 |
| Photographe Laurent.Lardière |
| Tour d'honneur amiénois |
Samedi, les deux équipes entamaient le premier match et le premier tiers de la finale avec un système de jeu assez défensif. Amiens monopolisait le caoutchouc et mettait plusieurs fois à contribution le portier grenoblois. Grenoble portait le danger devant le filet de Mindjimba sur plusieurs contres mais sans réussir à faire trembler les filets. Les Gothiques évoluaient avec un jeu plus construit et le jeune A. Bonvalot devait s’employer devant le filet grenoblois pour garder son invincibilité.
Il permettait à ses partenaires de rentrer aux vestiaires sur un score nul et vierge.
Au retour de la première pause, les Grenoblois s’enhardissaient et prenaient le jeu à leur compte. Ils se montraient plus incisifs dans leurs attaques et Amiens se voyait pénalisé. Le jeu de puissance grenoblois rapidement en place profitait de trois rebonds mal négociés par le portier picard pour donner l’opportunité à
A. Faure de lancer dans une cage vide, 0-1 (20’57, assist F. Bourgeois).
Boosté par ce premier but, Grenoble continuait sur sa lancée et se montrait dangereux mais ratait quelques occasions franches. Un nouveau jeu de puissance allait permettre aux Grenoblois de doubler la mise.
Sur un nouveau rebond mal renvoyé par la défense amiénoise, le capitaine isérois Q. Scolari envoyait, de la bleue, un missile qui faisait mouche, 0-2 (28’06).
Dans la foulée, les BDL se créaient une occasion de tripler leur avantage avec un deux contre zéro mais l’affaire échouait. Sentant le vent du boulet leur souffler dans la nuque, les Amiénois réagissaient et
F. Metais réduisait la marque en battant entre les bottes d’A. Bonvalot, 1-2 (29’08).
Poussés par un public bien présent dans les gradins du Coliséum, les locaux maintenaient leur pression dans la zone grenobloise mais sans dommage pour les Isérois.
Sur une nouvelle offensive picarde, G. Petrieux, laissé seul sur le côté gauche du but grenoblois, récupérait un palet perdu par Da Silva et égalisait, 2-2 (36’34).
Tout était à refaire pour les Grenoblois qui allaient, une nouvelle fois, devoir courir après le score après que
G. Leclerc, sur un travail de Bouvet derrière la cage grenobloise, ait marqué juste avant la fin du tiers, 3-2(39’20, assist M. Bouvet ).
Touchés au moral, les Grenoblois éprouvaient, lors du troisième vingt, beaucoup de difficulté à proposer un jeu collectif efficace mais se créaient tout de même quelques occasions d’égaliser sur power play.
Sur l’un d’eux, le palet était perdu à la bleue et la contre-attaque amiénoise faisait mouche.
R. Carpentier décochait un tir en angle qui surprenait le cerbère grenoblois, 4-2 (53’09, assist N. Leclerc).
Courant après le score, les Isérois laissaient beaucoup d’espace aux Amiénois qui procédaient par contre-attaques. Sur l’une d’elle, Bonvalot allait s’incliner une cinquième fois sur un but curieux.
Poussé par deux joueurs dans le fond de sa cage, le portier grenoblois ne pouvait pas effectuer l’arrêt et l’arbitre placé à la bleue accordait le but malgré les protestations du banc grenoblois, 5-2 G. Leclerc ( 54’13 ).
Sentant de plus en plus l’affaire s’engager au plus mal pour le deuxième match, les Grenoblois poussaient dans les dernières minutes et
F. Colotti trouvait l’ouverture pour réduire l’écart à deux buts, 5-3 (58\'52).
Les Grenoblois avaient une nouvelle fois l’occasion de réduire la marque avant la fin du match mais l’attaque grenobloise ratait la cage vide. Les Amiénois pouvaient respirer et voir venir, avec deux buts d’avance avant le match du dimanche.
 |
| Photographe Laurent Lardière |
|
Les deux équipes se retrouvaient à 13h30 sur la glace. Forts de leurs deux buts d’avance, les Amiénois laissaient venir les attaques grenobloises se casser sur le portier local, C. Cunsulo.
Sur une erreur de relance en sortie de zone, F. Metais ouvrait le score pour les locaux, 1-0 (6’28).
Les Grenoblois poussaient mais restaient trop imprécis pour faire la différence face à une équipe picarde bien regroupée devant son gardien.
Un joueur amienois se rendait coupable d’un coup d\'épaule à la tête sur un attaquant grenoblois sans palet, qui tombait sur la glace KO. (voir vidéo)
Bénéficiant d\'un doute du corps arbitral, l’attaquant picard ne rejoignait le banc de prison que pour deux minutes alors que le reglement stipule qu\'une charge à la tête doit etre sanctionné de 2’+10’, 5’+20’ ou 25’.
Le joueur grenoblois, lui, regagnait les vestiaires tel un boxeur groggy et match terminé.
Les Grenoblois ne profitaient pas de cet avantage numérique, ni des suivants d’ailleurs, et Amiens rentrait au vestiaire avec un matelas plus important pour laisser venir les Grenoblois et procéder par contres lors de la deuxième période.
Une deuxième période où les Isérois devaient réagir pour combler une partie de leur retard.
Après la demi-heure de jeu,
R. Chapuis remettait les deux équipes à égalité, profitant d’un rebond devant le but amiénois, 1-1 (34’10, assist L. Girod). Le jeu se faisait plus physique et les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score de parité.
N’ayant que deux buts à remonter pour espérer jouer une prolongation, les Grenoblois revenaient sur la glace avec l’envie d’inverser le cours du temps.
En deux minutes, les Grenoblois refaisaient surface d’abord par J. Perret qui donnait l’avantage aux Grenoblois sur un power play , 1-2 (42’13, assist A. Faure) puis, moins de deux minutes plus tard, par R. Chapuis , une nouvelle fois sur un rebond mal négocié par la défense picarde, 1-3 ( 43’51, assist Pons, Colotti).
 |
| Photographe Laurent Lardière |
|
De nouveau à égalité sur l’ensemble des deux matchs, les deux equipes allaient donc se jouer le titre dans les minutes suivantes. L. Bogdanoff était bien près de mettre son équipe en position de force mais il voyait son lancer heurter la transversale amiénoise.
Le coach O. Duclos, sentant son équipe prendre l’eau, prenait son temps mort, histoire de remettre ses joueurs dans le match. Bonne décision puisque dans les minutes suivantes,
M. Bouvet, assez timide et bien neutralisé par le coaching grenoblois lors des deux matchs, décochait un slap en coin venu d’ailleurs, qui trouvait la lucarne de Bonvalot, 2-3 (46’23, assist R. Carpentier, G. Leclerc).
Grenoble ne lâchait pas mais butait par trop de précipitation et Amiens faisait en sorte de conserver le palet le plus longtemps possible.
Le coach grenoblois sortait son gardien apportant ainsi un joueur supplémentaire en zone offensive. Amiens, tel le roseau pliait mais ne rompait pas et,
sur un palet flippé de M. Bouvet, G. Leclerc interceptait le caoutchouc et marquait le but salvateur en cage vide, 3-3 (59’38).
Amiens pouvait laisser éclater sa joie et une nuée de gants et casques s’envolait dans le Coliseum.
S. Roujon et D. Henderson , entraîneurs de l’équipe de France A et U18 remettaient les médailles aux Grenoblois en pleurs et L. Tardiff, président de la fédération, remettait la Coupe aux vainqueurs. Les Gothiques entamaient alors un tour d’honneur et une chenille sous les applaudissements du public venu une nouvelle fois en nombre.

Vidéo fournie par M. Vincent Buriez
© 2026 Hockeyhebdo.com — Reproduction totale ou partielle interdite sauf autorisation des auteurs.