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853 spectateurs
Arbitres : M. Bliek assisté de MM. Geoffroy et Loos
Buts :
Dijon : 09.09 Johan Andersson (ass Daniel Ahsberg et Mikael Eriksson) ; 18.25 Mikael Eriksson (ass Thomas Decock et Sébastien Gauthier) ; 59.50 Emmanuel Boudreau (ass Nicolas Ritz) ; 67.54 Daniel Ahsberg (ass Emmanuel Boudreau)
Strasbourg : 14.00 Sébastien Trudeau (ass Jakub Suchanek et Cody Carlson) ; 23.06 Jan Cibula ; 31.04 Julien Correia (ass Matt Lyall)
Pénalités : 10 minutes contre Dijon — 14 minutes contre Strasbourg
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| Photographe : Guillaume MEURISSE |
| Barrier veille devant l'Etoile Noire |
Commère Cigogne trompe la Chouette :
Messire le Duc semble plus inspiré, dès les premiers coups de patins donnés. Sa force et sa volonté vont-elles remplacer la chance que la chouette a donné ? Très vite, Commère Cigogne reprend le jeu à son compte et domine la Chouette sans aucune honte.
Les Alsaciens sont pris par la patrouille mais le jeu de puissance ducal va encore se montrer bredouille.
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| Photographe : Guillaume MEURISSE |
| Vladimir Hiadlovsky toujours en excellente forme |
La Chouette porte chance et bonheur :
Strasbourg alla attaquer d'entrée mais Messire le Duc sut bien repousser. La contre-offensive fut de mise pour la Chouette qui s'empêtra dans la défense et se cassa la binette. L'assaut ducal ne faiblit pas d'un poil. Mais, dans cette débauche d'énergie, les Dijonnais avaient un maître du nom de Hiadlovsky. Le cerbère slovaque, mitraillé, plongeait de tous côtés.
Et même lorsqu'il était battu, la pointe de la palette de Carlsson le secourut. La Cigogne, recroquevillée sur son avantage, fit le dos rond et emporta de son adversaire tout l'ouvrage. Maître Kevorkian en contre fut lancé, mais son tir de la botte fut détourné, Maître Valier arriva sur ces entrefaits mais ne put reprendre le palet.
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| Photographe : Guillaume MEURISSE |
| Emmanuel Boudreau, l'homme du match |
La Chouette rend heureux :
La prolongation est équilibrée et disputée dans une ambiance survoltée. Les contre-offensives dijonnaises ne sont que des tentatives. Une fois encore, Maître Hiadlovsky a le dernier mot et la partie n'est pas encore finie. Andersson, en solitaire, envoie un puissant lancer, mais Compère Hiadlovsky ne bouge pas d'un cil et permet à Strasbourg de prolonger.
L'Etoile Noire mène à son tour la charge, mais Maître Barrier s'interpose et a encore de la marge.
Capitaine Hiadlovsky s'illustre devant la cage visiteuse et comble les égarements de sa défense poreuse. Une perte de palet provoque crainte et Hiad est très inquiet. Il plonge au premier poteau mais en perd sa crosse, il se redresse d'un bond et se remet devant sa cage tel un colosse. Dijon cherche l'angle ouvert et Boudreau canonne, Hiadlovsky s'envole et repousse comme personne. Le palet repart et Daniel Åhsberg s'en empare, il lance sous la transversale, le puck heurte la barre et repart en diagonale, terminant sa folle course dans les filets (4-3 à 67'54).
Trimolet explose de joie et gronde comme le tonnerre, tandis que Maître Hiadlovsky, à terre, est malheureux comme les pierres.
Tirs cadrés : 10 / 8 pour Dijon
Engagements : 5 / 2 pour Strasbourg
Meilleurs poètes et conteurs :
*** : Emmanuel Boudreau
** : Vladimir Hiadlovsky
* : Julien Correia
Moralité : Dans cette fable inédite à Trimolet, que retenir de ce match de hockey ? Nous aurions pu dire : rien ne sert de courir il faut partir à point, ou la loi du plus fort n'est pas toujours la meilleure. Préférons pour cette poésie, une fin plus accomplie.
Dijon n'a point démérité mais a pu compter sur chance et félicité. En effet, malmenés et dominés durant la plus grande partie de ce match, les Ducs l'ont finalement emporté. Si l'offensive a, une nouvelle fois, été bien timide, il faut reconnaitre le talent et la bonne performance de Barrier qui a été plus que rapide. Messire le Duc a touché la chouette porte-bonheur de l'église Notre-Dame de Dijon, et il a bien fait, car sans elle on aurait dû signer la capitulation.
Strasbourg aura dominé la plupart du temps réglementaire si ce n'est le début du premier tiers. Dame Cigogne, trop confiante, a cru pouvoir tenir son avantage jusqu'au bout de la nuit. Mais il n'en fut rien, l'opiniâtreté ducale eut raison de son envie. Dans cette partie, Strasbourg aura manqué de chance mais aussi de finition, il faudra revoir quelques points pour rendre une parfaite partition. Rendons une fois encore hommage à Vladimir Hiadlovsky, l'homme qui aura tant tenu son équipe de mal en pis. Le chat était vigilant, courageux, vif et brave jusque dans la triste sortie, il a été copieusement félicité et consolé par ses coéquipiers et tous ses amis.
Dijon repasse troisième dans la douleur, les Alsaciens sauvent un point avec honneur mais passent dixièmes et retrouvent le descendeur.