Dijon remporte la première mise au jeu, mais c'est Grenoble qui contre, pas très loin. Les visiteurs avancent vite mais ne peuvent lancer et tricotent dans la zone. Desrosiers, en contre, s'offre le premier lancer de la partie. Les BDL, mal agencés, vont pourtant passer la première. Le Blond, à toute allure, profite d'un cafouillage monstre de la défense dijonnaise pour ouvrir le score. (0-1 à 01'29)
Coup de froid à Trimolet, Dijon tente de contrer mais s'empresse et finalement n'arrive pas à se montrer dangereux. Dijon, en supériorité, s'installe, Grenoble tient bon, Guttig sur le côté trouve Raibon. Arnaud contourne le but et vient frapper à la porte.
Grenoble s'en sort à moindre frais et profite des erreurs dijonnaises pour apporter le danger dans le camp local. Ouimet et Baylacq ratent une combinaison parfaite devant la cage bourguignonne, nouvelle alerte pour les locaux. Dijon contre avec efficacité mais peine à réinstaller son jeu, Arnaud remet sur Decock qui, à grandes enjambées, s'échappe sur le côté droit, il lance, le puck heurte la mitaine de Raibon, ricoche et retombe dans le but, drôle de raibon, euh.. de rebond. (1-1 à 09'11).
Photographe : Guillaume Meurisse
Tartari, à toute allure, manque de redonner l'avantage à Grenoble dans la foulée, mais son tir passe à côté du cadre. Les Brûleurs haussent le ton et poussent, Ramon Sopko s'envole pour contre le lancer d'Arossamena. Grenoble, en supériorité, ne parvient à rien. Oui mais, Ouimet est là et, à grands coups de patins, il charge vers le but dijonnais et, dans l'apathie générale des Bourguignons, il redonne l'avantage aux Grenoblois. (1-2 à12'36). Dijon réagit un peu et Börjesson trouve la mitaine de Raibon. Alors que tout semble aller bien, les arbitres sortent le sifflet à pénalité et écrasent Dijon dessous. Les Ducs se retrouvent à batailler à 3 contre 5 pendant de très longues minutes. Sopko s'interpose avec sa mitaine sur le tir de Crossman. La pression est infernale devant l'enclave dijonnaise mais les pénalités sont tuées une à une et l'incapacité grenobloise dans cet exercice permet au score de rester identique.
Les Ducs refont (un peu) surface en fin de rencontre, Riendeau lance dans le masque de Raibon qui s'effondre. Dijon tente de revenir mais s'expose à un contre à deux contre-un avec Le Blond et Tartari mais Hardy a bien suivi et coupe efficacement la passe.
La reprise est efficace côté dijonnais, Gascon touche le filet extérieur de la cage grenobloise. Une pénalité sifflée contre les visiteurs permet aux Ducs de se réinstaller,
Photographe : Guillaume Meurisse
mais, une fois de plus, le powerplay est saboté, à l'image de Decock qui lance à côté du but. Dijon est bien de retour dans la partie et pousse pour réduire le score, les tirs pleuvent sur la cage adverse comme la neige en hiver. Même en infériorité, Dijon se montre dangereux, Mrena en contre bute sur Raibon. En powerplay, les visiteurs sont toujours aussi inefficaces. Ritz, en break, échoue à son tour contre le rempart isérois. Une nouvelle pénalité est sifflée à l'encontre de Dijon que seul le trio arbitral semble avoir vue.
Les Brûleurs de Loups chargent en supériorité et Dijon plie, la pression monte. Aquino lance, Sopko repousse, le puck ricoche de manière surprenante et revient sur Rouleau qui lance dans le but ouvert. (1-3 à 29'29).
Dijon, fou de colère, s'élance de nouveau à l'assaut, mais Raibon reste impérial sous les coups. La pression monte, dans l'angle droit très fermé de la cage grenobloise, le palet franchit la ligne et fait trembler le filet, les Ducs lèvent les bras, la mitaine posée sur le puck Raibon conteste, les arbitres n'accordent finalement pas ce but parfaitement valable, coup dur pour Dijon qui ne désarme pas. Börjesson rate un angle démesurément ouvert et fait rugir le public de Trimolet chauffé à blanc. Le puck reste dans la zone des visiteurs qui sont pris à la gorge en cette mi-match. Anthony Guttig se bat comme un lion derrière la cage mais finit par perdre le palet, à l'image d'une équipe dijonnaise qui manque de réalisme et qui, malgré tous ses efforts, ne peut revenir à hauteur.
Mitja Sivic, en break, effraye toute l'équipe locale mais pas Sopko qui tient bon devant sa cage. Le Blond tente sans succès de relancer son équipe qui est visiblement épuisée. Aquino et Ouimet manquent d'enfoncer le clou sans l'intervention de Sopko. La fin de tiers est plutôt morne, Dijon n'y arrive toujours pas, Grenoble est très marqué par son dixième match d'affilée. Les BDL se montrent toutefois dangereux sur chacune de leurs rares actions.
Tirs cadrés : 16 / 9 pour Dijon Engagements : 10 / 9 pour Dijon
Du sang de la sueur mais des larmes :
Le début de l'ultime vingt est mou, les deux équipes se traînent sur la glace. Kevorkian apporte la lumière et dynamite la défense grenobloise mais son tir s'écrase sur Raibon. La configuration du match redevient identique, Dijon accélère pour revenir, Grenoble contre avec rapidité, sans succès.
Les Ducs, toujours à l'offensive, vont à toute allure, mais Raibon ne cède rien, il réalise un périlleux double arrêt contre Guttig, médusé. Gascon, dans l'angle, profite du trafic devant le filet grenoblois pour réduire enfin le score (3-2 à 42'02).
Dijon continue de pousser, Grenoble, pris à la gorge, se contente de lancer des contres extrêmement dangereux par Sivic ou Avenel. Les Ducs contrôlent le jeu et le palet et maintiennent une pression folle dans la zone adverse, Hardy slappe mais trouve la botte de Raibon. Le puck vole de tous les côtés autour du but grenoblois, Dijon pousse de toutes ses forces mais ne parvient pas à concrétiser sa domination. Grenoble peine à se dégager et subit la pression adverse en s'appuyant uniquement sur les arrêts de son portier. Riendeau, complètement seul face à Raibon, tire complètement à côté au grand dam des fans de moutarde.
Photographe : Guillaume Meurisse
Le jeu s'accélère encore et on a retrouvé le Dijon des grands soirs dans cet ultime vingt, face à des BDL qui accusent le coup. Grenoble, pour s'en sortir, multiplie les coups et les charges irrégulières en toute impunité. Finalement, les arbitres semblent apercevoir quelque chose et se mettent enfin à siffler les fautes grenobloises. Dijon reste désespérant en supériorité numérique et ne parvient pas à égaliser malgré tous les efforts. Sébastien Raibon virevolte devant ses filets et multiplie les prouesses pour maintenir le navire grenoblois à flot malgré la tempête qui frappe la coque. L'offensive dijonnaise commence à se fatiguer et semble moins percutante alors que le temps file en faveur des visiteurs.
Decock ramène le jeu dans la zone visiteur et fait le métier devant le but grenoblois mais en vain. Grenoble s'en sort encore et toujours et continue de lancer ses contres. Les Ducs forcent de tous les côtés mais Raibon ferme la porte avec autorité. Grenoble lance un énième contre, alors qu'il est pourtant encore protégé par un défenseur, Sopko sort au devant de François Ouimet qui parvient à expédier le palet dans la cage abandonnée par le cerbère, coup de froid terrible sur l'arène. (2-4 à 57'02).
Dijon, qui semble KO à moins de trois minutes du terme, reprend tout de même sa marche en avant avec bravoure. Grenoble réussit à s'emparer du palet et joue le chronomètre dans les coins de la glace. Dijon s'en sort et se rue à l'assaut, poussé par son public qui crie à pleins poumons. Raibon est toujours là et ne semble pas être prêt à céder un pouce de glace. Tolvanen lance ses ultimes forces dans la bataille, il demande son temps mort et retire son gardien. Les Ducs, sur un dernier effort, pressent comme des fous, mais toujours sans succès. Le Blond parvient à récupérer et dégage au loin, Hardy revient à toute allure, mais Desrosiers est plus rapide, il récupère le puck et conclut dans la cage vide dans un silence de mort, entrecoupé par les chants des fans grenoblois qui ont fait le déplacement. (2-5 à 59'33).
Cruel pour Dijon qui aura dominé pendant si longtemps sans parvenir à marquer, touchés-coulés les Ducs sont morts hier soir. Mais les bleus et jaunes repartent en avant au courage et à la rage, ils se font contrer et passent à deux doigts de la correctionnelle, Avenel sème la terreur dans la zone mais deux ultimes arrêts de Sopko sauve ce qui reste d'honneur bourguignon.
Tirs cadrés : 24 /11 pour Dijon Engagements : 15 / 12 pour Dijon
Dominer n'est pas gagner, Dijon en a fait la cruelle expérience hier soir à domicile, où pourtant il était si difficile de venir chercher une victoire. Les Ducs, après un départ complètement raté, ont réussi à revenir dans la partie mais jamais au tableau d'affichage. Au fur et à mesure que le temps filait, ils ont pris des risques pour égaliser et l'ont payé cash sur des contres meurtriers. Fin de parcours pour Dijon ! Malgré une saison exceptionnelle, c'est un sentiment de déception qui reste dans les esprits, tant la qualification pour les demis était à portée. Grenoble a su jouer parfaitement le coup, toujours avec son impressionnant physique, aidé parfois par les largesses arbitrales et sa vitesse d’exécution notamment en contre. Réalisme et efficacité parfaite pour les BDL qui compostent leur ticket pour les demi-finales contre Chamonix. Les Grenoblois ont achevé leur 10ème match et hier on a senti la fatigue peser lourdement sur les épaules en fin de rencontre. Vendredi et samedi, pour les deux premiers matchs au pied du Mont-Blanc, il faudra être en forme pour faire douter les Chamois sur leur petit nuage.
Le Probleme des Ducs, c est pas d avoir 1 seul ligne (car c est completement faux) mais plutot de ne pas en avoir une 4eme... En Saison reguliere c est pas trop penalisable 1 match ou 2 par semaine ca se gere, par contre en PO jouer 5 match en 1 semaine sur 3 lignes la ca devient plus hardu.
@togmuhoni Oui Elie et Sebastien sont de la meme famille puisqu ils sont freres... jumeaux
Euh moi je suis partisan des bruleurs de loups,je suis bien evidemmment super content de cette qualif mais je suis tres tres loin de les encenser.
Malgres tout ce qu ils feront maintenant on n oubliera pas cette saison et tous ces matchs tout pourris que l on a du se coltiner une bonne partie de la saison.
D ailleurs le public grenoblois ne l a toujours pas oublie car les affluences en plays offs sont loin d etre bonnes comparitevement a ce qu il se faisait d habitude a pole sud
On a tellement pas eu de bonnes choses a se mettre sous la dent que laisse nous savourer cette qualification vu que pas grand monde chez nous effectivement ne l attendait
Un coup de chapeau à Dijon pour son jeu d'avants spectaculaire.
Recrutez de bons arrières et vous ne serez pas loin du compte l'an prochain.
Remarquez, nous on pourrait "prendre" qques avants chez vous hein?
Mais bon nos jeunes issus du club ont acquis le droit de continuer l'an prochain: c'est au fond tout ce que je souhaite pour l'an prochain...et pour ce WE assayer de prendre un point chez nos amis montagnards de Cham