Un premier tiers pour se jauger
Les Jokers retrouvaient Emils Gegeris, leur buteur letton lequel, blessé dès les premières actions du match d’ouverture contre Marseille, avait été préservé lors du déplacement à Bordeaux ensuite. Autre évolution de la feuille de match pour eux c’est Olivier Richard, dans le cadre de l’alternance voulue par le coach, qui garde le but des verts à la place de Jesper Eliasson.
Les deux formations démarrent avec application. Les Jokers cherchent à imposer leur rythme, mais les Aigles, en confiance et bien organisés se montrent plus dominateurs et particulièrement dangereux dès qu'ils peuvent se projeter rapidement.
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| © Bruno Gouvazé |
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Les portiers font ce qui est à faire et même si le premier tiers est finalement dominé statistiquement par les visiteurs, Richard et Alexis Shank gardent leur cage inviolée sans trop de mal.
Vingt minutes sont jouées et tout reste encore à faire
Tirs cadrés :
Cergy : 4
Nice : 9
Les Jokers passent la deuxième avant de caler
Le deuxième tiers démarre sur un tout autre tempo. Après une nouvelle action des Aigles, les locaux prennent rapidement les commandes et vont en être récompensés.
Bien aidé par Leevi Karjalainen et Colin Delatour, Gauthier Gibert est le premier à déjouer la vigilance de Shank (1-0, 23.40).
Nice tente de réagir et aurait pu profiter de la faute de Tomas Pardo pris par la patrouille pour une crosse haute (24.03) mais rien n’y fait. Pis encore, alors que suite à un revirement Gegeris partait en contre, Samuel Regis use d’une solide obstruction pour le stopper (25.16). Frayeur du côté des franciliens, le letton touché sort difficilement de la patinoire. Quoi qu’il en soit la pénalité vient compliquer la tâche des Aigles.
C’est Karl Lindström, dont la famille avait fait de déplacement en France pour venir le voir jouer, qui fait à nouveau lever l’Aren’ice d’une superbe lucarne après avoir été mis en position de tir par Kalle Myllymaa et Thomas Suire (2-0, 26.00).
Après avoir doublé la mise, les Jokers sont pleinement en confiance et font un tourner les Aigles en bourriques. Du coup, Edouard St-Laurent joue du bâton et file en prison pour cinglage (29.20). Il ne faut que quatre petites secondes aux cergypontains pour convertir le powerplay.
Lukas Mackin et Ethan Somoza mettent Gegeris, qui était revenu au jeu et avait visiblement bien récupéré, en position de tir, la gâchette lettone ne se faisant pas prier pour nettoyer la lucarne (3-0, 20.24).
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| © Bruno Gouvazé |
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Après ce 3ème coup de massue, Marc-André Levesque demande un temps mort pour remettre les têtes azuréennes à l’endroit. Pas question pour Nice de laisser filer la rencontre. Bien lui en a pris car ses hommes se reprennent face à des Jokers qui pensent probablement avoir fait le plus dur et progressivement sortent de leur plan de jeu. Pas vraiment la meilleure inspiration pour les franciliens de laisser ces maralpins reprendre la maitrise du jeu. Ce qui devait arriver arrive.
Suite à un beau travail de Regis et Lucas Colombin, Alexandre Gagnon réduit l’écart (3-1, 31.01).
Avertissement non entendu par les franciliens car, cinquante quatre secondes plus tard, assisté de Fletcher Andersson et Adam Nobes, Hugo Nogaretto trompe à son tour Richard (3-2, 31.55). Tout est alors relancé, d’autant plus que les Jokers font alors un peu n’importe quoi. Dans ces conditions, le jeune Kenny Jumel doit prendre la direction du cachot pour cinglage (32.38). Au cours de cette période de flottement les franciliens ont au moins le mérite de bien gérer l’infériorité numérique et tuent la pénalité.
Cergy tente de reprendre son souffle, mais Nice a désormais pris le dessus. Alors plus tard c’est Gibert qui laisse ses coéquipiers à quatre contre cinq pour un retenir certes un poil sévère (37.04). Cette fois le couperet tombe.
Nice joue bien le coup et Regis et Nicolas Ruel décalent idéalement Nogaretto qui signe son deuxième but personnel sur un tir sur réception et remet les deux équipes à égalité (3-3, 38.28). Le retour à hauteur des Aigles rafraîchit sérieusement l’ambiance dans les tribunes mais le gros coup de clim arrive juste avant la pause.
Sur une nouvelle combinaison offensive entre Regis et Gagnon conclue par un tir, Ricard repousse mais Nicholas Cherkowski, seul au rebond, finit le boulot (3-4, 39.32).
Quel retournement de situation ! Les Aigles ont su renverser le match et rentrent avec le sourire au vestiaire.
Tirs cadrés :
Cergy : 11
Nice :20
Le sursaut des Jokers qui arrachent la prolongation
Cergy doit absolument repartir de l’avant mais le 3ème tiers commence mal pour les Jokers.
St-Laurent réalise un superbe travail individuel de fore check pour contrecarrer une relance d’un francilien. A la bleue, il provoque la perte de palet contre la bande, récupère l’objet dans la foulée et, face aux atermoiements de la défense, se recentre pour aller tromper Richard (3-5, 41.34). Un joli but que le canadien est allé se chercher tout seul. Pour les Jokers cela commence vraiment à sentir le pâté. Ils sont plus que jamais dos au mur.
Ils poussent mais Nice est en place. Même quand Regis retourne sur le banc des punis, pour dureté cette fois, la box azuréenne reste hermétique (49.45). Le temps passe et Nice tient son avantage.
Il faudra pratiquement attendre d’être à 5 minutes du terme de la rencontre pour voir Ethan Somoza, assisté de Lindström et du remuant Dylan Volcan, sonner la révolte avec un but plein d’autorité (4-5, 54.42).
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| © Bruno Gouvazé |
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L'Aren’Ice pousse à nouveau derrière ses joueurs qui insistent et finissent par être récompensés.
Myllymaa et Macklin servent Karjalainen qui égalise d’un tir plein de détermination (5-5, 57.07). Les Jokers ont fait preuve de caractère et ont su revenir du diable vauvert. Les visiteurs, qui avaient pourtant mené 5-3, ont vu leur avantage fondre en quelques minutes. Déchainés les cergypontains poussent encore et Volcan fracasse le poteau sur un tir surpuissant.
Les dernières secondes sont électriques chacune des équipes cherchant encore à faire la décision. Louis Petit et Ruel sont priés d’aller se calmer sur le banc des punis pour dureté (57.40). Cela sera sans incidence les équipes restant à 5 contre 5 et dans ce match au scénario fou. Elles devront se partager les 3 points dans la prolongation.
Tirs cadrés :
Cergy : 9
Nice : 5
Gegeris offre la première victoire de la saison à Cergy
Les Jokers regonflés à bloc prennent les commandes de la prolongation. Gagnon sanctionné pour un cinglage (61.29) leur offre une belle opportunité mêmes si, rapidement derrière, Gegeris et Colin Morillon sont ensuite sanctionnés pour dureté (61.55).
Le temps mort est immédiatement demandé par le coach de Cergy pour peaufiner la tactique pour tirer avantage de la supériorité numérique. Les niçois plient mais ne rompent pas. C’est finalement le buteur letton des verts qui scelle le sort du match rapidement après avoir purgé sa sanction.
Gegeris endosse la parure de héros de cette rencontre puisque, bien positionné dans l’axe par le travail de Ryan Orgel et Gibert, il délivre l’Aren’Ice d’un lancer puissant (6-5, 63.59).
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| © Bruno Gouvazé |
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Les Jokers exultent et marquent leurs deux premiers points de la saison. Les Niçois, avec un point, ne rentreront pas bredouilles même si leur coach exprimera en zone presse son mécontentement d’en avoir perdu deux, compte tenu du déroulement fou de ce match. Une chose est certaine : à Cergy, mardi soir, le spectacle était au rendez-vous. Et les Jokers ont attendu la toute dernière minute pour offrir à leur public le final le plus spectaculaire : une victoire à savourer comme un anniversaire, tant le scénario aura offert aux joueurs, comme à leur public, une soirée dont ils se souviendront longtemps.
Tirs cadrés :
Cergy : 4
Nice : 0
Meilleurs joueurs du match :
Hugo Nogaretto pour les Aigles
Kalle Myllymaa pour les Jokers
C’est une grosse semaine qui attend les deux équipes car les Jokers prennent la route pour défier vendredi les Pionniers de Chamonix avant de recevoir dimanche les Ducs d’Angers qui voudront remettre les pendules à l’heure après les 2 matchs de présaison perdus face aux franciliens. Pour les Aigles ce n’est pas plus simple puisqu’ils reçoivent les Diables rouges de Briançon qui font un début de saison tout feu tout flamme avant de se rendre à Marseille chez les Spartiates de Marseille.