Victoire toute fraiche - Montréal Canadiens vs Buffalo Sabers :
(2-4 ; 5-1 ; 6-2 ; 2-3 ; 6-3 ; 3-8 ; 3-2OT)
Les Habs montent d'un cran !
Chaque fois c'était partie remise mais ça y est : les jeux sont faits et Buffalo s'est incliné contre Montréal déchaîné. Le rôle de Texier, notre français infiltré dans les rangs de l'équipe emblématique du CH ? Il compte une passe décisive sur le but de l'ouverture de score à 4'30 (signé Philip Danault).
Le Choc des styles
La série a fait s'affronter deux équipes que l'on n'imaginait pas forcément se retrouver en face l'une de l'autre à ce stade de la compétition. D'ailleurs, la rencontre poussée sur 7 matchs a mis en lumière deux philosophies de jeu assez opposées.
Le Canadien misait sur la relance rapide et l'attaque, l'offense, même de ses défenseurs (!) pour fatiguer Buffalo. Les joueurs tentaient de jouer vite, de monter dans le dur de l'action le plus souvent possible. Bref, le tricolore avec les dents qui rayait le plancher glacé du Centre Bell comme du KeyKayBank Center.
À l’inverse, les Sabres cherchaient à s'installer. On pouvait voir des passes courtes, pour faire se déplacer par bloc les joueurs de champs, protegeant le palet tout en l'amenant près du but adverse
Jakub Dobeš
Le jeune gardien tchèque (4e au vote du trophée Calder 2026) a été la vedette de la série. Pendant le match 7 d'hier soir (le 18), il a repoussé 37 des 39 tirs de Buffalo (soit un taux d'arrêt de 94,9%). Pour l'intégralité de la phase finale, il est à 91% tout pile. A 24 ans il a été ovationné par les des Habs, tellement ses performances étaient impressionnantes.
Alexandre Texier
Positionné en 3e ligne avec Danault et Anderson, l'attaquant français a fait le travail de l'ombre. Là où il s'est illustré, c'est comme on l'a dit avec sa passe décisive au match 7 mais également en marquant un but crucial lors de la victoire 6-3 du match 5 à Buffalo. Rasmus Dahlin
Il a tout donné, signant notamment une performance historique de 5 points lors du match 6 (Un but et 4 assisstances) et en trouvant encore le fond du filet lors du match 7.
Sabres : ascenseur émotionnel
Un match 6 exceptionnel (Gagné 8-3 par Buffalo)
Alors que le Canadien menait la série 3-2, gérait parfaitement son début de match au Centre Bell (menant rapidement grâce à des buts de Xhekaj, Demidov et Evans), et menait le match lui-même 3-1. Et puis... le match a complètement basculé.
Sous la pression vraiment étouffante des Sabres, la défense tricolore a commencé à accumuler les erreurs de placement et les fautes directes, écoppant ainsi de tout un tas de pénalités
C'est entre autres pour ça que l'équipe en bleu et jaune a obtenu 6 powerpalys au cours de ce match. Menés par un Dahlin en état de grâce à ce moment-là, les Sabres ont capitalisé à 4 reprises sur les fautes de leurs adversaires, alignant 7 buts consécutifs pour humilier Montréal 8-3 devant ses partisans.
L'ambiance en fin de tiers : Assommés par cette avalanche offensive et quelques peu mauvais joueurs, les partisans montréalais ont déserté l'aréna bien avant la sirène finale, laissant les sièges du Centre Bell visiblement vides en fin de troisième période.
Le match ultime :
Après avoir accordé 8 buts lors du match précédent, le jeune gardien des Canadiens a rebondi avec une performance vraiment jolie. Les Sabres étaient pourtant survoltés à domicile et Dobeš a dû bloquer 37 des 39 tirs dirigés vers lui.
En tous cas, il n'y a pas photo, auchapitre des tirs cadré, les Canadiens faisaient petite mines face aux locaux bleus (39 contre 26).
Les visiteurs ont ouvert le score dans le premier quart du premier tiers et ont marqué une deuxième fois à la fin de ce dernier, avant... de se faire rattraper dans les deux tiers suivants, pour eux peux productifs.
Bien sûr, à 2-2 à la sonnerie, le match partait en prolongation.
Après un peu plus de six minutes de haute tension en OT - récupérant un palet libre en zone neutre - Lane Hutson a temporisé à la ligne bleue offensive, attirant deux défenseurs des Sabres sur lui.
Alors, il a repéré Alex Newhook qui coupait au centre et c'est lui qui a battu Ukko-Pekka Luukkonen d'un tir précis sous la barre transversale. Douche froide sur Buffalo.
Las Vegas Golden Knights vs Anaheim Ducks
(3-1 ; 1-3 ; 6-2 ; 3-4 ; 3-2OT ; 5-1)
La suite sera dorée ! La série s'est bouclée le 14 mai par la qualification de Vegas en 6 matchs (4-2) face aux Ducks d'Anaheim.
C'était d'ailleurs leur retour en séries après une disette de 7 ans. Malgré tout, face à la structure lourde et à l'expérience des Golden Knights (menés depuis peu par John Tortorella, arrivé fin mars), les Canards ont été déroutés. Vegas avait bien trop la main pour ce qui est des playoffs : ils sont qualifiés tous les ans depuis 9 ans (à part en 2022)...
La Métamorphose de Mitch Marner
Souvent pointé du doigt à Toronto pour ses baisses de régime au printemps, Mitch Marner vit sa meilleure vie depuis le début des hostilités. Le presque trentenaire canadien est même vu comme un sérieux candidat au trophée Conn Smythe qui récompense le joueur par excellence des séries. En effet, il domine actuellement toute la LNH avec 18 points (7 buts, 10 assistances) en seulement 12 matchs depuis le début des playoffs.
Lors du match ultime à Anaheim (victoire de Vegas 5-1), Marner a climatisé le Honda Center après seulement 62 secondes de jeu. Lancé par William Karlsson, il a pris de vitesse Lukas Dostal d'un tir entre les jambes dos donc de revers, avec une présence d'esprit terrible. Il a terminé la rencontre avec 2 points.
Pavel Dorofeyev
Surtout en fin de série, l'ancien (mais très jeune de 26 ans) du Metallurg Magnitogorsk a brillé terriblement. Alors que les deux équipes étaient à égalité 2-2 dans la série, Dorofeyev a bloqué un tir surpuissant de Jackson LaCombe avec son genou en plein deuxième tiers. Quittant la glace en boitant, soutenu par les soigneurs, il est revenu au combat pour marquer le but vainqueur en prolongation (3-2) à 4:10 en reprenant un retour de lancer de Jack Eichel sous la barre transversale.
Au match 6, il a profité d'un revirement provoqué par John Carlson en début de troisième période pour marquer, avant de s'offrir un doublé quelques minutes plus tard d'un tir chirurgical.
Carolina Hurricanes vs Philadelphia Flyers (3-0 ; 3-2 en OT ; 4-1 ; 3-2 en OT). Un nouveau sweep pour les Canes ! (Vainqueurs en 4 matchs)
Point faible : trop forts ! Et ça, les Carolina Hurricanes le prouvent à nouveau dans cette seconde série puisqu’ils la remportent… encore invaincus. La dernière performance comparable remonte à 1985 par les Edmonton Oilers. Depuis le nouveau format des play-off : c’est bien la première fois qu’il y a deux balayages en quatre matchs d’affilée !!
Les Carolina Hurricanes ont encore eu du temps pour se reposer avant le début du troisième tour. Ils ont envoyé les hommes de Rick Tocchet en vacances en mode expéditif. Pourtant, les joueurs des Flyers avaient de quoi répondre après une première série rondement menée. Mais… Sean Couturier, Trevor Zegras, Porter Malone et leurs coéquipiers n’ont rien pu faire face à l’ouragan qui n’a fait que dominer. Pour parler statistiques, Philadelphia n’a jamais mené Carolina en nombre de tirs cadrés : plus la série avançait, moins les Flyers ont présenté de chances. Même lors du dernier match qui s’est pourtant fini en prolongations, le constat est choquant : 40 shots cadrés par les Canes - 24 shots ont été bloqués par des joueurs de champs - contre seulement 17 par les Flyers qui suffoquaient en seconde et troisième périodes.
Pour les giveaways (ou perte de palet pour les non-anglophones) :
Si les Hurricanes ont globalement enregistré moins d’erreurs tout au long de la série, les Flyers se tenaient debout. Lors du match 4 par contre, les fautes sont plus importantes - 19 giveaways des Flyers contre 14 des Canes. Le jeu est alors plus physique avec 39 hits distribués par les Flyers. Philadelphia a donc su montrer de la résistance face aux Canes dans les deux premiers matchs de la série. Cette résistance s’est vue notamment lors des prolongations du match 2 où ils ont enregistré plus de 15 (!!) shots, mais ça n’a pas suffit - avant de lentement succomber à la lourde armada déployée par les Canes.
Par ailleurs, Frederik Andersen s’est montré particulièrement efficace dans les cages des Hurricanes avec son second blanchissage des playoffs et deux matchs à plus de .940% en save pourcentage. De l’autre côté de la glace, Dan Vladar n’a rien pu faire pour sauver son équipe. Le fait est que les Canes ont de la profondeur et chacune de leurs lignes est capable de marquer et défendre ! En effet, sur quatre buts du match 3, deux ont été marqués par Staal et Ehlers, des joueurs de la troisième ligne, et un par le défenseur, Jalen Chatfield.
Logan Stankoven, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
Logé à la cinquième place des meilleurs scoreurs à la date du 14 mai, Logan Stankoven roule sa bosse comme élément indispensable des Canes. Pas moins de sept buts et une assistance sur huit matchs disputés à son compteur, le centre s’est transformé en monstre pour les défenseurs adverses. S’il a été un peu moins brillant que lors de la série précédente, il n’a pas démérité puisque c’est lui qui a notamment offert le premier match de cette série à son équipe avec un doublé pour mettre son collectif en confiance. Et ça n’est que le prolongement d’une saison régulière où il a impressionné jusqu’à qu’il décroche le centre de la seconde ligne de l’équipe - ses statistiques : 21 buts, 23 assistances pour 44 points en 81 matchs. Il provoque l’offense et sait saisir les occasions.
Coup de projecteur sur… Jackson Blake
Jackson Blake montre les dents et s’impose comme un des nouvelles petites bombes des Carolina Hurricanes. 22 ans, plus jeune joueur de l’équipe, et déjà joueur des grands moments ! On peut le dire facilement : c’est lui qui a envoyé les Canes en finale de Conférence ! Sous la pression et en prolongations, il a répondu présent pour son premier but en prolongations (vidéo disponible sur ce lien cliquable) dans un match de séries éliminatoires. Puis, c’est sans oublier son but en seconde période et une assistance.
L’ailier droit, bien associé à Stankoven le canadien de 23, et au vétéran Taylor Hall (son compatriote de 34 printemps), est partout. Il marque façon éclair, génère des passes décisives, s'immisce dans les plus petits espaces pour marquer ou forcer à la faute et crée de la dangerosité jusqu’en zone offensive. C'est là où il est le plus créatif. Pour sa deuxième apparition en playoffs (l’année dernière, il était déjà dans l’effectif des Canes lors de leur défaite en finale de Conférence) et en seulement huit petits matchs, Blake explose ses statistiques avec 11 points au total.
Minnesota Wild vs Colorado Avalanche : l’Avalanche avale tout sur son passage Ultra dominants. C’est simple : il est maintenant difficile d’imaginer une équipe arrêter les Avs, surtout après cette série contre le Wild qui s’est pourtant démené
(9-6 pour l’Avalanche ; 5-2 pour l’Avalanche ; 5-1 pour le Wild ; 5-2 pour l’Avalanche ; 4-3 en prolongations pour l’Avalanche).
Cette série, c’est le genre de hockey que tous les pratiquants du sport devraient voir. Tout y est : que ce soit dans la démonstration des talents individuels comme le développement d’un jeu collectif qu’on impose à son adversaire - c’est ce que l’Avalanche a majoritairement fait subir au Wild - ou encore, l’état d’esprit collectif qui fait qu’une équipe l’emporte lors de matchs à importance.
Et quel début de série ! Premier match, 15 buts inscrits au total ! Le ton est donné par l’Avalanche, à domicile, et un Cale Makar sans précédent avec deux buts et une assistance. S’ils se sont fait un peu peur en voyant le Wild sortir les armes après avoir menés, 3 à 0, les 15 premières minutes du match, les hommes de Jared Bednar ont déroulé leur jeu en troisième période. Résultat : 9-6 pour ceux qui accueillent la rencontre.
Dérouler leur jeu, c’est globalement ce qu’a fait l’Avalanche tout au long de cette série et ce qui a d’ailleurs bien dérangé John Hynes, le coach du Wild. Il a expressément demandé à ses joueurs d’imposer leur jeu et pas de subir celui de l’adversaire à la suite du match 4, perdu. Puisque c’est ce qui marche ! Savoir frustrer l’opposant et l’assaillir de buts, le Wild l’a fait pour remporter le match 3 d’une large avance de quatre buts. Mais ça n’a pas suffit pour s'abriter de l’avalanche. Le match 5 en a été la simple preuve. Pourtant, le Wild impose le rythme : en 34 secondes de jeu, premier but par Marcus Johansson. Nick Foligno ne chôme pas et lui emboîte le pas avec deux buts d’affilée - un quatrième but du Wild a été refusé après qu’il ait été marqué de l’avant-bras de Michael McCarron. Tout ça en un tiers-temps. C’était sans compter sur la force du collectif du Colorado.
Et si on le voyait déjà tout au long de cette saison, la férocité mentale de cette équipe ne cesse d’être démontrée. Pourtant, l’Avalanche n’a pas été aidé côté défense. Cale Makar, visiblement encore blessé de la saison régulière, a vraiment souffert, notamment lors des matchs 1 et 5 où après des charges, il a dû descendre dans le tunnel. Dans ce match 5 d’ailleurs, les Avs ne tournaient qu’avec quatre défenseurs - lors de l’absence de Makar qui est finalement revenu au cours de la rencontre. En effet, Josh Manson n’a pas pris part au match. Et c’est ainsi que le Colorado a décidé de clore l’aventure du Wild. Une fois la machine lancée, elle ne s’arrête plus. Le Wild suffoque, n’arrive plus à s’établir en zone offensive ou même, à passer la zone neutre. Quand cela arrive, les occasions sont belles mais ça ne suffit pas face à l’Avalanche qui ne fait que dérouler pour égaliser en troisième période avec un but de Nathan MacKinnon que personne n’aurait cru voir dedans. Jesper Wallstedt est à son poste dans les cages du Wild mais MacKinnon trouve l’angle fatal au-dessus de son bras droit et inscrit le coup de grâce à 1’23 de la fin du match. Finalement, la logique a été respectée en prolongations avec le but de Brett Kulak. Alors que l’Avalanche a su faire son chemin vers la finale de Conférence, le Wild peut se consoler d’avoir à nouveau participer au second tour des playoffs.
Nathan Mackinnon, THE DOGG
Un palet dans le visage n’est clairement pas suffisant pour arrêter Nate MacKinnon. Si on a pu l'apercevoir prendre son pied dans une piscine d’hôtel en plein playoffs, c’est sur la glace que celui qu’on surnomme “The Dogg” continue d’être le centre de l’attention. Ultra offensif, ultra dominant, il l’a été tout au long de la série. On peut se rappeler des hits sur Matt Boldy ou Quinn Hughes : derrière un joueur aux allures de gentil, c’est un guerrier qui est apparu lors de cette série. Évidemment, MacKinnon n’en est pas à son premier rodéo : le Canadien a déjà une coupe à son actif et compte bien doubler la mise. Mais c’est un véritable shift mental et dans son jeu qui a semblé s’opérer tout au long de cette série. Et ce but égalisateur du match 5 est la cerise sur le gâteau - d’ailleurs, nombreux ont été les internautes à faire le parallèle avec le empty net que MacKinnon avait loupé lors de la finale des Jeux Olympiques plus tôt dans l’année. Peut-être avec la soif de vengeance, The Dogg n’a pas eu pitié de son adversaire et écrit peut-être quelques-unes de ses plus belles actions de jeu en carrière.
Jesper Wallstedt ou Jesper LE MUR-stedt
Il n’a été rien d’autre que impeccable. « Un peu surpris, mais j’étais très excité dès que j’ai appris la nouvelle, et je me suis juste assuré d’être prêt. » a-t-il déclaré à RDS à propos de sa présence comme gardien principal dans les séries au lieu de Gustavson, l’expérimenté (ce dernier se fait opérer de la hanche). Le jeune goalie suèdois de 23 ans signe un pourcentage d’arrêts de 93,6 lors de ses cinq dernières titularisations de la saison régulière, et avait auparavant réalisé quatre blanchissages en six matchs.
Les autres mentions honorables de la série :
On en a déjà parlé lors du tour précédent mais ce que nous ont offert Brock Faber et Quinn Hughes, première paire défensive du Wild, était du pur cinéma. À eux deux, Faber-Hughes, c’est trois buts et huit assistances en cinq matchs et des temps de glace par match parfois dépassant les 30 minutes. Si Hughes changeait complètement l’offense de son équipe en se créant de l’espace pour shooter ou passer, Faber excellait dans les actions défensives où il redoublait d’efforts pour skater et backcheck ou jouait d’inventivité pour créer des turnovers et déstabiliser la défense des Avs. Et ce n’est que deux exemples de leur dominance sur la glace.
Les noms de Matt Boldy et Martin Necas ne sont peut-être pas revenus aussi souvent qu’espérer sur la feuille de match mais leur présence sur la glace s’est faite remarquée. Le premier n’a pas souvent été récompensé de sa créativité devant le but alors qu’il a su la démontrer à nombre de reprises en faveur du Wild. Necas lui semblait être partout et toujours au bon endroit pour distribuer le jeu ou réceptionner la bonne passe. Un comportement à l’image d’une équipe de l’Avalanche où tout semble fluide.
Parker Kelly, Ryan Hartman, les frères Foligno, Brock Nelson, Nazem Kadri ou encore Kirill Kaprizov et Vladimir Tarasenko, pour ne citer qu’eux. Tant de noms de joueurs qui ont connu la réussite face aux filets mais qui ont aussi joué de leur physicalité ou de leur vision de jeu pour faire briller leur équipe respective.
Cale Makar, de nouveau, qui a montré une force d’esprit malgré la blessure. Une force d’esprit que son capitaine, Gabriel Landeskog, a lui aussi su apporter à son équipe selon les dires de Nathan MacKinnon - Landeskog qui, rappelons-le, est revenu cette année. En avril 2025, après 1 021 jours sans jouer, il revient sur la glace et termine la saison. Il commence l’actuelle mais en mars, la malchance frappe à nouveau. Landeskog est touché par un tir au niveau de l'aine.