65 minutes dont 10 Ã Manavian et 5 + 20 Raibon contre Grenoble
Rouen d’entrée.
L’absence de Desrosiers a obligé les coachs à changer les lignes si bien que les blocs d’attaquants se présentaient ainsi : Mallette-Doucet-Thinel / Salmivirta-Tardif-Zwikel / Lamperier-Tarantino-Romand. Ce sont les Grenoblois les premiers en action, mais en mal d’abord avec une première prison après seulement 45 secondes et en bien ensuite par Broz qui s’infiltre par la gauche.
Son centre trouve Milovanovic mais Koenig est bien présent (01’19). La réaction Rouennaise est immédiate et fructueuse. Profitant toujours du surnombre, Doucet légèrement sur la droite, tire mais à coté, ce qui profite à Thinel qui est placé derrière la cage. Il la contourne et va loger le puck entre le poteau droit et Ferhi dans un trou de souris (1-0 / 02’24 Thinel ass. Doucet et Babka).
Le jeu est plutôt dans la neutre pendant une bonne période et il faut attendre quatre tours de pendule avant que le trio de Canadiens ne confisque le palet, mais se heurte à Ferhi (06’18). Grenoble est très indiscipliné et récolte des prisons les une après les autres (06’51-09’06-11’35) sans que pour le moment les Dragons n’en profitent. Attention de ne pas trop jouer avec le feu! Le pompier de service s’appelle alors Ferhi et reste impérial devant les assauts Normands. Mais pour combien de temps encore? Si Rouen ne marque pas lors de ses supériorités, elles fatiguent les adversaires qui vont craquer de nouveau.
Mallette, toutes voiles dehors, déborde coté gauche, passe derrière la cage, se bloque et sert Eriksson qui arrive lancé sur la gauche. Son tir puissant trouve la lucarne droite (2-0 / 15’05 Eriksson ass. Mallette et Babka). L’arbitre a toujours autant de travail et envoie les excités se calmer sur le banc des prisons. A quatre contre quatre, c’est Grenoble qui va être à son avantage. Milovanovic récupère un palet le long de la bande coté droit et trouve seul au second poteau Besch qui n’a plus qu’a finir le travail (2-1 / 17’50 Besch ass. Milovanovic et Jansson).
Un tiers bien rythmé dans son ensemble où les Dragons ont pris un léger avantage au score, mais les accrochages répétés nuisent au bon déroulement du jeu. Des joueurs à la limite de la régularité ne voulant rien lâcher.
Le jeu a primé.
C’est en avantage numérique que Grenoble va débuter ce tiers et que les Isérois vont tout de suite en profiter. Milovanovic coté gauche donne un caviar à Sivic seul au poteau droit pour pousser la rondelle au-delà de la ligne (2-2 / 21’31 Sivic ass. Milovanovic et Nilsson). Grenoble pense avoir fait le plus dur en revenant aussitôt, mais les Dragons ne l’entendent pas ainsi.
En bon capitaine, Mallette, bien lancé par Doucet sur la droite, expédie une mine qui transperce Ferhi (3-2 / 23’26 Mallette ass. Doucet). Rouen continue son pressing et se montre dangereux. Tarantino (27’25) bien servi par Lamperier, mais surtout Mallette, qui, seul dans le slot, ne peut reprendre, subissant une grosse charge (28’56). La supériorité qui s’en suit va sourire aux locaux. La meilleure réponse de Mallette est de donner à Doucet dans le slot. Sa première tentative est avortée mais mal dégagée, la seconde tentative est la bonne et fait passer au puck la ligne fatidique (4-2 / 29’51 Doucet ass. Mallette et Eriksson).
Le jeu se durcit et chaque arrêt est sujet au brassage en règle. Comme cette agression des plus stupides de Nilsson qui balance Lamperier sur son gardien Koenig alors que la rondelle était bloquée depuis un moment (31’30). Je vous laisse deviner ce qui se passe ensuite. Le jeu reprend enfin et les Dragons enfoncent le clou sur l’avantage numérique qui suit. Romand pour Mallette derrière la cage, service impeccable pour Holmqvist qui vient sur la cage et fusille Ferhi (5-2 / 33’12 Holmqvist ass. Mallette et Romand).
Que dire de la suite avec des Grenoblois qui n’y sont plus du tout! La remise en jeu est gagnée par les Rouennais. On prend les mêmes et on recommence en changeant l’ordre. La conclusion est pour Mallette qui sert un café crème à Ferhi, abandonné par sa défense (6-2 / 33’35 Mallette ass. Romand et Holmqvist). Le reste du tiers n’apporte rien de plus et la seule action significative est en fin de tiers avec ce tir de Arrosamena qui ne trouve pas le cadre alors qu’il était bien placé (39’38).
Grenoble a payé très cher son indiscipline en jouant d’une façon relativement virile, mais comme souvent le jeu a été récompensé. Sans pour autant dire que le match est plié, il est fort bien engagé pour Rouen et fort mal pour Grenoble.
Sang froid et sang chaud.
Le dernier tiers repart sur de bonnes intentions et Grenoble est encore la première équipe en action mais Koenig de la botte s’interpose face au beau tir de Jansson (40’17). Salmivirta, dans la foulée, lui répond, mais Ferhi veille (40’44). De bonnes intentions, croyait-on, mais chassez le naturel, il revient au galop! Nouvelle explication tendue et, dans l’histoire, Raibon écope d’un 5 + 20. Avantage majeur mais Rouen n’en profite pas pour aggraver le score, ne parvenant quasiment pas à installer son jeu de puissance.
Elle voit même sa supériorité s’annuler par une prison. A quatre de chaque coté, Fleury, en solo, inquiète Koenig (45’13), imité par Broz qui d’un tir vicieux, et profitant du trafic, voit sa tentative repoussée par le casque du portier normand (46’50). Chaque fin d’action est ponctuée de bousculades, échanges de « baffounettes ». Dans ce spectacle pas très « fun », les meilleurs artisans restent les gardiens qui par leurs arrêts offrent du spectacle. Lamperier voit lui aussi sa tentative être repoussée par un bon réflexe de Ferhi, pourtant masqué au départ du tir (48’20).Sivic s’essaye à la bleue, mais la mitaine de Koenig est ferme (49’19).
Les prisons se multiplient comme d’autres enfilent des perles et, à ce jeu là, ce sont les Isérois qui sont le plus pris par la patrouille, annihilant tout espoirs de retour s’ils en avaient encore. Grenoble pratique en contre et Fleury ne sera pas plus en réussite, mais oblige néanmoins Koenig à un arrêt délicat (51’46). Rouen essaye de gérer le chrono, ne se livrant pas trop, et surtout en ne répondant pas aux provocations et autres coups plus que « limites » de leurs adversaires du soir. Ce dont profite Dufour pour tromper un Koenig surpris du tir (6-3 / 53’20 Dufour ass. Manavian). Rouen se voit offrir un nouveau cinq contre trois, situation qui ne profite pas à Doucet, seul à son poteau gauche, qui envoie le caoutchouc au dessus (54’52). Et devinez ce qui se passe derrière?….bah oui; un petit brassage en règle et de façon gratuite.
Une action de chaque coté sans succès pour le score est encore à signaler, Thinel tirant a coté (58’25) et Baylacq ne trouvant que la mitaine de Koenig (59’05). Le match ne pouvait évidement pas se terminer sans une énième explication : une belle prise de judo à faire pâlir David Douillet sur la personne de Salmivirta (59’31).
Victoire logique des Dragons face à une formation Grenobloise qui par moment a davantage pensé à détruire qu’à construire. C’est fort dommage car le potentiel est là et nul doute que cette formation peut nous montrer bien plus que cette copie peu réjouissante. Le total des prisons est là pour en témoigner. Avec deux victoires au compteur, Rouen a rempli son contrat, mais le troisième point sera dur à obtenir. Les Grenoblois ne leur donneront pas facilement.
Enfin un hommage fut rendu à Doucet pour sa futur fin de carrière, ou par vidéo interposée, d'anciens coéquipiers et présents lui ont rendu les honneurs.