Retour au jeu
Le début de la quatrième rencontre est bien différent des trois premières. Angers gagne la première mise en jeu, mais les deux équipes pratiquent un jeu d’attente. Elles attendent une erreur de l’adversaire pour en profiter et inscrire ce premier but déterminant. Un seul joueur au pressing de chaque côté et des coéquipiers qui attendent à la bleue. Les tirs se font moins nombreux et les occasions de but également. Les jeux en supériorité qui ont fait la différence hier soir seront-ils à nouveau à l’honneur ce soir ? Le premier jeu de puissance Angevin ne l’est pas. La faute à un Trevor KOENIG déjà bien en place et un Daniel BABKA plus concentré que lors de la précédente rencontre. A l’inverse la première pénalité Rouennaise est couronnée de succès. L’ancien chouchou du Haras et héros national à Rouen, Eric DOUCET, donne confiance à ses coéquipiers en reprenant un rebond laissé dans l’axe par Peter AUBRY et loge le palet au dessus de la botte du portier Angevin (0-1 à 9’44’ : Eric Doucet).
La réaction Angevine est immédiate, un jeu en triangle entre BALUCH, FORTIER et BELLEMARE aurait mérité un meilleur sort après que la défense Rouennaise ait perdue le palet des yeux, mais Trevor KOENIG sort les arrêts de grande classe.
Au final ce premier tiers est très équilibré et les deux équipes ont eu leurs chances de marquer. Mais ce sont les Dragons de Rouen qui se sont montrés les plus réalistes. A noter dans cette première période l’indiscipline d’un Lionel TARANTINO déjà aperçu cette saison dans d’autres patinoires pour des gestes polémiques et qui récidive ce soir devant les caméras de télévision, heureusement sans conséquences pour les Rouennais au tableau d’affichage.
Photo Franck Salot
Les Dragons accélèrent
Le second tiers est d’aussi bonne facture que le premier. Les équipes se répondent action sur action. C’est ainsi en supériorité numérique puis en contre que Jonathan BELLEMARE bute sur Trevor KOENIG. Ce dernier réalisant un arrêt spectaculaire épaule puis botte en l’air pour empêcher ses filets de trembler. La technique de Peter AUBRY est différente mais tout aussi efficace lorsque Luc TARDIF rentre dans la zone et centre fort devant le but, Ilpo SALMIVIRTA, double buteur la veille, dévie le palet qui va longer la ligne de but avant d’être repoussé, par Peter AUBRY, à terre, du bout de sa crosse. La seconde supériorité numérique Rouennaise ne sera pas aussi efficace, elle sera toutefois conclue au moment où Simon LACROIX retrouvait la glace. Un tir de THINEL, une légère déviation de MALETTE et ce sont les nombreux spectateurs Rouennais qui ont fait les déplacements qui exultent (0-2 à 25’58 : Mallette).
Face à eux, Peter AUBRY aura beau se plaindre que Carl MALLETE l’a bousculé, avec 4 arbitres ainsi que des arbitres derrière la cage, les contestations sont inutiles.
Les Angevins ne doivent plus perdre de temps pour revenir au score et croire encore au sacre dès ce soir. C’est ainsi que Pierre Luc LAPRISE va trouver le bois du poteau de KOENIG et Tomas BALUCH la mitaine du gardien Rouennais. Les Angevins tentent mais KOENIG a enfilé son habit de lumière pour cette deuxième période. Les Ducs commencent à se découvrir et les Rouennais en profitent : MALLETTE pour THINEL et ZWIKEL pour LAMPERIER donnent des situations de 1 contre 1 dont le gardien Angevin sortira vainqueur. Cette pression Rouennaise, en contre, est très forte et il faut tout le talent de Peter AUBRY pour maintenir les Ducs dans le match. A 10 secondes du retour aux vestiaires, le capitaine Rouennais marque sans doute le but le plus important du match après une passe de son comparse Marc André THINEL (0-3 à 39’48 : Mallette).
Ce but juste avant le sonnerie donne une confiance totale aux joueurs Rouennais alors que les Angevins semblent touchés par ce nouveau but et la frustration commence à ressortir en même temps que la boite à gifles au moment de retourner récupérer aux vestiaires.La démonstration Rouennaise.
Si les Ducs étaient touchés au moment de rentrer aux vestiaires, ils sont coulés dans la première minute en encaissant un quatrième but en contre, Jonathan ZWIKEL se décale côté droit de la patinoire pour s’offrir soit un espace de tir, soit une passe au deuxième poteau ; c’est cette dernière option qui est choisie, avec brio, puisque derrière Marc André THINEL ne rate pas l’occasion d’enfoncer plus les Angevins (0-4 à 40’49 : Thinel).
Photo : Corinne Deconihout
A 0-4, des rotations accélérées et une fatigue qui se fait largement sentir dans les organismes Angevins, la fraîcheur des juniors permet aux Ducs de faire illusion dans ce dernier tiers. FRECON, PRIMOUT ou DOYLE remplissent très bien leurs rôles pour une première participation à une finale de Ligue Magnus à même pas 20 ans. Toutefois les occasions Angevines se font plus rares et le temps s’égrène. De plus Trevor KOENIG est toujours dans son match et malgré toujours quelques sorties hasardeuses, il se prend à rêver d’un blanchissage. Au final les Ducs vont craquer à la 52ème minute de jeu, LAMPERIER profite du travail de SALMIVIRTA pour battre de près Peter AUBRY (0-5 à 52’23 : Lampérier).
Et dans les instants qui suivent Quentin BERTHON inscrit un but anecdotique pour tout le monde sauf pour lui, (1er point de la saison pour le jeune Rouennais) alors que la défense Angevine venait de lâcher le match. (0-6 à 52’35 : Berthon).
La fin de la rencontre est une opposition entre les juniors des deux clubs alors que les duos d’entraîneurs des deux équipes laissent déjà récupérer leurs joueurs majeurs. En toute fin de match, Angers sauvera l’honneur par Eric FORTIER après que KOENIG se soit déconcentré un cours instant pour aller faucher Jonathan BELLEMARE pourtant de dos devant lui. Résultat le lutin Angevin est couché sur le gardien Rouennais au moment où Eric FORTIER récupère le palet dans sa palette pour marquer dans le but vide (1-6 à 57’50 : Fortier).
Avec plus de 36 arrêts réalisés ce soir, Trevor KOENIG est le joueur Rouennais de la rencontre pendant que Carl MALLETTE soignait ses statistiques et montrait à ses coéquipiers le chemin vers le 5ème match. Aidé par une équipe Angevine fatiguée et remodelée par l’absence de 3 titulaires, les Dragons n’ont pas volé leur victoire et s’offrent, ainsi qu’au paysage français, une dernière rencontre à suspens pour désigner le champion de France de la saison 2009/2010.
merci à angers et à rouen pour nous avoir fait vibrer pendant 4 matchs, et le 5ème qui va arriver ! On ne peut pas rêver une plus belle finale...
Que le meilleur gagne !