Buts : Angers : 11:53 Jeff May (ass Jonathan Bellemare et Marc Belanger) ; 51:46 Tomas Baluch ; 53:39 Eric Fortier (ass Cody Campbell et Robin Gaborit) ; 58:49 Cody Campbell (ass Robin Gaborit) Grenoble :
Pénalités
4 minutes contre Angers
6 minutes contre Grenoble
Le début de rencontre confirme l’enjeu du match. Les deux équipes s’observent et se concentrent d’abord sur leur jeu afin d’éviter toute erreur qui pourrait coûter chère au final ! Une tendance se dégage tout de même au fil des minutes, c’est la pression des Grenoblois sur les joueurs de Jay Varady.
Photographe : Franck Salot
Les finalistes de la saison dernière impriment un pressing haut et intense sur les défenseurs angevins. Cela gêne ces derniers qui balancent des palets pour se sauver… Les tirs sont nombreux sur Florian Hardy, qui rassure rapidement les curieux sur son état de forme en réalisant des arrêts propres ou en dirigeant les rebonds vers ses défenseurs.
Si les Grenoblois sont les plus entreprenants, les plus dangereux sont les Angevins. Pour preuve, un jeu à 3 entre Campbell, Gaborit et Fortier, dont le dernier nommé dévie astucieusement un tir depuis la bleue, mais sans réussite, une déviation qui avait pourtant laissé de marbre Raibon. Le portier visiteur sera à nouveau mis en difficulté sur un tir à bout portant de Belanger mais son épaule repousse la tentative. La première erreur interviendra à la mi-match, Vaskivuo est pris par la patrouille pour un « accrocher » sur Mihalik, qui a fait jouer son expérience sur l’action. Le power play angevin retrouve enfin ses couleurs, et Walls délivre le Haras en déviant juste devant la cage le slap de la bleue de Jeff May (1-0 à 11’53).
La réaction grenobloise ne tarde pas mais Ouimet se heurte à Florian Hardy. Les joueurs de Dufour vont insister et n’hésitent pas à beaucoup tirer, beaucoup plus que lors des deux premières rondes. A l’image de Dufresne ou Dusseau à la bleue qui s’essayent, par deux fois chacun, durant cette fin de tiers.
Au retour des vestiaires, la situation ne change pas.
Photographe : Franck Salot
Les Grenoblois conservent leur envie et combativité alors que les Angevins, forts de leur maigre avance au tableau d’affichage, montrent une certaine sérénité et attendent leurs adversaires pour mieux les contrer.
Poussés à la faute par deux fois dans ce tiers et donc en situation d’infériorité numérique, les partenaires de Bellemare vont pouvoir compter sur leur gardien pour les garder dans le match, bien aidé, lorsque c’est nécessaire, par les défenseurs des Ducs efficaces et précis dans leurs dégagements. Cela n’empêchera pas Desrosiers de slalomer dans la défense avant de buter sur la botte solide du portier international français.
A l’opposé, Raibon fait le nécessaire ! Pourtant les contres angevins se font plus pressants. Cody Campbell, par deux fois, fait le plus dur mais ne trouve pas le cadre de la cage grenobloise. Belanger ne rencontrera pas plus de succès dans un nouveau 2 contre 1 ! Le temps file vite, les coups de sifflets et fautes sont peu nombreux et Florian Hardy réalise, une nouvelle fois, une mitaine salvatrice en fin de tiers face au meilleur pointeur adverse, Christophe Tartari.
A l’entame des 20 dernières minutes, tout est possible puisqu’un seul but sépare les deux équipes. Les Angevins parviennent enfin à prendre la possession du puck face à des Grenoblois qui n’ont plus rien à perdre mais ne trouvent pas la faille dans la défensive locale.
La fatigue des visiteurs commence également à se faire sentir avec des présences importantes pour les joueurs majeurs et des jeunes joueurs qui ne rentrent plus en jeu. La profondeur de banc et le jeu à 4 lignes des Ducs sur ce match se fait sentir.
Sur un contre, Ouimet s’offre un duel avec Hardy mais le dernier dribble est de trop et le gardien détourne du patin la tentative du Canadien.
Photographe : Franck Salot
Les Angevins ne sont pas en reste mais la passe/tir de Bellemare, juste devant le slot, ne trouve aucune crosse pour dévier le palet. C’est finalement sur un tir forcé à la bleue angevine d’un défenseur Grenoblois, que Tomas Baluch va faire le break. L’attaquant des Ducs contre le palet qui file dans le camp grenoblois, poursuivi par Baluch, dans le sens du palet. Raibon n’a pas d’autres solutions que de sortir mais, dans une situation rocambolesque, il voit le palet passer sous son corps, une aubaine pour le 56 angevin qui contourne le portier visiteur pour pousser le palet dans la cage vide (2-0 à 51’46).
Le coup est dur à accepter par les Grenoblois qui vont sombrer, quelques minutes plus tard, après avoir raté l’immanquable. En effet, le palet va d’un but à l’autre, sur un bon décalage Le Blond parvient à battre Hardy, mais son tir est repoussé dans le slot par une crosse angevine. Sur l’action suivante, Campbell fait jouer sa technique pour décaler idéalement Fortier qui ne laisse aucune chance à Raibon d’un tir en lucarne (3-0 à 53’39). Le dernier but angevin à 1 minute du terme est anecdotique, si ce n’est par son réalisateur, Cody Campbell, qui s’est offert et a offert beaucoup de situations dangereuses et est enfin récompensé (4-0 à 58’49).
Un bon présage pour les Angevins quand on regarde la montée en puissance de l’Anglo-Canadien et son importance dans le jeu des Ducs dans la saison.
En définitive, la logique de la saison régulière a été respectée et les Angevins se sont qualifiés pour le prochain tour. Un minimum pour les hommes du président Juret dont l’objectif demeure le titre ! Les Ducs peuvent être rassurés sur l’état de forme de leur gardien, auteur d’un blanchissage, le second de ces playoffs. La défense a également montré sa valeur et sa sérénité durant toute la partie, malgré une pression importante de leur vis-à-vis. Enfin, le domaine offensif des Ducs reste soumis aux performances de leurs techniciens ou buteurs tels que Bellemare, Campbell, Fortier ou autre Belanger.
En face, les protégés de Jean-François Dufour peuvent quitter la tête haute ces playoffs. Dépassés durant les deux premières manches, ils ont su renverser la tendance et ont fait douter, pendant 50 minutes, les Ducs sur cette partie décisive. La défense grenobloise a augmenté son niveau de jeu, à l’image de Raibon, décisif et qui a retardé l’échéance à de nombreuses reprises. Toutefois, les erreurs défensives ont une nouvelle fois coûté cher, si ce n’est pas une relance ratée, c’est un tir forcé qui est contré et offre le but du break. Du côté des attaquants, l’offensive des Brûleurs de Loups est beaucoup plus efficace lorsque tout le monde patine ensemble. L’apport des joueurs étrangers s’est fait sentir et certains peuvent quitter le chandail blanc, comme le montrèrent certaines embrassades de fin de saison, avec la satisfaction d’avoir produit un dernier match réussi ! Place désormais à l’intersaison pour les Isérois alors que les Ducs reprennent le chemin des playoffs dès vendredi soir !