Tout se jouera sur un match, tel fut le verdict du 6ème match où, pendant 30 minutes, les Ducs d’Angers se sont vus champions de France. C’était avant le réveil des Dragons qui gagnèrent la rencontre sur le score de 3 buts à 1.
Avant le début du match, les nombreux supporters rouennais se font bruyants mais applaudissent avec respect, comme tous les supporters angevins, une figure locale, Juho Jokinen, qui arrête sa carrière, lui qui sera le seul absent de ce match.
Dès que le palet tombe sur la glace, les Angevins, à domicile, veulent imposer leur jeu et prendre la possession du caoutchouc. Ils imposent un défi physique important en ne réalisant aucun déplacement sans le terminer par un contact avec leurs adversaires, les joueurs locaux poussent les visiteurs à la faute. C’est ainsi Faure qui sera rapidement sanctionné.
Photographe : Franck Salot
L’occasion idéale pour les Angevins d’ouvrir le score, mais la défense des jaunes et noirs fait bonne garde. Guenette n’est pas loin d’une interception dont il a le secret, mais le palet s’enfuit. Lhenry fait le reste, seul un tir non cadré de Tomas Baluch aurait pu déstabiliser le portier français. C’est finalement l’impensable qui se produit pour le millier de supporters angevins, lorsque Janil, situé à la bleue, accepte la passe de Guenette et, d’un tir balayé ras glace, parvient à battre Florian Hardy légèrement gêné et qui ne voit pas le départ du puck (0-1 à 11’50).
Mais plus incisifs depuis le début de la rencontre, les Angevins vont vite parvenir à égaliser. La seconde pénalité rouennaise est malvenue et, si les Ducs bafouent à nouveau leur hockey dans cette situation ils font néanmoins preuve d’efficacité. C’est Marc Belanger qui délivre le Haras et ses partenaires, d’un slap puissant en pleine lucarne. A l’origine, un cafouillage devant la cage de Lhenry après un rebond vagabond, Bellemare parvient à remettre avec astuce à son compatriote en retrait (1-1 à 16’20).
La série entre les deux équipes est serrée et se poursuit. Seules les erreurs ou les exploits individuels font la différence. Eh bien c’est une erreur, ou du moins une chute involontaire, qui va faire basculer le score avant la fin du tiers. Angers a le palet, une attaque menée tambour battant qui s’achève par un slap lourd mais dévié par le bout de la botte de Lhenry, le palet repart aussi vite et un contre s’amorce à 2 contre 2…, avant la chute involontaire de Mihalik. Cette déconvenue du défenseur des Ducs offre ainsi l’opportunité à Castonguay de tirer ou passer, la deuxième option est choisie, Janil réceptionne et, en deux temps, bat Hardy pour un doublé et redonne l’avantage aux Dragons juste avant la 1ère pause (1-2 à 18’18).
Photographe : Franck Salot
Marqués par ce second but, les Angevins vont réaliser un deuxième tiers bien moins tranchants que les 20 premières minutes. Sans doute également la faute aux champions de France en titre qui augmentent leur volume de jeu, mais commettent également d’inhabituelles erreurs.
C’est Lahesalu qui dégage directement hors de l’aire de jeu ou Thinel qui laisse sa crosse traîner pour faire chuter son adversaire… Autant de fautes flagrantes sanctionnées et qui offrent aux Angevins des occasions de recoller au score. Sans réussite, le power-play angevin est malade et ne débouche sur aucun but. A l’inverse, l’expérience des Dragons va parler. Sur la première faute et pénalité angevine, Rouen va inscrire le but du break. Le palet circule bien entre les crosses mais c’est Julien Desrosiers qui fait la différence par son tir, si Florian Hardy repousse le palet de la botte, il ne peut rien face à Marc-André Thinel qui pousse le palet sous la jambière pour un nouveau but rouennais (1-3 à 10’50).
Castonguay offre vite une nouvelle possibilité aux Angevins de se remettre en selle, mais rien n’y fait, l’attaque des Ducs est en difficulté et ne trouve pas le chemin des filets, Lhenry repoussant toutes les attaques et tirs cadrés…
A 20 minutes de la fin de la saison, les joueurs locaux reprennent le chemin du glaçon avec de nouvelles envies. Les vagues angevines déferlent sur le but de Fabrice Lhenry, mais les attaquants angevins manquent d’efficacité. Les tirs non cadrés succèdent à des occasions non conclues…
En face, les Dragons plient sans rompre et apprennent, avec soulagement, une pénalité contre Marc Belanger. L’occasion de souffler et de terminer le match ! Ni l’un ni l’autre ! Et, deux minutes plus tard, les Angevins reprennent leur marche en avant, Fabrice Lhenry n’hésite alors pas à faire parler son expérience, fort logiquement, pour couper le rythme en se désaltérant ou discutant avec les arbitres.
Photographe : Franck Salot
Alors que les sourires commencent à naître sur le banc rouennais, sur le visage des jeunes du RHE76, le Haras va vibrer lorsque Julien Albert va se battre le long de la bande pour gratter un palet et son centre tir instantané va être coupé par Marcello Ranallo qui dévie le palet sous Fabrice Lhenry (2-3 à 55’17).
L’espoir renaît chez les Ducs et les rêves les plus fous de remontée fantastique naissent chez les supporters angevins. Salmivirta est en plus appelé sur le banc des pénalités et une occasion en or s’offre aux Ducs… Mais rien n’y fait, les Ducs ne trouvent pas la faille, la défense des Dragons est intraitable, à l’image du plus angevin des Rouennais, Lauri Lahesalu qui, dans son style sobre, n’hésite pas à remplacer chacun de ses partenaires lors de chaque mise en jeu et contient, avec succès, les dribbles de son ancien compère, Jonathan Bellemare.
Aussi, lorsque Jay Varady, dans un ultime sursaut d’orgueil, rappelle Florian Hardy sur le banc pour conduire une nouvelle supériorité à 6 contre 5, les espoirs des supporters angevins sont faibles tant les Ducs ont déjoué dans cette situation. Deux tirs rouennais vont flirter avec la cage vide et se terminent par un dégagement interdit. Mais, sur leur dernière mise en jeu, gagnée par Walls, May dégaine rapidement, un shoot contré autant par Lhenry que Bellemare au duel. Le palet traîne devant la cage et c’est finalement Eric Fortier le plus lucide pour lancer et faire trembler les filets ! Il restait 3 secondes à jouer (3-3 à 59’57).
C’est donc un nouveau scénario incroyable que Ducs et Dragons écrivent pour cette dernière manche de la finale. Les prolongations devront les départager à 4 contre 4.
Des visiteurs qui ont craqué dans les ultimes secondes, dans un match pourtant maîtrisé. Face à eux, des Angevins euphoriques qui voient la chance tourner et veulent tout tenter pour s’imposer à domicile. Et c’est sans doute cette euphorie qui va pousser Cody Campbell à commettre un coup de crosse en zone offensive. Un geste immédiatement puni d’une pénalité. A 4 contre 3, les Dragons n’ont aucune difficulté à mettre leur jeu en place. Si Desrosiers trouve Florian Hardy sur la première tentative, François-Pierre Guenette sera plus précis et marque dans la lucarne de Hardy sur l’occasion suivante. Un tir et un but qui sacre une nouvelle fois les Dragons de Rouen (3-4 à 61’29).
Casques, gants, crosses volent du côté rouennais et tous se rejoignent autour de leur gardien, Fabrice Lhenry. Les sourires et rires sont nombreux, les accolades joyeuses. Rouen s’affirme comme la grande équipe française actuelle et remporte son quatrième titre de champion consécutif, une belle année après la victoire en Coupe de la Ligue. François-Pierre Guenette reçoit le trophée de MVP des play-offs, une consécration logique pour l’attaquant des Dragons : complet sur la glace dans ses tâches défensives, comme sur ses remontées rapides de palet. Il fut un des joueurs déterminants de son équipe durant les 15 rencontres de play-offs disputés, y comptant 15 points.
A l’opposé sur la glace, les Angevins sont déconfits, et le scénario du match est cruel. Même en patinant tout le match après le score, les Ducs ont su trouver les ressources pour se redonner la possibilité d’y croire. Mais, en deux minutes, le rêve est retombé. Au-delà de cette défaite, les Angevins paraissent les grands perdants de cette saison, en ayant échoué dans toutes les finales des compétitions françaises… Pourtant, il s’agit bien là de la meilleure saison des Ducs pour l’année de leur trentenaire ! Aucun club n’a réalisé ce qu’a fait Angers cette saison et les joueurs de Varady perdent cette finale en ayant marqué plus de buts que les Rouennais sur cette série ! Ils s’inclinent face à leurs adversaires qu’ils ont pourtant battus à 7 reprises cette saison sur 13 matchs joués.
Et si, habituellement, seule la victoire est belle et seul le nom du vainqueur reste gravé, il y a fort à parier que cette série et cette dernière manche resteront dans les finales marquantes du hockey français.
haaaaaa quand je pense qu'apres la victoire 5a2 d'angers a l'ile lacroix, avec un arbitrage tres douteux et que, nous supporters de rouen,on s'est plaint et que certains angevins nous ont traite de pleureuses, cela me fait sourire maintenant, c'est leur tour!! ceci dit, on a assiste a une tres belle finale !! bravo aux deux equipes!!
Tu dis que l'on est le seul pays à arbitrer de cette manière. Je trouve justement que l'arbitrage français est plus souple que chez nos voisins (lors de la coupe d’Europe, nous l'avons bien vu, les arbitres sont plus intransigeants.
Et si on pouvait donner le contrat Ă une autre chaine que spor+, une chaine accessible Ă tout le monde et surtout une chaine qui retransmettrait plus de matchs, parce que sport+ c'est plutĂ´t sport-
Je pense que je me suis mal fait comprendre.
Je suis d'accord avec toi. Cody que j'adore aussi, n'a pas Ă faire ce genre de faute. Et on se pose pas de question.
Je pense que je me suis mal fait comprendre.
Je suis d'accord avec toi. Cody que j'adore aussi, n'a pas Ă faire ce genre de faute. Et on se pose pas de question.
Remettre sur le tapis qu'on ne siffle pas dans l'OT ou dans les dernières minutes je ne suis pas d'accord, autant virer les arbitres à cinq minutes de la fin, et ouvrir le free fight.
Tu te poses la question, mais pourquoi les arbitres ont ils fait basculer la partie en sanctionnant une faute mineure Ă un moment majeure ?
Mais la question qu'il faut se poser, serait plutôt, mais pourquoi l'un des meilleurs joueurs de notre championnat , cody campbell, commet à ce moment du match, une faute complètement STUPIDE.
A 0-0, Ă 3 mn de la fin, revient Ă une mort subite.
Alors, non, je ne suis pas d'accord avec ton argumentation. Les arbitres n'ont pas fait basculer le match, mais plutôt la faute inutile de Campbell (ce qui n'enlève rien à l'admiration que j'ai pour ce joueur).