Montpelier prend rapidement l’avantage mais ne confirme pas
La rondelle n’a pas touché la glace que Virtanen et Bortino s’échangent des gestes de bienvenue dans le dos de l’arbitre. Comme la veille, Ouimet gagne la rondelle mais les Vipers pratiquent un échec avant très haut qui les empêche de poser leur jeu.
On rentre directement dans le vif du sujet, un Valentinois trébuche dans sa zone, Vojsovic récupère, passe à Cagigos qui fait exploser la patinoire (1-0 à 2’56), l’assistance sera accordée à Beckmann.
Dans ce début de match, ce sont les Vipers qui monopolisent la rondelle et qui se montrent vindicatifs aux abords de Blanc. C’est De Mali qui va inaugurer le banc des pénalités pour une crosse haute, en pleine zone offensive, qui donnera le premier tir valentinois de la rencontre. Montpellier tue la pénalité. De retour à égalité, la pression des Vipers oblige les Drômois à concéder des dégagements interdits.
Les Lynx commencent à faire surface par Plénet dans l’enclave qui place un lancer à bout portant dans la niche sous les acclamations des partisans, puis c’est Baskov et Pelisse qui se heurtent encore au cerbère.
Leucht lance de sa bleue mais sans danger pour Blanc, puis il y a ce raid de Cagigos qui l’oblige à s’allonger.
La première pénalité drômoise sifflée à l’entrée du dernier 5 ne donnera qu’un slap de Virtanen bien détourné par Blanc.
Montpellier a mis beaucoup de pression dans ce premier vingt qui est à son avantage, tant dans la possession de palet qu’au niveau des lancers mais beaucoup sont bloqués ou détournés par la défensive valentinoise qui les contraint à se contenter du plus petit des scores. Deux retournements de situation pour un retour à la case départ
Comme la veille, le tiers débute sur une glace non sèche et Valence concède une nouvelle pénalité suivie d’une seconde qui va les mettre à trois contre cinq pendant près d’une minute. Ce sera une avalanche de tirs mais Blanc est bien dans son match et la pénalité est tuée.
Un lancer trop lointain de Pitkänen n’inquiète pas Stiliadis.
La tension est toujours élevée et Beckmann a besoin de se défouler sur le jeune Dupend-Carette, l’arbitre invite les deux belligérants à se reposer au frais deux minutes. Les Lynx commencent à sortir les griffes et Zinger traverse la glace et s’en va défier Stiliadis. Une nouvelle chamaillerie entre Ouimet et Caubet envoie les nouveaux débatteurs jouer les médiateurs avec les deux précédents.
Nous sommes à la mi-temps dans cette finale et ce score de football crispe les joueurs. Une pénalité dirigée contre Cagigos qui va offrir une supériorité numérique aux Lynx. Valence la joue tactique et obtient une nouvelle faute qui réduit les Vipers à trois. Sous les acclamations du public qui voit rentrer Cagigos, Ouimet, servi par Baskov remet les équipes à égalité (1-1 à 33’23).
Les Lynx reprennent du poil de la bête et cette fois, ce sont les Vipers qui font des dégagements refusés. L’engagement en zone offensive est gagné par Maarni qui donne à son compère Pitkänen, son revers trouve le filet de Stiliadis (1-2 à 35’06).
Il reste moins de trois minutes quand le capitaine des Lynx part au cachot. Le jeu de puissance s’installe, Pchalin se couche devant le tir de Cermak, Virtanen frappe et Blanc et Clément bloquent la rondelle sous la pression de Cermak. Vingt huit secondes à peine se sont écoulées depuis la première prison qu’une deuxième punition sanctionne Pelisse. Pour la troisième fois dans cette rencontre, un jeu à cinq contre trois est institué.
Cette fois c’est la bonne. Lavrenov esquive le plongeon de Dousseau, remet à son capitaine qui ne trouve pas le cadre, le disque revient à Caubet à la pointe qui écarte sur Cermak pour Lavrenov qui lui remet et sa frappe au deuxième poteau trouve la palette de Virtanen (2-2 à 38’45).
Lazzaroni, qui a payé cher sa pénalité, revient sur le glaçon mais les Lynx sont toujours en infériorité. A Montpellier, on ne change pas une ligne qui marque, Virtanen trouve Lavrenov qui troue le filet dans un tonnerre de hurlements. (2-3 à 39’22).
Comme au premier tiers où ils avaient eu la main mise sur la rencontre sans réussir à prendre le large, les Vipers ont laissé Les Lynx installer leur jeu et reprendre confiance puis prendre l’avantage en 1’30. En se faisant punir de leur indiscipline, ils offrent aux Vipers de repasser devant au score. Tout reste à refaire. Les Vipers craquent à quatre minutes de la sirène
C’est peut être la chaude ambiance de Végapolis qui veut ça, mais les débuts de tiers sur glace détrempée se reproduisent systématiquement et Lazzaroni a failli s’y faire prendre. Cette fois la machine revient.
A la troisième minute, Lobstein se fait prendre par la patrouille. Baskov prend un lancer, Stiliadis repousse, Hermant reprend et le cerbère a encore le dernier mot. Pelisse et Caubet sont invités à aller se rafraichir.
Valence reprend son jeu de puissance. Maarni contourne la cage, sert Pitkänen dans l’enclave qui tire mais Stiliadis s’interpose. La pénalité est tuée et la rondelle est dans la palette de Pchalin mais Perez et Blanchy bloquent le tir.
Le tir de Nepveu de Villemarceau est trop lointain pour inquiéter Blanc.
Ouimet a vu Riffard, son tir est repoussé par Stiliadis et Ouimet est tout près de conclure.
Les Vipers contre-attaquent par De Mali mais Blanc fait bonne garde et Dousseau écarte le danger. Valence fait le jeu et Stiliadis sort une belle parade aérienne sur la frappe d’Amouriq.
Une nouvelle pénalité est appelée contre le capitaine des Lynx. Les « Let’s go Vipers » tout anglo-saxons descendent des tribunes suivis, quand la table de marque annonce la fin de pénalité, d’un « on s’en fout !» bien de chez nous celui-là. Aucun lancer n’aura d’ailleurs été pris sur ce jeu de puissance.
La fin du temps règlementaire approche et les Drômois doivent faire le jeu, Ouimet s’échappe et Stiliadis repousse. Les minutes s’écoulent et les actions des Lynx se multiplient, Bortino se retrouve seul devant Stiliadis qui sort un arrêt de grande classe, Bortino le contourne mais ne réussit pas à transmettre la rondelle. Nous sommes, cette fois, dans les quatre dernières minutes, l’engagement est dans la zone montpelliéraine mais la rondelle est rouge vif, Plénet lance au fond, Stiliadis sort derrière sa cage mais les deux Alexis, Hermant et Pelisse l’entourent, il essaie de dégager le long de la rampe mais la rondelle percute les jambières de Pelisse qui donne à Hermant dans la cage vide pour la troisième égalisation valentinoise (3-3 ; 56’23).
Les Vipers sont toujours encouragés par leurs fervents partisans mais ils semblent comme assommés de s’être faits rejoindre si près de la sirène. Les Lynx prolongent le momentum pour refaire le coup de la trente cinquième minute et Pitkänen, Pchalin, Bortino pilonnent Stiliadis qui s’est bien ressaisi. Les Héraultais relèveront la tête en toute fin de tiers mais la sirène sonne la fin du temps règlementaire.
Dans ce match rude et serré où l’écart au score n’aura été que d’un but, il faudra donc la prolongation et son but en or pour désigner le vainqueur. Lazzaroni libère les Lynx à 16 secondes de la sirène
Dans ce jeu, à trois contre trois, où les espaces sont difficiles à combler, il ne faut pas se découvrir. C’est Valence qui tire le premier par Baskov. Montpellier riposte par Lobstein et Beckmann obligeant Blanc à faire une double parade. Maarni tente le un contre zéro sans plus de succès. A nouveau Baskov, après un une-deux avec Lazzaroni, tente sa chance mais échoue, au tour de Riffard de trouver une fenêtre de tir, puis de Pchalin d’échouer dans un angle fermé. Les locaux se font plus discrets même si Cermak fait un beau geste et décoche un lancer dangereux. C’est encore Pchalin qui trouve Stiliadis après une combinaison avec Zinger. Nous sommes dans les deux dernières minutes, Pitkänen traverse la glace, tire dans les bottes mais un défenseur récupère le rebond. Nous sommes dans la dernière minute, en bon capitaine, Lazzaroni prend ses responsabilités, frappe une première fois sur Stiliadis qui repousse, récupère le disque, passe entre deux défenseurs et fait sauter la gourde, il restait 16 secondes (3-4 à 69’44)
Ce second match a été plus rude et plus fermé que le précédent où les Vipers ne s’attendaient sans doute pas à une telle opposition. Avec un écart d’un but au maximum, les équipes se sont neutralisées mutuellement et ont été réduites à exploiter les jeux de puissance et les erreurs de l’adversaire. Le premier et le dernier but de ce soir en sont les illustrations. L’expérience valentinoise a triomphé, mais de justesse.
Comme hier, Valence a été très en deçà de son adversaire en nombre de lancers, mais a encore pu compter sur un Blanc impérial d’un bout à l’autre du match. Cette équipe s’est bâtie autour d’un collectif capable de se sacrifier pour son gardien mais aussi de s’épauler tout au long de la rencontre comme l’a prouvé Arille Dupont ce soir. Sur le plan collectif, elle a encore montré une très belle complémentarité. Mention spéciale à Jules Plénet qui avait quitté l’équipe pour ses études et qui a réussi à se libérer pour l’évènement et qui inscrit son premier point des play-offs.
A la différence d’hier, Montpellier s’est montrée bien plus disciplinée. Elle a également mieux réussi sur les jeux de puissance même si sur les 3’20 de double supériorité que son adversaire lui a « offertes » elle n’a mis qu’un but. Contrairement à hier, elle n’a jamais été menée au score ce soir. Pendant le temps règlementaire, elle a même été devant durant près de 50 minutes mais seulement d’un tout petit but sans jamais réussir à creuser l’écart pour se mettre à l’abri, c’est ce qui lui a peut-être coûté la victoire.
Désormais, les Vipers n’ont plus le droit à l’erreur et joueront leur survie samedi prochain dans la tanière des Lynx.