Porté par une efficacité offensive et un réalisme dans les moments clés, Cholet a su contenir les assauts caennais tout en exploitant ses opportunités. Malgré une réaction des Drakkars après chaque coup dur, les Dogs ont gardé le contrôle du tempo et scellé leur succès en fin de rencontre dans la cage vide. Ce succès logique relance totalement la série et promet un cinquième match explosif.
1er tiers :
Cholet démarre idéalement la rencontre en ouvrant la marque dès 7’20 par Clément Masson, récompensant une bonne entame. Caen réagit en supériorité numérique grâce à Alexandre Mulle (10’31), profitant d’une indiscipline choletaise. Mais les Dogs font preuve de caractère : malgré une situation d’infériorité numérique, Connor Sweeney redonne l’avantage aux siens (12’40). Un premier tiers rythmé et engagé, où Cholet vire en tête (2-1).
2e tiers :
Cholet accentue son avance rapidement au retour des vestiaires. En powerplay, Matthew Iasenza trouve la faille (22’14) et donne deux longueurs d’avance aux locaux. Caen ne lâche pas et réduit l’écart dans la foulée par Ilya Altybarmakyan (23’55). La suite du tiers est plus fermée, marquée par plusieurs pénalités et une bataille physique intense, mais aucun autre but ne sera inscrit avant la deuxième pause (3-2).
3e tiers :
La dernière période est tendue, avec des Drakkars cherchant à revenir coûte que coûte. Cholet reste solide défensivement, bien emmené par son gardien, et bloque les tentatives adverses. Caen tente le tout pour le tout en sortant son gardien en fin de match, mais Sweeney en profite pour inscrire un doublé dans la cage vide (59’40) et sceller définitivement le sort de la rencontre.
Conclusion :
Grâce à cette victoire maîtrisée, Cholet revient à hauteur dans la série et s’offre une finale en un match. Les Dogs ont su faire preuve d’opportunisme et de solidité, là où Caen a manqué de constance dans les moments clés.
Analyse :
Cholet a construit son succès sur plusieurs facteurs déterminants : une meilleure efficacité offensive (4 buts sur 34 tirs), une domination nette aux engagements (45 contre 19) et une capacité à marquer dans toutes les situations de jeu (égalité numérique, infériorité, supériorité, cage vide). Leur discipline, bien que perfectible, a été mieux gérée que celle des Caennais dans les moments critiques.
En face, Caen a montré des séquences intéressantes mais a souffert d’un manque d’impact offensif sur la durée, notamment lors du deuxième tiers (seulement 5 tirs). Les Drakkars ont également payé cher certaines pénalités et une gestion parfois brouillonne des temps faibles.
Ce match 4 confirme une chose : cette finale est extrêmement serrée. Chaque détail compte, et le match 5 s’annonce comme une véritable bataille où la dimension mentale sera aussi importante que l’aspect tactique.