Difficile de trouver un mot pour qualifier l’ambiance lors du premier jet de palet donné par Mr Bachelet pour son ultime match aussi. Désireux d’avoir la main mise sur la rencontre, les Dragons sont les premiers en action et Salmivirta allume une première mèche qu’Aubry détourne du bouclier (00’20). Malgré ce départ en trombe, on sent une certaine retenue chez les acteurs des deux camps, personne n’osant vraiment se découvrir tant le premier but concédé a eu d’impact sur le résultat final lors des matchs précédent.
Il faut attendre quatre bonnes minutes encore pour voir Thinel dans le slot tenter une déviation suite à un tir de Öhberg à la bleue, que capte finalement Aubry (04’36). Cette action réveille tout le monde et les actions s’enchaînent alors. Tardif, tout en vitesse sur le coté droit, inquiète fortement Aubry (05’00). Koenig, pas encore sollicité, touche enfin le palet en gelant la rondelle qui trainait devant sa maison, sans pour autant qu’il y ait vraiment d’Angevin aux abords (06’06). Laprise inquiète plus sérieusement le portier Rouennais en lui réchauffant sa mitaine (07’19), imité par Baluch juste derrière, mais pour le même résultat (07’44), Fortier, à la mi-tiers, n’est pas plus en réussite (10’00).
Après une bonne séquence Angevine, s’en suit une période plus Rouennaise. Mallette, contré au dernier moment, voit son lancer atterrir dans les filets de protection (10’30). Salmivirta quant à lui ne cadre pas (10’55), de même que Tardif (11’00). Les occasions ne manquent pas, mais ce sont les gardiens qui se montrent infranchissables et ce n’est pas Bellemare qui dira le contraire ! Son entrée de zone est splendide, il fait le nécessaire pour se mettre en bonne position pour le lancer, mais Koenig arrête avec difficulté (12’44).
Le premier jeu de puissance est pour les Ducs, qui vont manquer de chance ou de réussite. Metsaranta, sur la ligne de but coté gauche, hérite du palet, repique dans l’axe afin de s’ouvrir l’angle, et, d’un tir à ras glace, prend en défaut Koenig qui est sauvé par son poteau droit (16’04). Le portier rouennais a de la chance mais aussi du talent, comme sur cet arrêt venu d’ailleurs devant Fortier, seul à deux mètres (16’38). Profitant toujours du surnombre, Angers pilonne le but Rouennais, mais ne trouve pas la clé du coffre. A l’entrée de l’ultime minute Doucet, qui profite du travail de ses deux compagnons de ligne, se trouve en break face à Aubry, mais sa feinte ne prend pas (19’06).
Un premier tiers qui a eu du mal à se décanter mais qui, au fil des minutes, trouve son rythme. Il ne manque que des buts dans ce premier chapitre. Une bonne finale donc, où les deux formations se donnent à fond. Reste à savoir si les 2 protagonistes vont tenir tout le match sur ce même rythme.
Face-Offs Rouen 11/17 soit 64,71 % - Angers 6/17 soit 35,29 %
Zwikel : 4/7 soit 57,14 % - Doucet : 1/1 soit 100 % - Mallette : 4/7 soit 57,14 % - Lamperier : 2/2 soit 100 % - Tirs Rouen : 6 tirs à égalité numérique dont 0 but - 1 tir en infériorité numérique dont 0 but - 1 tir en supériorité numérique dont 0 but - 8 tirs dont 0 but au total - 1 avantage numérique (0 %) Angers : 6 tirs à égalité numérique dont 0 but - 2 tirs en supériorité numérique dont 0 but - 8 tirs au total dont 0 but - 1 avantage numérique (0 %) % d’arrêts Koenig : 100 % - Aubry : 100 %
Rouen ouvre, Angers réplique.
Pour ce deuxième acte, Rouen évolue en supériorité numérique mais n’en tire pas avantage. Cet entame de second tiers est même la copie conforme du premier, où, dans les cinq premières minutes, il ne se passe pas grand-chose, la crainte, le peur de se faire contrer et de devoir courir après le score étouffant les velléités offensives des 2 adversaires. Et puis d’un coup, tout s’accélère, à l’initiative de Poudrier au second poteau qui voit déjà la rondelle au fond… mais c’est sans compter sur Koenig qui réalise une parade avec sa botte droite (25’13) ! Le palet reste vivant et, sur le contre, Tardif ne trouve que le bouclier d’Aubry (25’18).
Le match devient fou, les actions allant d’un but à l’autre, et mettant à l’honneur les deux portiers. Rouen commence à peser un peu plus sur le match, et ne manque que d’un rien l’ouverture du score sur un gros cafouillage devant Aubry, mais pas un Dragon ne peu reprendre le puck (31’27). Les jambes moins lourdes, Rouen pousse, et Zwikel se demande encore comment il n’a pu pousser le palet derrière la ligne de but, devant une cage ouverte après un bon débordement et un service au millimètre de Tardif (31’50).
Mais la délivrance pour le public Rouennais intervient dans la foulée. Thinel récupère un palet derrière la cage d’Aubry, sert sur la gauche du but à la hauteur du rond de remise en jeu Mallette qui, d’un lancer du poignet, va loger le puck dans la lucarne gauche d’un Aubry masqué au départ (1-0 / 32’12 Mallette ass. Thinel). Le match est enfin vraiment lancé en quelque sorte. Ce but fait mal aux Angevins mais ne les abat pas, et ils réagissent même dans la foulée par Frecon qui, en break, se heurte à un Koenig déterminant (32’59).
Inquiété par cette dangereuse alerte, Rouen, par Salmivirta d’abord, qui cherche le cinquième trou (33’15), mais surtout par la doublette Mallette - Thinel (33’31), manque de peu d’alourdir le score. Cette formation Angevine, non démunie de talent, mais aussi de cœur et de vaillance, va revenir très vite dans la partie. Baluch, seul dans l’axe, bien servi par Vidman, profite judicieusement du trafic devant Koenig, et l’ajuste d’un tir précis dans la lucarne gauche (1-1 / 33’52 Baluch ass. Vidman et Lacroix).
Rouen repart à la conquête du but d’Aubry par Doucet qui rentre en zone offensive, laisse le palet à Mallette, lequel d’une passe précise sert Thinel, seul au poteau droit : le but est grand ouvert mais Aubry d’un beau retour et d’un splendide lancer de botte détourne le palet (35’17). En fin de période, ni Metsaranta, ni Frecon ne peuvent pousser le palet qui trainait devant le but Rouennais derrière la ligne (37’15).
Rouen pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score, mais les Ducs n’ont pas l’intention de se laisser faire. Un tiers qui physiquement va laisser des traces, tant les acteurs ont donné de leur personne. La coupe Magnus n’a toujours pas choisi son camp. Si, en tant que supporter rouennais, on en est désolé, en tant que spectateur, on est ravi d’assister à une telle finale aussi indécise. Il ne reste plus que vingt minutes pour faire la différence avant les vacances.
Face-Offs Rouen 9/17 soit 52,94 % - Angers 8/17 soit 47,06 %
Zwikel : 1/4 soit 25 % - Mallette : 7/8 soit 87,5 % - Lamperier : 1/5 soit 20 % Tirs Rouen : 11 tirs à égalité numérique dont 1 but - 2 tirs en supériorité numérique dont 0 but - 13 tirs dont 1 but au total - 1 avantage numérique (0 %) Angers : 10 tirs à égalité numérique dont 1 but - 1 tir en supériorité numérique dont 0 but - 11 tirs au total dont 1 but - 0 avantage numérique % d’arrêts
Koenig : 90,91 % - Aubry : 92,31 %
Les Dragons passent devant.
Les premiers en action à la reprise sont les Angevins par Poudrier, qui, grâce à un slalom, se présente seul devant Koenig qui réalise un bel arrêt de la botte (40’53). Rouen réplique immédiatement par un missile de Tardif qu’Aubry a toutes les peines de monde à arrêter (42’53). Angers va alors avoir une superbe occasion de prendre les devants par une supériorité numérique, puis par un double avantage, pendant 40 secondes. La cage Rouennaise est pilonnée de toutes parts, sans que ni Bellemare (44’56), ni Fortier (45’22) ou encore les autres angevins ne puissent en profiter. Angers a laissé passer sa chance et Rouen va lui montrer impitoyablement.
Les Normands revenus à égalité en nombre, Zwikel s’enfonce coté droit dans la défensive Angevine, donne en retrait dans le rond de remise en jeu à Salmivirta, qui trouve à cinq mètres, et plein axe, Tardif. Ce dernier déclenche alors un tir surpuissant dans la lucarne droite, fusillant ainsi littéralement Aubry (2-1 / 48’36 Tardif ass. Salmivirta et Zwikel). Rouen va ensuite enfoncer le clou deux minutes plus tard. On prend les mêmes et on recommence ! Un palet qui traine dans le slot, mal dégagé par la défensive des Ducs, et Zwikel, dos au but et en pivot, envoie le palet hors de portée d’Aubry, au ras du poteau gauche (3-1 / 50’35 Zwikel ass. Salmivirta et Tardif).
Angers demande alors un temps mort pour recadrer ses troupes. Un nouveau jeu de puissance leur est même proposé pour tenter de revenir au score. Mais malgré les efforts du stratège Angevin Bellemare, Koenig reste le maître du temple, en fermant le rideau (51’43). Le jeu va être arrêté un petit moment, suite à la blessure d’un juge de ligne, ce dernier recevant le palet dans la gorge sur un tir d’un défenseur Rouennais qui voulait dégager (52’30). Les minutes avancent, et Rouen se rapproche du Saint Graal. Mais la formation des Jaunes et Noirs recule petit à petit, laissant la maitrise du jeu aux Ducs.
L’aubaine est trop belle et Laprise se retrouve plein axe, bien servi par Poudrier, pour tromper magistralement Koenig et ramener les siens à une longueur seulement (3-2 / 55’05 Laprise ass. Poudrier et Fortier). Les secondes défilent alors trop lentement pour Rouen et trop rapidement pour Angers. Koenig fait le show, en nous gratifiant encore d’une superbe horizontale devant un tir à bout portant de Fortier (57’54). Angers jette tout ce qui lui reste de forces dans la bataille, mais les contres Rouennais sont dangereux, comme celui de Doucet sur le coté droit, mais Aubry a bien bouché son angle sur cette action (58’30).
La dernière minute voit Aubry délaisser sa cage et offrir un surnombre en attaque aux angevins. Surnombre qui sera mal négocié, puisque Doucet intercepte une passe en se jetant avec tout son cœur sur la glace. Thinel à l’affût s’en saisi et s’en va tout seul marquer dans la cage vide le but de la victoire (4-2 / 59’49 Thinel ass. Doucet) et crucifier définitivement les derniers espoirs des Ducs
Face-Offs Rouen 13/22 soit 59,09 % - Angers 9/22 soit 40,91 %
Zwikel : 7/11 soit 63,64 % - Mallette : 5/7 soit 71,43 % - Lamperier : 0/1 soit 0 % - Doucet : 1/3 soit 33,33 % Tirs Rouen : 7 tirs à égalité numérique dont 2 but - 2 tirs en supériorité numérique dont 1 but - 9 tirs dont 3 buts au total - 1 avantage numérique sur 1 possibilité (100 %) Angers : 11 tirs à égalité numérique dont 1 but - 6 tirs en supériorité numérique dont 0 but - 1 tir en infériorité numérique dont 0 but - 18 tirs au total dont 1 but - 3 avantages numériques (0 %) % d’arrêts Koenig : 94,44 % - Aubry : 66,67 %
Rouen, au bout du suspense, remporte son 10ème titre en 20 ans face à une vaillante et bien belle équipe angevine qui aura lutté jusqu’au bout de ses forces et de fort belle manière. Rouen devant son public en voulait peut être plus, était peut être plus frais physiquement, et aussi un peu plus fort mentalement. L’expérience et la culture de la gagne, comme disent certains. Ce titre est bien sûr fortement chargé d’émotions, avec la retraite annoncée de Doucet qui part sur un titre, mais aussi surement avec celle de Carlsson, vous savez, le joker arrivé il y a dix ans et qui depuis n’est jamais reparti des bords de Seine. Bien lui en a pris, puisque en dix ans sous les couleurs Rouennaise, il comptabilise 5 titres de champion de France, 3 coupes de France et 2 coupes de la ligue, soit au total dix titres en dix ans ! Chapeau bas, Monsieur Carlsson !
Mais maintenant, que les festivités commencent ! Et vive le hockey ainsi pratiqué !
Total match Face-Offs Rouen 33/56 soit 58,93 % - Angers 22/56 soit 41,07 %
Zwikel : 12/22 soit 54,54 % - Doucet : 2/4 soit 50 % - Mallette : 16/22 soit 72,73 % - Lamperier : 3/8 soit 37,5 % Tirs Rouen : 24 tirs à égalité numérique dont 3 buts - 5 tirs en supériorité numérique dont 1 but - 1 tir en infériorité numérique dont 0 but - 30 tirs dont 4 buts au total - 1 avantage numérique sur 3 possibilités (33,33 %) Angers : 27 tirs à égalité numérique dont 2 buts - 8 tirs en supériorité numérique dont 0 but - 2 tirs en infériorité numérique dont 0 but - 37 tirs au total dont 2 buts - 4 avantages numériques (0 %) % d’arrêts
Koenig : 94,59 % - Aubry : 86,67 % En préparation un article sur l'ambiance dans la patinoire et sur la remise officielle à la mairie de Rouen ainsi que des festivités sans oublier les photos qui vont avec.
Ce qui n'est pas le cas de Mr THinel ayant un geste irrespectueux vis a vis de l'adversaire.
Dans un autre championnat il se serait pris pas mal de bourre pifs pour ce chambrage !!
puggy a écrit
le 15/04/2010 à 11:41
Eh oui, 10è titre en 20 ans, de quoi en faire pâlir certains...!!!
Merci tout simplement à nos Dragons d'y avoir cru jusqu'au bout :) Vous avez offert la plus belle sortie à Mister Doucet !
Maintenant, que la fête continue !!!