Russie - République tchèque 1-2 (0-1 0-1 1-0)
Russie ou République tchèque ? Après la victoire suédoise dans le petite finale contre l’Allemagne, il s’agissait de la dernière inconnue de ce championnat du monde 2010. Sur le papier, la Russie partait favorite mais cette finale n’était pas gagnée d’avance pour les hommes de Vyacheslav Bykov, loin de là. Car la République tchèque reste une nation capable de gagner la compétition chaque année, comme elle l’avait fait pour la dernière fois en 2005.
Les stars russes de la NHL ont répondu présent
Les duels dans la finale
Côté russe, le toujours très précieux Sergei Fedorov, né le 13 décembre 1969 et auteur de 18 saisons en NHL, principalement à Detroit. En face, on retrouvait bien entendu le mythique Jaromir Jagr, né le 15 février 1972 et auteur pour sa part de 17 saisons en NHL, principalement à Pittsburgh où il avait longtemps joué aux côtés d’un certain Mario Lemieux. Tous les deux sont encore détérminants dans le jeu de leur équipe. D’ailleurs le Russe complète à merveille le duo Semin-Ovechkin sur une des scoring lines de la Zbornaya. Quand on se dit que la ligne Malkin-Datsyuk-Kovalchuk constituait l’autre scoring line russe pour cette finale et que Maksim Afinogenov se retrouvait sur le quatrième bloc (pour l’exemple), on se disait que la tâche de Jaromir Jagr restait tout de même bien compliquée et que le duel n’était pas vraiment équilibré. Au classement des buteurs, derrière le Canadien John Tavares (7 buts), on retrouvait d’ailleurs ni plus ni moins que trois Russes avec chacun 5 buts : Alexander Ovechkin, Pavel Datsyuk et Evgeni Malkin (en 4 matchs !). Quant au meilleur compteur du tournoi, il s’agissait d’Ilya Kovalchuk, 11 points, qui devançait l’Américain Brandon Dubinsky (10 points), le Suédois Magnus Päärjävi et le Canadien Ray Whitney (8 points chacun) avant cette dernière rencontre.
Le joli coup de reins de Jaromir Jagr
Photo : Christophe Moreau
La douche était très froide pour la Zbornaya et ses nombreux supporters, menés après seulement 20 secondes par une République tchèque mentalement prête à en découdre avec l’ogre russe. Les minutes qui suivaient cette ouverture du score étaient à l’avantage des Russes, qui mettaient une pression totalement folle sur la cage de Tomas Vokoun, lequel enchaînait les big saves les uns après les autres. Comme cela était prévisible, les Tchèques oppéraient par contres et restaient donc dangereux. En deuxième partie de période, les joueurs de Vladimir Ruzicka reculaient de plus en plus et commençaient à accorder des prisons. Petr Caslava était le premier (à 11’57’’ pour tripping), suivi de Jiri Novotny (à 16’01’’ pour holding).
Mais le penalty killing tchèque, déjà détérminant contre la Finlande et la Suède en quarts et en demis, faisait le malheur des stars russes qui lorsqu’elles parvenaient à mettre la défense hors de position, se heurtaient sur un Tomas Vokoun des grands soirs. Puis lorsque Miroslav Blatak était pénalisé après avoir envoyé la rondelle au dessus du plexi (19’19’’), la Russie glissait enfin la rondelle hors de portée du portier tchèque mais malheureusement pour elle, quelques dixièmes de seconde après le gong (confirmé par le juge vidéo). Les hommes de Vyacheslav Bykov avaient simplement manqués le money time de cette période initiale, ce dont la République tchèque ne se gênait pas de profiter.
Les Tchèques contrent et marquent !
Le power play tchèque tournait très bien dans la zone russe mais ne parvenait pas vraiment à mettre la boîte russe hors de position. Cependant les Tchèques passaient tout près du 0-2 lorsque Jaromir Jagr reprenait un centre depuis le milieu du slot et alors qu’il était complètement seul, oublié par la défense. Mais la reprise directe du légendaire attaquant numéro 68 était miraculeusement arrêtée par Semyon Varlamov. Ce n’était que partie remise ! Après que deux attaquants russes se soient téléscopés en zone offensive, les Tchèques pouvaient partir en contre et douber la mise par Tomas Rolinek, qui reprenait au second poteau un centre de la droite du défenseur Karel Rachunek (38’13’’, 0-2 pour les Tchèques).
Une fin de match complètement folle !
Comme après le 0-1, les Tchèques défendaient et se montraient dangereux sur les contres. Cette maîtrise tchèque en zone neutre ainsi qu’à la ligne bleue frustrait complètement les Russes qui perdaient petit à petit leurs moyens. Alexei Emelin était d’ailleurs renvoyé au vestiaire pour une agression contre Jaromir Jagr, le long de la bande (49’50’’ pour clipping). Après cet incident, le vétéran tchèque n’allait plus revenir sur la surface de glace. Ceci embêtait bien ses coéquipiers, incapables de tuer le match malgré cette pénalité majeure. Le power play était tout simplement orphelin de son Maître à jouer. Puis alors que la pénalité contre Alexei Emelin touchait à sa fin, Viktor Kozlov était lui aussi envoyé en prison pour avoir accroché son adversaire (54’46’’). 
Photo : Christophe Moreau
Cela donnait un engagement en zone offensive pour les Tchèques, qu’ils remportaient, puis quelques secondes de double supériorité numérique qui permettaient aux hommes de Vladimir Ruzicka d’enfin pouvoir installer un semblant de power play. Mais malgré cela, la République tchèque ne parvenait pas à se mettre à l’abri. Pire, elle redonnait espoir aux Russes lorsque Michal Rozsival était à son tour puni (à 57’24’’ pour slashing). Vyacheslav Bykov sortait son gardien avec l’engagement en zone tchèque. Le match devenait complètement fou entre une Russie qui mettait toutes ses dernières forces dans la bataille et une République tchèque qui tenait tant bien que mal. Les choses devenaient épiques lorsque Tomas Rolinek était à son tour sorti (à 58’00’’ pour tripping).
Les Russes évoluaient alors avec trois joueurs de champs de plus que les Tchèques, avec la sortie de Semyon Varlamov (57’24’’ puis 58’14’’). Mais malheureusement pour eux, les Russes ne gardaient pas cet avantage très longtemps, Evgeni Malkin était à son tour pénalisé après un petit échange avec un défenseur à la suite d’un cafouillage devant l’excellent Tomas Vokoun (58’27’’ pour roughing). Semyon Varlamov retrouvait donc place devant son but (58’27’’) avant de revenir au banc une fois la Russie installée en zone tchèque (58’42’’). Finalement, Michal Rozsival revenait au jeu et les Russes n’avaient alors plus qu’un seul joueur de champ en plus (qui remplaçait le gardien). Mais la Zbornaya trouvait quand même moyen de revenir au score grâce à une magnifique triangulation partie de Sergei Gonchar pour Ilya Kovalchuk, puis Pavel Datsyuk démarqué au second poteau qui pouvait battre Tomas Vokoun (59’24’’, 1-2 pour les Tchèques). Les 36 dernières secondes étaient indescriptibles, avec les Russes qui passaient vraiment pas loin de l’égalisation à plusieurs reprises, mais Tomas Vokoun réussissait chaque fois à sauver les siens, parfois miraculeusement. 
Photo : Christophe Moreau
Il s’agit donc d’une petite surprise avec une République tchèque championne du monde au terme d’un match d’un très bon niveau, durant lequel elle n’a pas eu à rougir face à la grandissime favorite du tournoi, la Russie.
Russie – République tchèque 1-2 (0-1 0-1 1-0)
ALL - STARS TEAM - Journalistes
Gardien: Dennis Endras (Allemagne, Augsburg/DEL)
Défenseur 1: Petteri Nummelin (Finlande, Lugano/NLA)
Défenseur 2: Christian Ehrhoff (Allemagne, Vancouver/NHL)
Attaquant 1: Pavel Datysuk (Russie, Detroit/NHL)
Attaquant 2: Evgeni Malkin (Russie, Pittsburgh/NHL)
Attaquant 3: Magnus Pääjärvi (Timrå/SEL)
MVP: Dennis Endras (Allemagne, Augsburg/DEL)
ALL - STARS TEAM - Hockey Hebdo
Gardien: Tomas Vokoun (Tchéquie, Florida/NHL)
Défenseur 1: Petteri Nummelin (Finande, Lugano/NLA)
Défenseur 2: Magnus Johansson (Suède, Linköping/SEL)
Attaquant 1: Pavel Datsyuk (Russie, Detroit/NHL)
Attaquant 2: Patrick Thoresen (Norvège, Salavat/KHL)
Attaquant 3: Ray Whitney (Canada, Carolina/NHL)
MVP: Jaromir Jagr (Tchéquie, Omsk/KHL)
en lisant le résumé il faudrait simplement faire une petite rectification, dans le début, vous marquez que la derniere fois que les tcheques ont remportés les mondiaux, c'était en 2006, mais ce fût plutôt en 2005.