes offensives sont moins impressionnantes qu'auparavant. Il faudra faire plus pour battre, en demi-finale, le champion de France en titre, Gap.
On sent de l'amertume dans cette fin d'article ; en effet, si Rouen n'est plus aussi impressionnant qu'auparavant, c'est quand même eux qui passent en demi et ça prouve donc que Grenoble n'est pas à la hauteur... Rouen même s'ils perdent face à Gap auront au moins atteint les demies, gagne la coupe de France et la continentale, ce qui n'est pas si mal non face à Grenoble qui encore une fois n'aura rien. Et puis les play off tout le monde sait que tout peut arriver non ?