Ce match va mettre du temps à se lancer, on commence d’emblée avec un retard causé par un problème de filet dans une des cages. Le coup de sifflet enfin donné, les hostilités peuvent commencer. . . Enfin presque puisqu’à 5’54, Pazak se retrouve à terre après avoir flirté avec la bande, et a l’air bien amoché. Il repart sur civière avec les encouragements du public, espérons que ce ne soit pas trop méchant.(Il s’agit en fait d’une fracture tibia péroné, nous lui souhaitons bon courage). On reprend le jeu, et l’arrête à nouveau car Lhenry semble avoir des soucis de matériel… Bon cette fois, c’est sûr, on peut y aller ? La demi-finale peut commencer !
Et ce sont les Dragons qui vont entamer la période avec une phase offensive menée de main de maître par Thinel, sur une passe de Guenette, il attaque de front Thompson qui arrête tout en lâchant un rebond, que Thinel ne pourra récupérer. Ca commence déjà à chauffer autour du portier amiénois, qui doit stopper le palet à plusieurs reprises. La défense Gothique se concentre pour redonner le puck aux attaquants rapidement mais laisse du coup des trous dans le bouclier de Thompson. Desrosiers ne manquera pas d’ailleurs l’occasion de leur faire remarquer et à 8’53 il s’envole seul au monde pour se retrouver en face à face avec le gardien, qui ne sera pas pris au dépourvu.
Lhenry de son côté va être approché par Deniset, mais il repousse aussi. Les gardiens vont avoir un rôle plus que déterminant dans cette partie, même s’il faut avouer que la domination est bien rouennaise pour le moment. Holmqvsit arrive à se glisser entre les mailles du filet et sollicite une fois de plus Thompson qui arrête encore une fois. On arrive tranquillement à 15 minutes de jeu et toujours pas de pénalités sifflées.
Aussitôt dit, aussitôt fait, et c’est Amiens qui se retrouve en supériorité numérique. L’occasion d’ouvrir le score, peut être… Peut être seulement, puisque contre toute attente, ce sont les Dragons qui gardent le contrôle du palet. Mallette parvient même à se retrouver, à l’instar de Desrosiers tout à l’heure, en position très avantageuse face à Thompson. Toutefois, ce dernier ne se laisse toujours pas piéger.
Le jeu de puissance des Gothiques peinent à s’installer, et les jaunes et noirs dégagent le palet très facilement et demandent même aux adversaires de défendre leur camp ! Jamais deux sans trois, et c’est cette fois Thinel qui va se retrouver en tête à tête avec Thompson, sauf que cette fois, le palet rentre ! En infériorité numérique, de quoi bien marquer le coup ! (1-0 / 17’38 Thinel ass Zwikel).
Les Gothiques doivent impérativement revoir leur stratégie et leur défense qui a laissé beaucoup trop d’occasions aux rouennais de marquer et même si Thompson est largement à la hauteur, il ne peut pas tout absorber et tenir la baraque à lui seul.
Les Gothiques à la traîne.
Deuxième période et on sent bien que les Rouennais veulent en découdre, ils sont bien plus conquérants qu’en quart de finale ou le premier match avait montré quelques approximations. Les Gothiques ne semblent pas avoir modifié leur technique et la défense une fois de plus laisse un couloir au trio Mallette Thinel et Mulle. Ces trois Dragons s’entendent très bien sur cette action et permettent au plus jeune d’entre eux d’envoyer le palet au fond des filets, même si tout le monde finit à terre. (2-0 / 23’53 Mulle ass Thinel et Mallette).
Ponctuellement, Lhenry sort de sa tanière et arrête le palet de façon impériale, histoire de rappeler que, même s’il n’est pas trop sollicité, il sait répondre présent comme quand Hecquefeuille lui expédie un boulet de canon. On repart aussitôt du côté de Thompson puisque les Dragons vont se retrouver à 5 contre 4. Leur jeu de puissance va s’installer, Bergström va reprendre le boulet de canon de tout à l’heure et le renvoyer au portier amiénois qui l’arrête de la mitaine, impressionnant !
C’est à nouveau l’effervescence autour de sa cage, Salmivirta, Guenette s’y essaye mais sans succès. C’est au tour des hommes de Richet de se retrouver en supériorité, seulement voilà, ça défend toutes griffes dehors côté rouennais. Hecquefeuille tire à deux reprises exactement de la même façon sur Lhenry, qui repousse les deux attaques sans vaciller. Le jeu va gagner en rapidité et Mortas accompagné de Bachet vont prendre le gardien français de vitesse : le palet est à peine rentré, qu’il est déjà ressorti ! l’action a été fulgurante, mais le but est bien marqué (2-1 / 33’10 Bachet et Mortas).
Un but opportuniste qui va peut être finir de décoincer les Gothiques, mais les rouennais vont redoubler d’effort pour que ça n’arrive pas, et vont remettre un but à un moment déterminant du match. Dans un méli mélo de joueurs, le palet va rentrer dans la cage de Thompson, bien aidé par l’épaule d’un Gothique, d’après mon angle de vue (3-1 / 36’21 Brunelle ass Guenette et Bergström).
Le tiers s’achève sur le même sentiment que le premier, à savoir une domination rouennaise nette. L’attaque se mobilise quand il faut et la défense est efficace. Les Gothiques ont du mal à garder le palet, et semble trop focaliser sur l’attaque, Thompson est trop souvent seul.
Un tiers qui ne changera rien!
On reprend le match avec un Thinel toujours très en jambe qui assaille directement Thompson d’un gros tir de la bleue, le portier l’arrête de l’épaule. C’était tout juste! Guenette enchaine l’attaque, mais cette fois c’est Roussel qui se sacrifie pour que ça ne rentre pas. Les Amiénois vont bénéficier d’un avantage numérique: en début de troisième période, c’est encore un atout qui peut renverser la tendance.
Deux buts d’écart, ce n’est pas encore insurmontable, surtout à ce niveau. Cependant, la physionomie du match n’annonce rien de bon pour les Gothiques, qui ne parviennent pas du tout à s’imposer. Kowalczyk tente bien de tirer sur Lhenry mais beaucoup trop fort, le palet est éjecté au moins jusqu’aux cieux! De toute façon, Lhenry arrête tout! Les Dragons défendent dur comme fer, et dégagent le palet dès que possible, sous les encouragements du public, qui commence à croire en la victoire rouennaise. Salmivirta ajouterait bien un but au compteur normand, Thompson bloque mais lâche un rebond, mais trop loin pour l’attaquant jaune et noir.
Ca joue vite pour une fin de troisième tiers, mais l’atmosphère des Play Offs n’est pas à son paroxysme… Aucun rapprochement entre Rouennais et Amiénois, c’est comme s’il manquait quelque chose… Le bon vieux « Rouen Amiens » n’a plus la saveur d’antan diront les anciens.
Toutefois le contrat est rempli pour les Dragons et c’est bien là le plus important pour les partisans rouennais. Les amiénois qui ont fait le déplacement, assez nombreux, sont surement déçus de ne pas avoir vu leur équipe au niveau pour être vraiment en concurrence. Ils ne sont pas parvenus à mettre en danger les Dragons, à aucun moment de la rencontre. Demain est un autre jour….
C'est exactement ce que je ressens quand je lis l'article, prendre les visiteurs comme des merdes, Rouen sont des dieux qui ne peuvent ĂŞtre vaincu, c'est impressionnant, et la conclusion est Ă mourir de rire.